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POLITIQUE Fabrice Verdier, un député sans complexe

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Fabrice Verdier fait le bilan d'une année de mandat. Ph DR/RM

Il avait promis qu'il le ferait.., au bout d'une année mandat, le député Fabrice Verdier a retrouvé les journalistes autour d'une table pour faire un  bilan décontracté de sa première année de mandat.

Après 6 mois de flottement : "on était une nouvelle majorité, avec beaucoup de nouveaux et parfois la difficulté de gérer la parole personnelle, telle qu'elle pouvait s'exprimer au PS, et celle des nouveaux ministres...", les choses ont fini par prendre leur place.  Si l'on excepte l'épisode douloureux vécu en fin d'année de la découverte d'un détournement de fonds au PS commis par celle qu'il avait recrutée comme assistante parlementaire (une plainte est toujours en cours), Fabrice Verdier tire un bilan positif de cette première année.

"Je m'étais engagé à être un député présent et agissant.  Je l'ai été". Le député rappelle qu'il s'est rendu à Paris toutes les semaines pour y exercer son mandat et qu'il a expérimenté toutes les situations de l'Assemblée puisqu'il a été plusieurs fois désigné rapporteur (notamment sur l'éco-taxe poids-lourds, ou encore le respect de la chaîne agro-alimentaire), qu'il est intervenu huit fois en séance publique, posé une question orale au ministre (sur la voie rapide Nîmes-Alès). Membre de la commission des affaires économiques présidée par François Brottes, il a également conduit une mission d'évaluation des aides publiques à la création d'entreprise et préside le groupe d'étude sur les gaz de schiste.

"Sur le plan local, je m'étais engagé à être un député utile et je l'ai été" poursuit-il  en rappelant qu'il a tenu des permanences sur les 93 communes de sa circonscription mais aussi en rappelant sa contribution dans de nombreux dossiers : le dialogue social à l'hôpital d'Alès, suivi de Tamaris Industrie, suivi des ex-Ducros, la liaison Nîmes-Alès, la décharge de St Martin, la grotte de la Salamandre, le gaz de schiste, les ex salariés Alsthom... un tour d'horizon rapide qu'il va préciser au fil des questions posées par les journalistes présents. Extraits :

Sur les gaz de schiste : "La fracturation hydraulique étant interdite en France, il n'y aura pas d'exploitation du gaz de schiste. Quand aux procès en cours, ils concernent des permis d'exploiter de manière conventionnelle. Cela dit, je suis de ceux qui pensent qu'il faut absolument estimer le potentiel de nos sous-sols mais je suis conscient également que cela coûte très cher... Quant aux expériences, nous n'en avons pas besoin puisque d'autres les font déjà en Pologne ou aux Etats-Unis...

Sur l'affaire Cahuzac : "Il nous a rendu un grand service. Hollande n'aurait pas pu imaginer un meilleur plan (rires). Plus sérieusement, avec 50% de l'érosion fiscale totale a récupérer, on pourrait compenser une partie de nos déficits . En ce qui me concerne j'ai toujours cru que cette question était d'actualité... avant qu'elle ne le devienne..."

Sur la politique du gouvernement Hollande : "On sent une irritation, une attente, une inquiétude de la rue. Elle est légitime. Il y a des attentes catégorielles fortes qui ne sont pas satisfaites et qui ne le seront pas. Mais je suis de ceux qui pensent que l'on va sortir de cette mélancolie : regardez l'entreprise Eminence, que l'on croyait perdue  et qui relocalise aujourd'hui... il y aura forcément un rebond et cela passe par la confiance... Les gens souffrent aujourd'hui, et on aimerait que cela aille plus vite, je dis que les cadres sont installés. Pour ma part j'aimerais que l'on vote des lois pour défaire ces lois qui freinent le mouvement".

Sur la situation sociale dans le bassin : "Je pense que les combats sociaux se gagnent avec une culture du compromis. On a pas besoin de conflits médiatisés où l'on montre que le courant ne passe plus entre les dirigeants et les salariés (allusion directe au conflit en cours chez Call Expert). La culture du rapport de force, cela doit être la dernière étape, quand rien d'autre n'a marché". Et poursuivant avec un autre conflit en cours, au Forges de Tamaris, il souligne "l'exemplarité et la dignité des ouvriers qui surveillent l'outil sans casse depuis le début du mouvement. Il y a eu à Tamaris un déficit d'investissement au moment où cela était nécessaire et on le paye aujourd'hui"... "Les patrons que je rencontre ne sont pas des voyous et je pense que s'il y a des abus, c'est par le dialogue qu'on les remettra à leur place. Nous avons besoin de l'emploi, de tous les emplois... car c'est une bouffée d'oxygène pour nombre de gens dans une période difficile, même si ce n'est pas toujours génial j'en conviens."

Sur les investissements de la ligne Alès Bessèges Molières : "Cela se fera, mais investir 10M€ sur une voie ferrée (et ce n'est qu'un début) m'interroge. Est ce que c'est là  le meilleurs emploi de cet argent pour revitaliser un territoire ? Le train, oui parce que c'est notre passé, mais il faudra prouver que c'est aussi notre avenir. C'est cela la réflexion que je voudrais nourrir sans tabou sur nos territoires...

Propos recueillis par Raphaël MOTTE

raphael.motte@objectifgard.com

 

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