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ALÈS Bataille de chiffres au conseil municipal à propos du débat d’orientation budgétaire

L'avenir s'assombrit... l'austérité c'est maintenant pouvait-on lire dans la salle du conseil lundi soir. ph DR/RM
L'avenir s'assombrit... l'austérité c'est maintenant pouvait-on lire dans la salle du conseil lundi soir. ph DR/RM

La première délibération du conseil municipal qui se tenait à Alès ce lundi soir concernait le débat d'orientation budgétaire. L'occasion pour le maire Max Roustan de faire le bilan de la gestion de son mandat point par point.

En premier lieu le maire évoque "une épargne en croissance continue" avec une progression de 300% sur la période qui a permis à la ville de se désendetter. "Une dette maitrisée" qui est passée de 142 € par habitant en 2008 à 136 en 2012 et qui permet à la ville d'être aujourd'hui moins endettée que l'ensemble des communes équivalentes avec un taux d'intérêt autour de 2,5% qui ferait pâlir d'envie plus d'un particulier. Troisièmement "une capacité d'investissement maintenue" avec 47 M€ investis en 5 ans (une moyenne de 230 € par habitant) . "Des charges de fonctionnements maitrisée " qui n'ont évolué que de 1,2% par an pour les charges de fonctionnement courant. Pendant ce même temps les charges de personnel qui représentent 64% des dépenses n'ont évolué que de 1,1% et enfin "une fiscalité sous contrôle" avec une hausse limitée à 0,4% entre 2008 et 2014.

"Voila mes chers collègues ce que j'appelle une gestion sérieuse" commentait le maire à grand renfort de tableaux chiffrés avant d'annoncer "mais aujourd'hui l'état reprend de la main gauche ce qu'il avait donné de la droite" (faisant allusion à la réduction des dotations annoncée de 750 millions puis d'1,5milliard dans les années à venir). "L'avenir s'assombrit" annonce le maire qui interroge : "L'Etat nous étrangle... devrons nous laisser une partie du patrimoine non entretenu et donc à l'abandon, devrons nous fermer des services publics qui pourtant nous ont paru indispensables? ... ou les réduire? Devrons nous augmenter les impôts ou tout faire pour les maintenir ou les minorer ? Pour Max Roustan le retrait du gouvernement pèserait 1,27% sur la fiscalité locale, ce qui n'est pas acceptable, c'est donc une effort équivalent qu'il sera nécessaire d'effectuer dans la gestion.

Pour Jean-Michel Suau, le maire  "tente de passer en force sur un budget qui sera celui d'une autre équipe, d'une autre légitimité, comme si sa présence était éternelle et de droit divin". Ce dernier aurait trouvé plus démocratique de repousser cette question au 30 avril 2014 comme la loi le permet. Pour Benjamin Mathéaud les choses sont plus simples encore : "dans une ville qui est la 11e ville la plus pauvre de France avec 5200 chômeurs et 4200 RSA, l'urgence est de mettre fin au gaspillage de l'argent public et notamment en ce qui concerne les frais de représentation et de communication..." Mais c'est M. Fabien Gabillon qui va tranquillement démonter la démonstration du maire en deux phrases : "Vous nous aviez déjà servi le même plat l'an dernier avec le désengagement de  l'Etat en annonçant des chiffres qui n'ont jamais été atteints. Aujourd'hui on parle de 250.000 € de moins pour la ville, ce qui représente 0,32% du budget de la commune, ce n'est pas vraiment significatif. Et puis vous oubliez que pendant des années, Alès a précisément bénéficié d'une manne qui avait été mise en place par les gouvernements socialistes..." Le ton est donné, la suite du conseil va donner lieu à quelques échanges plus musclés... (à suivre)

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