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CÉVENNES. Robin des Toits appelle les maires à refuser l’Internet hertzien

Nathalie Ouzoulias, présidente de l'association Robin des Toits. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Nathalie Ouzoulias, présidente de l'association Robin des Toits. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Robin des Toits continue son combat contre l'Internet hertzien installé depuis 5 ans dans le Sud-Cévennes, jugé dangereux en raison des ondes électro-magnétiques qu'il émet. Alors que l'entreprise qui la distribue est en redressement judiciaire, l'association demande aux 88 maires concernés de laisser tomber cette technologie au profit du numérique.

Pannes, défauts de maintenance, débit faible, mécontentement des clients, l'entreprise Meshnet, mandatée par le Syndicat mixte du Pays Cévennes, pour distribuer le haut débit du sud d'Alès au sud de la Lozère, est en redressement judiciaire depuis janvier dernier. Fin juin, le tribunal se prononcera définitivement sur le sort de la firme.

L'occasion pour l'association Robin des Toits, qui dénonce depuis 5 ans ce choix, d'en appeler une nouvelle fois aux 88 maires concernés. "C'est le moment pour les responsables des communes de prendre position. Si Meshnet est liquidée, que fera-t-on? Certains évoquent la possibilité d'une régie publique. Il ne faut pas retomber dans le piège de l'électro-magnétique!", assure Nathalie Ouzoulias, présidente de Robin des Toits, à Alès hier, rappelant que certaines villes s'étaient déjà engagées contre, telles St-Christol-les-Alès ou Barjac.

De fait, l'association ne cesse de le répéter, elle luttera jusqu'au bout contre cette technologie que propose Meshnet : le hertzien qui utilise des hyper-fréquences. "Même l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé ces ondes électro-magnétiques comme potentiellement cancérigènes. On peut desservir les zones rurales autrement, par des paraboles. Aujourd'hui l'entreprise ne compte que 800 abonnés, je ne pense pas que ça vaille le coup de créer un régie publique pour ça", assène la militante.

Et d'ajouter : "On n'est pas contre la technologie. Il faut juste le faire dans le respect de l'intérêt général. Les villes ont le numérique. Pourquoi infliger aux campagnes ces ondes dangereuses? On creuse le fossé de la fracture numérique en traitant de manière inégale ceux qui ont choisi de vivre éloignés de l'agitation urbaine".

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

5 réactions sur “CÉVENNES. Robin des Toits appelle les maires à refuser l’Internet hertzien”

  1. depuis 5 ans max Roustan et son équipe étaient au courant qu Meshnet ne fonctionneras pas et aller mettre le clé sous la porte combien de maire lui ont fait confiance et qu’el es leur sentiment aujourdh’ui
    un maire ne doit pas investir dans des sommes exorbitante surtout le président de l’agglo
    les contribuables de l’agglo devront mettre la main a la poche ainsi que ceux dupays cevennes
    messieurs les maires soyez prudents

  2. Le terme exact employé par le CIRC (OMS) est « peut-être cancérogène » (CIRC communiqué 208) et non « potentiellement cancérogène ». Il est fallacieux d’utiliser ce classement en le présentant comme une preuve de danger comme le fait Robin des Toits. Ce classement est établi dans une catégorie (2B) où le danger n’est pas démontré, on y trouve le café, les cornichons. Il s’agit d’une prise en compte par l’OMS du Principe de Précaution qui fait suite à l’étude Interphone d’après les études épidémiologiques du Suédois Lennart Hardell sur les « très gros utilisateurs » (de portables) bien que les études de Hardell soient considérées comme étant : « de faible qualité méthodologique » comme le précise le rapport Anses 2013 p233, 239, 438. L’étude Interphone précise que : « des biais et erreurs empêchent une interprétation causale ».

  3. l’association parle « d’ondes dangereuses ». Puisque elle a cité l’OMS, elle devrait logiquement tenir compte de ses conclusions. Selon l’aide mémoire OMS 304 antennes relais et technologie sans fil : CONCLUSION « Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé » voir aussi l’aide mémoire OMS 193 portables, 296 électrosensibilité, 322 champs électromagnétiques de basses fréquences.

  4. Salut Glazounov,

    On s’éloigne du fiasco financier et c’est pas bien. Car C’EST un fiasco !!! Payé par le contribuable c’est vrai, c’est pas comme si c’était de l’argent hein…

    Et France Telecon, y peuvent pas mettre l’ADSL tout simplement ? A non, c’est plus de l’argent publique maintenant chez FT, mais le leur. A oui, j’oubliais. Donc pas (plus) de fiasco financier… Sauf si il y a une GRANDE personne politique dans un village au fin fond de la vie… (exemple existant d’un village de 250 personnes qui disposent depuis PEU d’un NRA chez eux et de 20Mo de débit… Normal, y’a un (une) ministre qui habite ce village 2 semaines par ans !!! Faut qu’elle puisse se détendre c’est ça ?

    A la politique…

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