Culture

ALÈS Le détournement artistique s’expose au Pôle de Rochebelle

Environ 130 visiteurs ont assisté au vernissage de l'exposition hier soir. EL/OG
Environ 130 visiteurs ont assisté au vernissage de l'exposition hier soir. EL/OG

Le Pôle Culturel et Scientifique du quartier de Rochebelle d'Alès accueille jusqu'au 14 mars deux artistes internationaux d'art contemporain qui travaillent sur le détournement : Hassan Musa et Samira Badran.

"Se révolter tue", reprend les paquets de cigarettes de la marque Che. EL/OG
"Se révolter tue", reprend les paquets de cigarettes de la marque Che. EL/OG

Hassan Musa, né au Soudan en 1951, réside à Domessargues, dans le Gard, depuis une trentaine d'années. L'artiste se définit comme un "faiseur d’images", un "bricoleur", qui détourne des représentations célèbres pour leur donner une nouvelle signification, dans le contexte du XXIe siècle. "En Europe, dans le domaine de l'art, tout a été fait. Ma proposition est donc de glaner ça et là des images pour les retravailler. Je me les réapproprie avec un message souvent politique", explique le peintre.

Hassan Musa propose notamment un triptyque où il reprend les paquets de cigarette et les images du Che, du Christ mort et de Bob Marley pour les transformer en tableaux engagés : "Aimer tue", "Révolter tue" et "Chanter tue". L'ensemble peint sur des grands tissus d'ameublement.

Au total, l'artiste expose une dizaine d'oeuvres au Pôle de Rochebelle, dont des calligraphies et des illustrations. En parallèle, il participe à une exposition itinérante au Museum für Moderne Kunst, à Francfort, en Allemagne, puis au Smithsonian Institute à Washington aux États-Unis.

Quelques clichés de Samira Badran. EL/OG

A ses côtés, Samira Badran, née en Libye dans une famille palestinienne, vit et travaille à Barcelone. Elle présente deux séries photographiques : Human resistance et Limits of confinement. Dans la première, Samira s'est intéressée à des mannequins fabriqués en Chine et qui reflètent, selon elle, le "syndrome de Jérusalem", c'est à dire l'état de détérioration physique des habitants. "Leur image est un témoignage de la dure réalité économique et le confinement du peuple palestinien. Il reflète la réalité de notre situation", note l'artiste.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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