Culture

ALÈS Le festival Cratère Surfaces monte d’un cran

"Immortels", création en anglais pour le festival. DR
"Immortels", création en anglais pour le festival. DR

D'années en années, le festival d'arts de rue Cratère Surfaces se veut de plus en plus ambitieux dans ses choix. Objectif : se distinguer pour devenir incontournable et conserver un budget fragile. Rendez-vous du 28 juin au 2 juillet entre Alès et les Cévennes.

Pour sa 18e édition, Cratère Surfaces  a dû faire un choix. "Notre budget de 250 000 € a un peu baissé, on a perdu 2 000 € de la mairie d'Alès, même si c'est encore en discussion. En parallèle, nous devons continuer d'exister dans une région qui s'agrandit. Il faut donc placer la barre haut pour conserver nos subventions", déplore Denis Lafaurie, directeur du Cratère d'Alès.

Le défi est tel que l'équipe du Cratère a dû se surpasser. Moins de représentations, moins de compagnies, mais des jauges plus importantes et une montée en gamme. Plusieurs créations constitueront les points forts du festival, à commencer par "Pyromènes #1", embrasement urbain à travers les rues d'Anduze. "Une première qui offrira une vision originale de la ville", commente Denis Lafaurie. Second spectacle, "Métamorph'o". Des artistes mi-poissons, mi-humains s'empareront du lac de Massillargues-Atuech au travers de figures circaciennes. Une performance déjà attendue. Surprise de choix, la place des martyrs de la résistance encore en travaux accueillera pour la première fois un opéra sous les étoiles - La Symphonie des Sapins -. Enfin, marqueur concret d'une ambition internationale, "Immortels" sera joué en anglais sur la place de la mairie d'Alès. "C'est une pièce exportable, comme d'autres ont déjà été reprises en Corée du Sud par exemple".

Autres nouveautés : les partenariats, avec le petit train d'Anduze et le pôle national du cirque. Depuis son arrivée à la tête de la Verrerie, la nouvelle directrice semble vouloir une autre politique de valorisation pour le cirque alésien. Il était temps. Pour la première fois, elle s'associe donc au Cratère sur plusieurs représentations du festival. "Je veux développer l'in situ, ça fait partie de mes objectifs", annonce Sylviane Manuel. C'est ainsi que le collectif G.Bistaki s'appropriera un objet insolite pour danser avec. Ce sera le maïs, au départ du parvis de la gare d'Alès.

Au total, 16 spectacles seront présentés sur quatre communes (Corbès, Alès, Anduze et Massillargues-Atuech) pour une quarantaine de représentations sur des lieux nouveaux. Les trois premiers jours seront décentralisés et les deux derniers seront à Alès. En prime cette année, deux journées professionnelles sont mises en place les 1er et 2 juillet. En 2015, l'événement avait accueilli plus de 23 ooo spectateurs en plein air.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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