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TOROS Alès, la feria de l’Ascension prend de la hauteur

(Photo Anthony Maurin).
L'année dernière, un novillo de chez Cuillé avait été gracié (Photo Anthony Maurin).

La feria alésienne de l'Ascension est un rendez-vous incontournable de l'aficion locale. Les 27 et 28 mai prochains, auront lieu une corrida concours, une corrida formelle et une novillada informelle.

Même si le climat n'a pas toujours été de la partie, l'édition 2016 de le feria de l'Ascension a été de fort belle facture. D'excellents moments passés sur le sable des arènes du Tempéras et un vent de fraîcheur ont permis à cette feria traditionnelle de revenir à ses fondements et de prendre un peu de hauteur.

Michelito (Photo Anthony Maurin).
Michelito, ici en costume mexicain à Saint-Laurent d'Aigouze lors de l'hommage au Pana en 2016 (Photo Anthony Maurin).

Le cru 2017 sera tout aussi précieux. Le samedi 27 mai sous le soleil de 17h, c'est une grande corrida concours qui est au programme. Une corrida emplie de panache et qui, une nouvelle fois, fait appel aux éleveurs de toros français. Une qualité omniprésente et une confiance totale à ces familles  qui vivent de leur passion, sont engagées et  élèvent des toros n'ayant rien à envier aux cornus espagnols. Les six ganaderias choisies sont Concha y Sierra, Blohorn, Jalabert, Cuillé et Pagès Mailhan pour le sud-est ainsi que Camino de Santiago pour le sud-ouest. Face à ces bestiaux défileront Domingo Lopez Chaves, Michelito et Juan Leal. Le premier a connu une bonne période il y a 10 ans mais depuis, plus grand chose. Chef de lidia, il sera bien obligé de se montrer s'il veut marquer les esprits. Michelito, est quant à lui le plus jeune matador de toros de l'histoire de la tauromachie. Ce franco-mexicain, fils du maestro français retiré Michel Lagravère, est un petit phénomène, qui met du temps à arriver. Logiquement, il a un panel exceptionnel de recours techniques, connaît les toros français et leurs comportements car il est souvent dans la région pour les tester. Enfin, le régional de l'étape sera Juan Leal. L'Arlésien a réalisé une temporada 2016 magnifique, il en est donc récompensé mais aura fort à faire dans des arènes aux goûts complexes.

(Photo Anthony Maurin).
Manolo Vanegas aura à coeur de préparer son alternative qu'il prendra une semaine plus tard à Vic (Photo Anthony Maurin).

Le lendemain en matinée sonnera l'heure de la traditionnelle mais étonnante novillada d'Escolar Gil, Puerto de San Lorenzo, Cuillé (dont un novillo avait été gracié en 2016) et Curé de Valverde. Une course informelle qui ne comportera que quatre novillos pour le seul Manolo Vanegas qui effectuera sa despedida avant sa prise d'alternative, une semaine plus tard à Vic Fezensac. Un sacré geste pour le jeune diestro qui se prépare avec panache pour le plus grand jour de sa carrière taurine. S'enfermer seul face à quatre adversaires sur un sable qui l'aime et qu'il aime, n'est pas vide de sens. Ses apoderados sont les directeurs des arènes et Alès est une cité un peu particulière pour cet attachant vénézuélien.

(Photo Anthony Maurin).
Alberto Lamelas tentera de terminer une corrida alésienne sans passer par l'infirmerie... (Photo Anthony Maurin).

Enfin, le dimanche 28 mai à 17h, on assistera à la corrida de Curé de Valverde, qui l'année dernière avait surpris par sa constance et sa vigueur plaisante. Une bonne nouvelle pour Jean-Marie Couturier et ses pupilles,  plus dure à accepter pour Sanchez Vara, Octavio Chacon et Alberto Lamelas qui seront les combattants du jour. Ce dernier avait été gravement blessé l'année dernière et l'année d'avant... Il reviendra en terre alésienne pour conjurer le mauvais sort !  Sanchez Vara, le petit belluaire n'a jamais vraiment décollé mais reste une valeur sûre de la lidia d'un toro. Octavio Chacon est, comme l'année dernière, remis au cartel de cette corrida âpre car il avait su se mettre au niveau et avait tenté des choses intéressantes et plutôt satisfaisantes.

(Photo Anthony Maurin).
L'an dernier au côté d'Alberto Lamelas et de Javier Cortes, Octavio Chacon n'a pas démérité (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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