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NÎMES EN FERIA La Despedida de l’Imperator, dansez sur moi…

(photo Véronique Palomar)
Corti comme à la maison … une dernière fois… . (photo Véronique Palomar)

Ils étaient 2000 a avoir décroché le sésame pour la Despedida, les adieux de l'Imperator dans sa forme actuelle. Après un changement de propriétaire et 18 mois de travaux, l'établissement emblématique accrochera 5 étoiles à son blason. Hier soir, même si la fête battait son plein, l'ambiance était à la joie teintée d'une forte nostalgie.

(photo Véronique Palomar)
Ernest Hemingway ouvrait l'album de photo défilant sur les écrans géant, un florilège nostalgique mêlant toreros vivants et morts, personnalités du spectacle et hommes politiques, déroulant ainsi une longue page d'histoire(photo Véronique Palomar)

L'Imperator a accueilli hier en ses murs, plusieurs générations de Nîmois. On y croisait, Jean Bousquet, le poète Jean-Pierre Vidal, des politiques, l'aficion, Marie-Sara, des manadiers, des personnalités du spectacle, les Avocats du Diable au complet… Et puis tous les autres, chacun ayant a partager des souvenirs vécus ici, des ferias surtout, dont l'Imperator fut le centre névralgique pendant presque un siècle.

Les accents douloureux et passionnés du Flamenco accueillaient le public à l'ouverture de la soirée. Une entrée en matière qui prenait aux tripes, chauffait le sang et attisait la blessure des cœurs…

(photo Véronique Palomar)
(photo Véronique Palomar)

Puis ils se mirent à danser…

(photo Véronique Palomar)
Qui résiste au Flamenco ? Certainement pas Jean-Pierre Vidal le poète ni Corti, l'amuseur, à moins que ce soit le contraire ? (photo Véronique Palomar)

De rouge, tout devient bleu, un bleu poudré de fumée… Musique et silence suspendu. Les Hasta Luego ont concocté un moment de poésie, les chevaux dans l'Imperator. Instant de grâce.

(photo Véronique Palomar)
(photo Véronique Palomar)

Corti entre en scène

(photo Véronique Palomar)
Un show sur mesure pour un public qui marche à l'unisson (photo Véronique Palomar)

Corti c'est l'enfant chéri de Nîmes et de l'Imperator en particulier. Dans la foule, il reconnaît chacun, sourit plaisante, fait un bon mot, un selfie… Et puis il rejoint les platines, mixe avec un saxophoniste puis fait monter des danseuses entre dance floor branché et cabaret.  Son public ce soir, il le connait par coeur, il pourrait presque tous les appeler par leur nom, ceux qu'ils fait danser. Alors il s'en donne à coeur joie de leur donner du plaisir de l'émotion, de  faire bouger, les jeunes les vieux et ceux qui ne le sont pas encore …  "Danser sur moi à l'heure de mes funérailles" chantait Nougaro… L'Imperator est mort. Vive l'Imperator ? À suivre …

Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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