ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

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Comme tous les dimanches, Objectif Gard vous propose son cocktail d’indiscrétions politiques. Un digestif hebdomadaire à déguster sans modération !

Ira ? Ira pas ? Ce dimanche à minuit, le maire d'Alès Max Roustan sera aussi sénateur, remplaçant Jean-Paul Fournier qui quitte son poste faute de pouvoir cumuler avec son mandat de maire de Nîmes. Jusqu'à vendredi prochain, Max Roustan profitera des charmes du Palais du Luxembourg. Dès lundi matin, avec son fidèle directeur de cabinet Christophe Rivenq, il prendra la route en direction de Paris. Et ce n'est que jeudi soir prochain, lors du conseil municipal d'Alès qu'il annoncera officiellement sa décision de passer son tour au Sénat. Sauf si, comme la rumeur le laisse entendre y compris au sein de la mairie, Max Roustan prenait tout le monde de court et décidait finalement de rendre son tablier de maire. Peu probable... Mais après 20 ans à la tête de la ville, l'heure est peut-être venue de relever d'autres challenges ?

Quel "guest" pour la fête des Républicains ? Cette fois-ci, c'est la bonne. Après deux annulations consécutives, Les Républicains ont décidé de renouer avec leur fête départementale le 26 octobre à Nîmes. À chaque fois, cette même interrogation : qui sera l'invité surprise ? La tête d'affiche qui déplacera les militants par centaine ? Élection du président du parti oblige, pas question de faire venir un candidat ou l'un de ses soutiens... Le parti opterait plutôt pour un voisin : le président de la Région PACA et député européen Renaud Muselier. Affaire à suivre...

Oh la belle vie. Un fonctionnaire territorial, également maire d'une commune Gardoise, s'accorde un peu trop de jours de congés au sein du conseil départemental. Selon les chiffres que nous avons obtenus : il cumulerait une petite centaine de jours d'absence au 30 juin 2017. Ennuyés, les services du Département cherchent une solution pour cesser de payer ce fonctionnaire qui, sur une demi-année, s'est octroyé un bon trimestre de silence. Loin, bien loin des possibilités offertes par le code général des collectivités territoriales...

L'aveu d'échec... Il vient du maire de Poulx Patrice Quittard qui, en plein conseil communautaire lundi dernier, à justifié maladroitement sa demande d'exemption de construction de logements sociaux : « Seulement un bus passe toutes les heures sur notre commune ! » Tiens, tiens : dans les villages, l'offre de transport n'est pas adaptée aux besoins des habitants ? Il n'est jamais trop tard pour s'en apercevoir. 

Canada Dry. Le temps où l’élu d’opposition UDI Bagnolais Claude Roux et les Républicains locaux marchaient main dans la main appartient bel et bien au passé. Depuis les désastreuses élections départementales de 2015 et sa démission du groupe de la droite au conseil municipal, le centriste ne retient plus ses coups. Pas convaincu par la ligne Wauquiez, le très droitier probable futur chef de LR, Claude Roux estime que nationalement comme localement, « LR, c’est un Canada Dry du FN. » Pour les plus jeunes pas forcément familiers de cette boisson et de son slogan des années 1980, ça veut dire que LR a le goût du FN, l’allure du FN, mais n’est pas le FN. Les intéressés apprécieront. Claude Roux, quant à lui, « (se) surprend à apprécier ce que fait Emmanuel Macron » et ne supporte plus « ceux qui sont dans la critique permanente sans savoir. J’aimerais bien voir Philippe Martinez (le numéro un de la CGT, ndlr) ou Jean-Luc Mélenchon tenir une entreprise, je ne sais pas s’ils iraient bien loin. » D’aucuns pourraient penser que le centriste, membre du Parti radical Valoisien — un parti engagé dans une réconciliation avec le Parti radical de Gauche — passe pour un Canada Dry… d’En Marche.

Au centre, en chemise bleue, Jean-Albert Chieze, le directeur de cabinet du maire de Nîmes. Photo : Tony Duret.

Au centre, en chemise bleue, Jean-Albert Chieze, directeur de cabinet du maire de Nîmes. Objectif Gard

La famille... Dans le milieu politique nîmois, même gardois, tout le monde connaît Jean-Albert Chieze, qui n'est autre que le directeur de cabinet du maire de Nîmes Jean-Paul Fournier. Sa compagne, Carole Polo, est moins connue. Du moins jusqu'à aujourd'hui. Cette dame vient d'être embauchée comme directrice de la communication du futur musée de la romanité à Nîmes. Évidemment, les mauvaises langues trouveront toujours à redire, ils feront peut-être même un raccourci du type : Polo ---> Chieze ---> Fournier ---> poste stratégique et bien payé au musée, mais non aucun rapport ! Soyez rassurés, Carole Polo, à la tête d'une société de communication à Nîmes serait bien la plus compétente à ce poste. C'est Chieze qui le dit ! En revanche, même au sein des Républicains, l'appel à candidatures et l'embauche de Carole Polo ont vraiment du mal à passer. A croire qu'ils n'ont retenu aucune leçon de l'affaire Fillon...

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