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LE 7H50 de Fabrice Verdier : « J’avance, sans sectarisme ! »

Conseiller régional et maire de Fons, le socialiste a perdu son siège de député en 2017. Implanté sur le territoire de l’Uzège, il laisse aujourd’hui planer le doute sur sa candidature aux municipales d’Uzès.

Fabrice Verdier, ancien député socialiste de la 4e circonscription du Gard (Photo Élodie Boschet/Objectif Gard)

Objectif Gard : Uzès, vous y pensez en vous rasant ?

Fabrice Verdier : Oui, parce que je me rase chaque matin à Uzès ! J’y habite… Je serai présent aux municipales mais je ne suis pas candidat aujourd’hui. J’annoncerai ma décision fin 2019. Pour l’instant ce qui m’intéresse c’est de travailler jusqu’au bout à Fons-sur-Lussan et à la Région. Ce sont les mandats que m’ont confiés les électeurs. Je respecte le calendrier électoral. Ça permet de faire avancer mon territoire. Plus tôt vous entrez en campagne, plus tôt vous fichez en l’air les projets…

D’ailleurs, être-vous favorable au Palais des congrès à 6 M€ proposé par le président de la communauté de communes Pays d’Uzès et maire d’Uzès, Jean-Luc Chapon ?

Oui. Ça va générer de l’emploi et apporter des services aux habitants. La culture contribue à l’émancipation de l’individu. Quand on est de gauche, on ne peut pas être contre ! Le vrai sujet, c’est quelle identité culturelle pour ce territoire ? On met 350 000 €  pour avoir une vraie programmation, des coopérations avec le Cratère et Paloma ainsi que des appels à projets pour les associations. Six millions d’euros, c’est par exemple le coût de la Maison du grand site des gorges du Gardon et celle de la rivière et du castor. Moi, je n’oppose pas la culture et l’environnement.

Comment jugez-vous le bilan de Jean-Luc Chapon ?

Je n’ai pas à juger son bilan aujourd’hui. Je ne suis pas un commentateur. La Région accompagne le quartier prioritaire des amandiers dans le cadre de la politique de la ville. Elle soutiendra aussi la résidence d’artistes dans la future salle de spectacle. Une Maison des adolescents est aussi dans les tuyaux... Comment ne pourrais-je pas y être favorable !

Finalement, rien ne vous oppose au maire d'Uzès ?

Beaucoup de projets nous réunissent. Mais pas uniquement lui et moi. À la communauté de communes, les projets sont votés 9 fois sur 10. J’ai le même comportement avec lui que celui que j’avais avec le maire d’Alès, Max Roustan, lorsque j’étais député. Aujourd’hui je n’ai qu’une ambition : travailler pour mon territoire. J’avance sans sectarisme. Quand je serai en situation, viendra le moment de mes propositions personnelles. J’en ai déjà faites quelques-unes, comme la mise en place d’une stratégie globale sur le développement économique ou la création d’une maison d’accueil de services publics.

Certaines rumeurs vous voient partir avec M. Chapon en 2020…

Je laisse courir les rumeurs. On me prête des mariages avec tout le monde !

Vous êtes toujours maire de Fons… Vous êtes-vous lassé de la commune pour vous intéresser à Uzès ?

Je ne suis pas lassé, mais j’arrive à trois mandats. J’ai fait avec mes collègues beaucoup de choses. De toute façon aujourd’hui, tout est imbriqué. Être à l’intercommunalité, c’est s’occuper de tout le territoire.

Un autre ex-député pense beaucoup à Uzès en se rasant… Mais celui-là a officiellement déclaré ses ambitions : Christophe Cavard. Une réaction ?

Chacun sa stratégie !

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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