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FAIT DU JOUR Historique !

C'était attendu depuis 25 ans, les Crocos l'ont fait avec la manière. Après une victoire 4 à 0 contre Ajaccio hier soir aux Costières, ils accèdent à la Ligue 1. Un truc de fou !

Ah... Les Costières ! (Photo Jean-Claude Azria).

Que dire ? Honnêtement, les mots nous manquent. Cela faisait 25 ans, cela manquait au peuple nîmois. La ligue 1 a une aura spéciale dont Nîmes a besoin, et vice et versa. Quand les Crocos se réveillent, ils mordent. Quand leurs supporters viennent au stade, ils grondent, scandent, hurlent. Les Costières deviennent un chaudron. Cette saison a été magique, exemplaire du côté du terrain, moins du côté des tribunes. Heureusement, le dernier match à la maison aura tout balayé sur son chemin et gardera dans ses traces les saveurs d'un moment exquis.

" On y est, on y sera ! On ne pense pas à la fatigue, on est très, très heureux", avouait volontiers Bernard Blaquart, entraîneur du Nîmes Olympique, au sortir de la rencontre. "C’est tellement beau de voir ce public communier avec les joueurs. C’est la soirée parfaite qui conclut une très belle saison. On espère être un beau dauphin de Reims. Je ne peux pas exploser de joie devant vous mais je sais faire ne vous inquiétez pas ! "

La joie des Crocos dans le tunnel avant de ressortir communier avec leur public (Photo : Jean-Claude Azria).

Il est vrai que quand on est un poil nostalgique, on peut regarder tranquillement et voire avec un brin de fierté dans le rétroviseur. N'ayons pas la mémoire courte et savourons l'instant, rare. " Il y a trois ans le club était moribond et avec une image déplorable. C’était catastrophique. J’étais le directeur du Centre de formation et partout où on allait on n’entendait pas que de belles choses. Ces résultats, on ne pouvait même pas les imaginer ou les rêver. Je connaissais un peu le groupe de l’extérieur. Je savais que c’étaient des bons gars. Le président Perdrier m’a convaincu de les entraîner mais cette année-là, on n’avait rien à perdre. Notre maintien a été aussi beau que cette montée. Le club s’est sauvé sur cette deuxième partie de saison… Si on était descendu, où en serait le Nîmes Olympique aujourd’hui ? ", s'interroge le technicien gardois.

(Photo Jean-Claude Azria).

Sans réellement chercher la lumière ou la gloire, Bernard Blaquart a su attirer la sérénité du côté des vestiaires nîmois. Cette réussite, globale, générale, n'a pas une seule réponse. Les clés sont diverses et variées, tels les talents et les envies de nos Crocos et de leur coach. " Il y a de la réussite mais on ne maîtrise jamais tout. D'une année sur l'autre, on a su garder notre noyau qui est là depuis trois ans en ajoutant les recrues qu’on voulait. L’idée était d’avancer. On a failli se faufiler l’année dernière, mais ce n’était pas grave, au contraire. Il n’y avait pas de tristesse. Cette année nous sommes repartis avec la même dynamique. Même si nous avions terminé à la 4e, 5e ou 6e place, la saison aurait été belle quand même ! Ce soir on va profiter et on se plongera dans la prochaine saison ensuite. Aujourd’hui j’ai envie d’en profiter avec mes joueurs et mon staff. "

(Photo Jean-Claude Azria).

Pour Albert Cartier, l'entraîneur du GFCA, " quand on vient ici, on sait bien que ça va être un match compliqué à cause de l’enthousiasme et de la ferveur qui existent dans ce stade. Mais je suis déçu. Tu n’as pas envie de prendre le bouillon comme on le prend ce soir... Je félicite Bernard Blaquart, son staff et son équipe. C’est une belle récompense pour deux ou trois ans de travail en améliorant chaque année un point faible, en changeant un ou deux joueurs, en maîtrisant en ayant confiance. Nîmes est l'une des équipes qui jouaient le mieux en Ligue 2, de loin, et le public a été au diapason de son équipe. Je pense qu’ils en auront besoin en Ligue 1, bonne chance ". La chance, on prend quand même, juste au cas où !

Renaud Ripart, Olé ! (Photo Jean-Claude Azria).

Le centre-ville en rouge bonheur !

Face à Carrée d'art, au pied de la Maison carrée, sur l'antique forum de Nîmes, la cité reprend vie (Photo Jean-Claude Azria).
Boulevard Victor-Hugo piéton, une aubaine pour les supporters qui entament une remontée en masse (Photo Véronique Palomar)

Ceux qui n'ont pas pu avoir de place ont vu le match chez eux ou dans de nombreux cafés de la ville équipés d'un grand écran. Le coup de sifflet final a donné le coup d'envoi de la liesse populaire. Fermé à la circulation, le boulevard Victor-Hugo appartenait aux piétons. Le foot, surtout quand on gagne, ça rassemble. Tous fiers d'être Nîmois et au rendez-vous. Jeunes, moins jeunes, familles, bobos, bourgeois, artistes, moins riches, pas riche du tout, unis dans la victoire avec une grosse envie de faire la fête ensemble.

Début de soirée

(Photo Véronique Palomar)

Ils ont vu le match en ville et sont donc sur place avant les supporters du stade pour fêter dignement l'événement. C'est historique ! La joie se passe de mots. Juste des sourires qui en disent long…

Heureux ! (Photo Jean-Claude Azria).

Amour Foot !

Natacha et Cédric (Photo Véronique Palomar).

Ils ont regardé le match à la maison et sont sortis faire la fête. L'heure est au partage avec la foule tout  en restant tout près l'un de l'autre. Fiers d'être dans leur ville ce soir, ils savourent, cet instant et en mesurent l'importance. Heureux et heureux encore !

Pas si Bar Joe ?

(Photo Véronique Palomar)

Le café le Bar Joe, boulevard Victor-Hugo affiche plus que complet, mais le serveur est aux anges. "C'est comme une pré-feria. Les gens sont de bonne humeur. Il y a du monde. Tout va bien. Je suis content, ça va faire un bien fous à la ville. Demain matin je bosse. Je serais fatigué mais ce n'est pas grave, je suis content !", conclut le jeune homme.

(Photo Jean-Claude Azria).

Trois générations motivées

(Photo Véronique Palomar)

Ils arrivent du stade. Du grand-père au petit-fils, ce sont trois générations de supporters, épouses comprises, qui n'ont pas voulu manquer l'événement. "C'est très important pour nous cette victoire. En plus c'était formidable, le match, le résultat, l'ambiance, tout !", s'exclament-ils d'une même voix. Dans la famille supporters du Nîmes Olympique, je voudrais, le petit-fils…

Être nîmois !

(Photo Véronique Palomar)

Marie-Jeanne et Daniel ont quitté la région parisienne pour prendre leur retraite à Nîmes il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui, cette communion avec la ville leur donne le sentiment d'être devenus Nîmois. "On adore cette ville. On était au stade, c'était formidable et il y avait une ambiance extraordinaire."

Aux abords de la Maison carrée (Photo Anthony Maurin).

Plus drôle que la tribune officielle

(Photo Véronique Palomar)

Quand on est élue à la ville avec la délégation de la "redynamisation du centre ville", on va jusqu'au bout de ses convictions. Sophie Roulle est en ville et elle fête l'événement avec ses proches. "C'est merveilleux pour la ville !" Tout est dit.

Véronique Palomar, Corentin Corger & Anthony Maurin

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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