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LE 7H50 de Jean-Paul Fournier : « Je regrette ces allusions sur ma santé, c’est triste »

Photo AS / Objectif Gard

Ce jeudi 13 février 2020, le maire sortant Jean-Paul Fournier présentera l'ensemble de ses colistiers en vue des Municipales de mars prochain. Invité du 7h50, il nous en dit plus sur la campagne qui bat son plein. L'occasion d'évoquer sa stratégie de campagne avec d'abord la présentation de son bilan puis de ses colistiers avant d'évoquer ses projets pour Nîmes. Il a accepté également de répondre sur les rumeurs autour de sa santé.

Objectif Gard : En fin de journée vous présentez  votre liste pour les municipales de mars prochain. Comment la définissez-vous ?

Jean-Paul Fournier : Je ne vais pas tout dévoiler maintenant mais je peux vous dire qu'ainsi que je m'y étais engagé auprès des Nîmois, j’ai constitué une liste fortement renouvelée avec une moyenne d'âge rajeunie.

Vous avez fait le choix d’un renouvellement conséquent. Les élus qui étaient à vos côtés depuis des années ne sont-ils pas trop déçus d’être écartés ?

Bien sûr, nous avons porté ensemble de nombreux projets avec succès, notre bilan est là pour en témoigner et je remercie tous les élus de leur implication et de leur investissement sans compter pour notre ville. Alors c’est vrai, il y a toujours des ambitions qui s’expriment mais je crois pouvoir dire que cette nécessité d’ouvrir cette nouvelle étape à de nouvelles personnalités a bien été comprise. Maintenant, certains m’avaient déjà averti de leurs nouveaux projets, d’autres ont fait des choix différents. D’autres enfin sans jamais démériter ont conscience que cet investissement est lourd à porter au quotidien et nécessite de vrais sacrifices.
 
On vous reproche de ne pas avoir encore présenté votre programme. Pourquoi cette si longue attente ?

Tout d’abord j’ai commencé ma campagne très tardivement car je considérais que ce que les Nîmois attendaient de moi était d’abord de répondre à leurs attentes, de mener à bien les projets pour développer la ville, de défendre leurs intérêts. En bref, de faire mon job, ce pourquoi j’ai été élu. Il y a un temps pour tout. Depuis l'annonce de ma candidature, je tenais en premier lieu à rencontrer les Nîmoises et les Nîmois pour leur présenter notre bilan. Vient maintenant le temps de la présentation des colistiers, viendra ensuite celui du projet. Mais croyez-moi, dans toutes les réunions d’appartements auxquelles je suis invité, sur les marchés ou je me rends et où sont présentes mes équipes, au porte-à-porte que nous organisons, ce temps d’échange est essentiel. Maintenant, je comprends la fébrilité des autres candidats.

Pouvez-vous nous dévoiler une mesure que vous mettrez en œuvre pour le quotidien des Nîmois ?

Non mais je peux vous dire que nous présenterons des initiatives innovantes pour répondre aux questions environnementales, d’emploi, d’attractivité, de sécurité, mais aussi toutes celles relatives à la vie quotidienne qui y auront toutes leur place également.

Vous avez fortement réagi cette semaine suite à la fusillade à Pissevin. Vous qui avez fortement investi dans une police municipale à Nîmes, que reprochez-vous à l’État ?

Clairement le manque de moyens et les fausses promesses ! Qu’en est-il de l’action de la police dans les « Quartiers de reconquête républicaine », dans les « Zones de sécurité prioritaire », de la « Sécurité du quotidien », de la lutte contre le grand banditisme ? Alors oui je suis en colère. Comment expliquer aux Nîmois que je n’ai toujours pas de réponse à mon courrier au président de la République par exemple. Il s’agit quand même de la 18e ville de France, cela mérite un peu plus de considérations pour les Nîmois. De guerre lasse, j’ai demandé à M. Castaner (le ministre de l'Intérieur, NDLR) de venir ici à Nîmes pour se rendre compte de la situation !

Considérez-vous qu’après notre sondage, la campagne est finie ? Pensez-vous avoir déjà gagné ?

Certainement pas ! je vous l’ai dit le temps est à la rencontre avec les habitants. À la différence des autres candidats, et parce que je suis constamment au contact des administrés, je connais bien les enjeux et problématiques que rencontrent nos concitoyens. Mais cela ne m’empêche pas de les rencontrer à nouveau cette fois pour leur présenter mon bilan, échanger avec eux et désormais leur présenter mes colistiers avant de leur parler du programme.

Certains vous attaquent sur votre santé. D’autres vous trouvent en pleine forme. Où est la vérité ? Comment allez-vous M. le maire ?

Je vais parfaitement bien, demandez à mon équipe et mes élus.Ils sont bien souvent les premiers à me demander de réduire la cadence ! Je regrette ces allusions sur ma santé, c’est triste. Notre belle ville de Nîmes mérite mieux. Maintenant chacun est libre de placer le débat où il le souhaite. Les Nîmois jugeront !

Propos recueillis par Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

4 réactions sur “LE 7H50 de Jean-Paul Fournier : « Je regrette ces allusions sur ma santé, c’est triste »”

  1. En fait il n’y a pas grand chose dans cette interview. J’aurai aimé que M Fournier s’exprime sur ses dérapages verbaux lors du conseil municipal, son sectarisme.

  2. Je regrette ces allusions sur ma santé, c’est triste. Notre belle ville de Nîmes mérite mieux. Maintenant chacun est libre de placer le débat où il le souhaite. Les Nîmois jugeront !

    Justement, les nîmois doivent connaitre l’état de santé réel de M.Fournier, et tous ceux qui l’ont vu ces dernières années peuvent en témoigner: difficultés d’élocution, difficultés pour se déplacer. Beaucoup d’agents municipaux témoignent que ce n’est déjà plus lui le maire et il prétend à un autre mandat, mais de qui se moque-t’on? Les nîmois réaliseront trop tard qu’ils se sont fait avoir et que M.Fournier n’ira pas au bout de son mandat qui est celui de trop. Oui un bon bilan, mais l’avenir n’est pas un bilan et ce n’est pas à un cabinet noir de diriger la commune. Alors oui, notre commune mérite mieux!

  3. Le préfet du Gard et le procureur de la république le soulignent avec force : Nîmes s’enfonce dans le banditisme et la radicalisation.
    Le maire de Nîmes pointe la responsabilité de la politique actuelle lorsque la situation a dégénéré il y a plusieurs décennies avec la montée d’une immigration, notamment Maghrébine, sans limite ni contrôle.
    Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et aujourd’hui Macron ainsi que les Français qui ont voté pour ceux-là doivent prendre leur très grande part de responsabilité.
    J’ai personnellement fait mon mea culpa.
    A un moment donné il faut se poser les bonnes questions pour proposer de vraies solutions.
    A Nîmes nous retrouvons des écuries de droite et de gauche qui se partagent le pouvoir. Au dessus de la mêlée, le Rassemblement National entend rassembler les Français.

    Conseiller R.N Nîmes.

  4. Je ne sais rien de l’etat de santé du maire. Peu m’importe d’ailleuse, même si je ne lui souhaite mal comme à chacun. Cependant quand il évoque la hauteur du débat, il devrait peut-être « la fermer. » Lecteur fidèle de vos posts, je vais poser à votre rédaction une question peut-être embarrassante: Avez vous réalisé cette interview en face à face ou s’agit -il d’echanges écrits ? Dans la premier cas, la médecine rhétorique aurait fait des miracles. Dans le second, la question de l’honnêteté intellectuelle du maire serait posée. Une fois de plus.

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