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INTEMPÉRIES Entre « 15 et 20 M€ » de dégâts pour les biens assurés

 

Un pompier aidant les administrés à nettoyer après les inondations (Marie Meunier / Objectif Gard)

Dix jours après les intempéries, le préfet du Gard, Didier Lauga, a animé une réunion afin de permettre aux maires des communes sinistrées d'échanger avec des représentants de la Fédération française de l'assurance. Après un premier bilan, le montant des dégâts pour les biens assurés est estimé entre "15 et 20 M€".

Ce mardi matin, le préfet du Gard, Didier Lauga, a organisé une réunion avec les services de de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), des parlementaires comme Laurent Burgoa, fraîchement élu sénateur, des représentants de la Fédération française de l'assurance (FFA) et 21 des 23 maires des communes déclarées en état de catastrophe naturelle après les intempéries des 19 et 20 septembre dernier. Une première prise de contact pour que les élus puissent faire part de leurs interrogations concernant notamment les processus d'indemnisation. "L'objectif est de leur simplifier la vie", résume le représentant de l'État dans le Gard.

La reconnaissance d'une commune en état de catastrophe naturelle est un statut particulier régit par des conditions particulières. "Ce dispositif encadré par la loi prévoit que tous les bâtiments assurés des communes concernées disposent automatiquement d'une garantie de catastrophe naturelle", explique Stéphane Pénet, délégué général adjoint de la FFA. Après une première déclaration faite dans l'urgence, publiée au Journal Officiel dès le 24 septembre, cinq nouvelles communes viennent de faire leur demande. Les dossiers doivent être étudiées en commission interministérielle (le 13 octobre) avant d'être formalisés par un arrêté puis de paraître dans le JO. Les communes concernées sont Arphy, Avèze, Cassagnoles, Mialet et Soudorgues.

Minimum 6 M€ pour les ponts

Dix jours après cet épisode tragique, où deux personnes ont perdu la vie, les dégâts sont assez lourds. "Des scènes de guerre", ose le préfet reprenant les propos du général Jean-Christophe Béchon, commandant la 6e brigade légère blindée de Nîmes, qui l'a accompagné sur place jeudi dernier. Du coup en plus des assureurs, des experts vont devoir se déplacer sur place.

Une procédure qui a déjà commencé et qui devrait se terminer d'ici deux à trois semaines. Néanmoins, un premier bilan se dégage. Concernant les biens non assurables (ponts, stations d'épuration), l'État a mis en place un mécanisme d'aides selon trois seuils. "On sait déjà que l'on est au-dessus du stade 3 avec une estimation qui dépasse les 6 M€", assure Didier Lauga.

Au centre, Didier Lauga, préfet du Gard, ce mardi matin (Photo Corentin Corger)

Du côté de la FFA, on a déjà recensé "a minima 1 000 bâtiments endommagés", lâche Stéphane Pénet, sans compter les dégâts sur les véhicules et les éventuelles pertes financières des entreprises. Pour le moment, le montant de ces sinistres serait compris entre "15 et 20 M€" poursuit le délégué général adjoint.

Une somme astronomique qui illustre l'étendue de ce désastre. Pour les exploitants agricoles un fonds de calamité a aussi été mis en place pour les accompagner dans la relance de leur activité. Dès que les assureurs auront le rapport d'expertise, ils pourront faire une offre d'indemnités et à ce moment-là ce dernier dispose d'un délai de deux mois pour procéder au premier versement.

Si cette réunion avait pour but d'amorcer les discussions, d'autres rendez-vous devraient suivre notamment entre la préfecture et les maires pour les accompagner dans des démarches que certains méconnaissent, surtout ceux qui viennent d'être élus récemment. Et comme a insisté le préfet, la Fédération française de l'assurance a "un pouvoir d'influence" auprès des compagnies d'assurance mais ce n'est pas "un organe suprême". Sur ces 23 communes impactées, cela représente un bassin de population de plus de 25 000 habitants. Tous n'ont pas subi de dommages contrairement à la vingtaine de campings présents sur ce territoire dont certains ne pourront pas rouvrir.

Corentin Corger

 

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