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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 02.03.2021 - abdel-samari - 2 min  - vu 1953 fois

ÉDITORIAL Une main de fer dans un gant de velours

Photo DR ville de Nîmes

Des semaines, des mois de patience, des courriers, des interpellations dans la presse. Et puis enfin, une réaction, une prise en compte des problématiques. Un rendez-vous à Paris, des engagements pris. Puis vient le temps des premières annonces et de la visite officielle. Ce lundi Gérald Darmanin a poursuivi son tour de France des territoires sous tension en matière de sécurité. Et dans son voyage dans le Sud, il n'a pas oublié Nîmes. Accueilli en bas de l'Hôtel de ville comme une star, il a pris le temps de discuter avec le maire, Jean-Paul Fournier. Une discussion cordiale "mais franche" dixit le premier édile de Nîmes. Qui a mis la pression d'entrée en rappelant qu'il ne voulait pas d'une visite pour perdre son temps et encore moins, que tout finisse "comme un coup d'épée dans l'eau." Il a rappelé inlassablement la situation quelque peu chaotique en lien avec les trafics de drogue dans les quartiers populaires de la ville. Mais n'a pas oublié de servir le café et les sucreries. C'est toujours mieux pour mettre en confiance et passer les bons messages. Et en l'espèce, le premier des Nîmois s'est bien débrouillé. Il a su séduire son ex-ami Les Républicains. Et oui, n'oublions pas que Gérald Darmanin faisait (fait) parti de la même famille de la Droite. Fournier-Darmanin sont des grands copains de Nicolas Sarkozy. Ce dernier d'ailleurs aurait préféré être dans la capitale du Gard ce lundi que devant les tribunaux... Au bout de l'entretien, Jean-Paul a obtenu quelques garanties supplémentaires. Au lieu d'une dizaine de policiers nationaux, il pourra compter sur le double. Avec quelques cacahuètes et un petit pastis au mois juin, lors d'une nouvelle visite du ministre, il pourrait même arriver à son but : 50 policiers dans les deux ans. Il est fort ce Jean-Paul, une claque avant d'arriver, une tape dans l'épaule pendant l'échange et un rappel à l'ordre à la fin et le tour est joué. C'est aussi cela son secret : une main de fer dans un gant de velours. Je t'aime, moi non plus. Et à la fin, c'est toujours lui qui gagne.

Abdel Samari

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