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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 09.01.2020 - anthony-maurin - 2 min  - vu 817 fois

NÎMES Les soldes attirent-elles encore les foules en centre-ville ?

Ici, les bonnes affaires sont certainement accessibles ! (Photo Anthony Maurin).

Rue de la Madeleine, premier jour de soldes (Photo Anthony Maurin).

Les soldes ne sont plus ce qu'ils étaient par le passé. Forcément, Internet et les achats en ligne sont passés par là mais la profusion de réductions, de ventes privées, de ristournes à la tête du client, de soldes faussement déguisées et surtout la création des vastes zones commerciales hors les murs de la cité ont probablement tué cet événement commercial. 

Jusqu'à, il y a encore quelques années, les familles attendaient impatiemment la saison des soldes hivernales (comme estivales d'ailleurs). On voyait, dès le matin, des files d'attentes se former devant les magasins qui, pour l'occasion, ouvraient aussi plus tôt.

La rue de l'Aspic à 9h30 ce premier mercredi de soldes (Photo Anthony Maurin)

C'est fini ! Les magasins ouvrent aujourd'hui à 10h et des files d'attente ne reste plus que le souvenir. En centre-ville en tout cas... Oui, à 10h ce premier mercredi de soldes, les rues commerçantes de la cité des Antonin étaient loin d'être bondées.

Rue de l'Aspic, rue Général Perrier, rue des Marchands, rue de la Madeleine, rue Crémieux mais aussi La Coupole, que du vide ou presque. Les vitrines ne sont pas toutes prêtes, les commerçants font des efforts mais pas tous. " Je vous avoue que je ne fais presque plus rien, note un commerçant de la rue des Marchands. Ma clientèle a ses habitudes. Je sais qu'elle vient me rendre visite quoi qu'il arrive, en soldes ou pas. Ce qui est intéressant en centre-ville c'est l'achat de fidélité. Nous conseillons les clients. Nous passons du temps avec eux, nous parlons de la famille... "

Les rabais sont pourtant intéressants mais les sacs et les badauds sont rares. " Avant c'était la folie le premier mercredi des soldes ! Il y avait du monde partout, c'était la guerre dans certaines boutiques et l'émeute dans d'autres. Nous sommes loin de tout cela maintenant mais les clients viennent toujours, plus tardivement, plus les premiers jours. Je pense qu'ils vont d'abord à l'extérieur puis, à l'occasion quand ils sont en ville, viennent faire les soldes chez nous. J'espérais que, comme pour les fêtes, la mairie allait continuer le stationnement gratuit en surface ", espère un autre commerçant.

Côté clients, le son de cloche est semblable. " Je suis là un peu par hasard. J'ai posé ma fille au collège et j'ai pris deux heures pour faire les boutiques jusqu'à midi. Je sais que s'il y a une bonne affaire à faire, c'est aujourd'hui ou jamais. Le petits magasins ont moins de monde que les grandes boutiques donc je me dis qu'il est plus facile de débusquer un bon coup ", avoue Marie.

À 10h, très peu de monde à La Coupole... Comme toujours ces dernières années (Photo Anthony Maurin).

" Je viens chaque année pour voir si je peux trouver quelque chose mais je ne cherche rien en particulier. J'erre d'une rue à l'autre, d'une boutique à l'autre, je discute. Je vois des vieux Nîmois, ça me fait du bien. Pour moi, les soldes c'est plus social qu'économique, ça rassemblait les gens !, exprime avec une peine immense Nathalia, une Nîmoise de 76 ans. Aujourd'hui c'est plus délicat, les gens passent, vous bousculent pour aller plus vite, ne vous disent plus bonjour, sont toujours au téléphone... Je n'aime plus cette période alors comme je me fais vieille, je pense que je ne viendrai plus. "

(Photo Anthony Maurin)

Anthony Maurin

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