Après la réunion intervenue mi-février qui a permis d'imaginer des solutions entre l'Etat et le Conseil régional pour donner un nouvel avenir au port de Laudun-L'Ardoise (voir notre article) c'est au tour de la CGT d'apporter sa contribution au sujet.
A travers un document de quatre pages tiré à 10.000 exemplaires qui sera distribué d'abord en interne dans les entreprises puis en direction du grand public, la CGT entend exprimer sa vision pour favoriser la construction d'un projet réunissant toutes les parties. "A travers ce type de dossier, la CGT travaille pour la ré- industrialisation du pays" explique Pascal Rousson, responsable du dossier Transports à la CGT lors de la conférence de presse donnée ce lundi 8 avril. "Nous nous sommes appuyé sur le travail effectué par la CCI pour recenser les besoins des entreprises. Dans ce cas précis nous avons à la fois un territoire qui a une histoire industrielle et sur lequel il existe déjà une plate-forme multimodale. Quand on regarde les besoins on se rends compte de l'importance de ce site pour tout un département. L'entreprise Axens à Salindres y serait intéressée pour un développement vers l'Egypte, ou encore la filière bois de Lozère qui cherche des débouchés à l'export..." . Il s'agit en effet de travailler sur un projet global. Compte tenu des différentes infrastructures : rail, routes, fluvial, industries... tant la CCI, que le Conseil régional, le Conseil général, l'Etat que les industries sont concernés. Pascal Rousson commente : "Nous voulons faire en sorte que tous ces acteurs puissent travailler ensemble en partant du besoin des entreprises. En créant une proposition globale nous contribuons à créer les conditions pour que les industriels et les entreprises investissent sur le secteur sans craintes.... Là-dessus nous sommes tous d'accord, utilisons cet outil industriel à notre disposition pour développer de l'emploi, de l'économie, de l'activité"
Des propositions concrètes
Le document liste donc des entreprises et leurs besoins : Ferropem (175 salariés), Greif (100 salariés), Paprec (150 salariés), Owens-Corning (300 salariés), Socodéi (200 salariés), Cis-Bio (150 salariés). Il évoque également des besoins en matière de déconstruction de bateaux. Il revient également sur le sujet de la ligne TER-SNCF de la rive droite du Rhône (avec des estimations à 2500 voyageurs/jours) ou encore propose de valoriser les techniques issues du nucléaire, de s'appuyer sur les sites de Tricastin et de Marcoule et le projet "Astrid" (réacteurs de la quatrième génération, ndlr). A ce volet industriel s'ajoute un volet humain qui insiste sur de développement du secteur de la formation professionnelle ou encore de la recherche développement. "Notre travail de syndicaliste est de faire des propositions" explique Pascal Rousson, "nous en ferons également pour l'aéroport de Garons". Après cette première action la CGT entend bien engager un débat public sur l'avenir de Laudun-L'Ardoise en septembre-octobre."
Raphaël MOTTE
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