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LE COLLECTIF GARDOIS VEUT ÉVINCER HENRY DOUAIS. LA CGPME 30 RÉPOND

Martine Tiberino et trois autres anciens administrateurs de la CGPME 30 viennent de créer le Collectif Gardois pour les petites et moyennes entreprises. Photo DR/ S.Ma

"Mis au banc de leur syndicat professionnel pour avoir préféré servir les intérêts des TPE et des PME de leur territoire, plutôt que s’enfermer dans une posture d’opposition stérile et infondée, un groupe d’administrateurs et de représentants significatifs de la CGPME 30 annonce la création d’un Collectif Gardois pour les Petites et Moyennes Entreprises, et demande aux instances nationales la mise sous tutelle de la CGPME 30." Ainsi commence un communiqué envoyé aux journalistes de la part de Martine Tiberino, Danièle Paoli, Richard Yvorra et Robert Barrachin. C'est donc un coup de gueule que poussent les trois anciens administrateurs accompagnés de Danièle Paoli, actuelle représentante nationale des pharmaciens au sein de la CGPME. Un coup de gueule, disons-le clairement, adressé à Jean-Marc Roubaud, président national du syndicat patronal à l'encontre d'Henry Douais, président départemental.

L’élément déclencheur de leur colère remonte aux dernières élections des représentants patronaux au sein de l’URSSAF, début décembre : contrairement à l’accord ratifié en octobre dernier par les présidents des trois principales organisations patronales, (Marc Roumeas pour le Medef, Henry Douais pour la CGPME et Antoine Marques pour l'UPA), la CGPME aurait choisi de manoeuvrer seule et dans l’ombre afin de s’emparer de la présidence de l’organisme paritaire. "Alors que les trois syndicats étaient d'accord pour nommer une personne, au dernier moment la CGPME 30 n'a pas voté pour elle mais pour une de ses administratrices, chef d'entreprise qui avait tout intérêt à prendre la tête de la présidence de l'URSSAF, confie Martine Tiberino, ancienne administratrice de la CGPME 30 qui se fait le porte-parole du Collectif Gardois. On ne peut pas bafouer ainsi un accord écrit, et renier sa propre signature. Cette logique d’affrontement permanente avec les autres syndicats est en total décalage avec le contexte économique. Nous devons sortir la CGPME 30 de son asservissement politique, pour revenir à nos fondamentaux, et agir en chefs d’entreprises."

Un asservissement politique qui, bien évidemment, fait écho au statut d'Henry Douais, adjoint au maire, délégué chargé des quartiers Grézan, Chemin-Bas-d'Avignon, délégué aux associations et à la coordination des conseils de quartiers. Une tâche sur un mandat de président de syndicat professionnel ? La réponse est sans appel et sans surprise. "La CGPME se doit d'être transparente. On doit pouvoir travailler avec tout le monde. La politique freine cette bonne entente." Et puis qui dit politique dit forcément ambition et là, encore une fois, le Colletif Gardois met en garde : "On ne peut pas accepter qu'un dirigeant inconnu à la CGPME il y a quelques mois à peine, se serve ainsi de notre syndicat comme d'un marchepied pour les prochaines municipales". Aïe, la critique est sévère et ce n'est pas terminé.

Virée pour non respect du code de déontologie

"Henry Douais veut mener sa barque tout seul, nous sommes contre cette dictature. On l'a bien vu lors des élections de la CCI de Nîmes. Régulièrement, il fait passer ses intérêts personnels avant ceux des  entreprises qui ont besoin d'être soutenues. Et dès que des administrateurs de la CGPME 30 font part de quelques anomalies au sein du syndicat professionnel, on les vire", explique Martine Tiberino, affirmant que c'est ce qui s'est passé dans son cas. "Officiellement, j'ai été virée parce que je n'aurais pas respecté le code de déontologie. Je m'explique. J'ai affirmé, et je l'affirme toujours d'ailleurs, qu'Henry Douais ne faisait pas son travail de président, qu'il ne venait que rarement à son bureau tout comme aux réunions."

Évincée de la CGPME 30 et pas assez proche du Medef (nous parlons de convictions), Martine avec trois de ses collègues a donc décidé de se lancer dans la création du Collectif Gardois, qui ne compte aujourd'hui que quatre membres. "Cette initiative a pour objectif de faire réagir Jean-Marc Roubaud, président national de la CGPME, pour qu'il mette sous tutelle l'antenne du Gard et qu'il donne la place de président à quelqu'un de compétent. Une fois la CGPME 30 redéfinie, le Collectif Gardois acceptera de s'y rallier. Nous ne sommes pas pour la division, mais bien pour travailler ensemble et correctement."

La réponse de la CGPME 30 via un communiqué de presse

"La CGPME 30 par la voix de son Conseil d'Administration répond aux 4 amnésiques qui étaient jadis adhérents de la CGPME 30 et qui subitement retrouvent la mémoire de manière opportuniste dans un contexte d'élections consulaires.

Ces 4 cavaliers masqués ont franchis depuis longtemps le rubicon pour accoster sur les berges du MEDEF. Ils n'ont plus aucuneé  légitimité pour parler au nom de la CGPME 30.

L'organisation patronale des TPE et PME nationale,régionale,départementale n'accorde aucun crédit aux gesticulations habituelles des groupes collectifs ou toute autre association éphémère qui émaillent les scrutins consulaires et qui ont pour unique vocation de tenter de discréditer l'image et l'investissement d'une honorable et respectable Institution qu'est la CGPME au service des entreprises."

 

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