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LE COMBAT : DE PETITS PAS POUR LE COLLECTIF, UN GRAND PAS POUR LA LIGNE ALÈS-BESSÈGES !

Une centaine de personnes ont rejoint les membres du collectif de défense de la ligne Alès-Bessèges dans une marche de la gare de Bessèges à celle de Saint-Ambroix. Photo DR/

Partis de Bessèges à 50, la marche organisée par Le collectif pour la défense et le développement de la ligne Alès-Bessèges samedi (28 avril) s'est déroulée comme un trajet en train : certains ont fait tout le trajet de Bessèges à Saint-Ambroix, certains nous ont accompagné jusqu'à Gammal, d'autres encore nous ont rejoint à Robiac et à Molières. "Il y avait tellement de monde qu'on était tous debout" a déclaré l'un des compagnons de route avec humour, comparant ce trajet à celui que nous vivons parfois sur d'autres lignes TER surchargées. "Nous étions près de 120 en arrivant à Saint-Ambroix attendus par 200 autres usagers et défenseurs de la ligne" précise Anne-Marie Skora, présidente déléguée de l'Association des usagers de la SNCF du Gard.

Le Collectif,  par la voix de Jean Michel, président de l'Association des usagers de la SNCF du Gard, a fait une déclaration rappelant les récents évènements : les rencontres avec le Conseil général, avec la Région et très récemment avec le SMTBA. Par deux fois depuis la mi-avril le collectif a été reçu et écouté par le SMTBA, la dernière rencontre a permis aux défenseurs de la ligne Alès-Bessèges de confronter leurs "tarifs" avec ceux de la société TTK en charge de l'étude commandée par SMTBA (trois fois plus chers que nos estimations). "Malheureusement TTK s'appuie sur des ratios globaux (voir hors contexte) tandis que nous avons des tarifs réels (quasi-équivalents à ceux des travaux faits par la SNCF). Il a aussi présenté le potentiel démographique de la ligne (source INSEE) : il est équivalent à celui de la ligne Alès-Nîmes (hors Nîmes) d'environ 50 000 habitants chacun, il faut s'en rendre compte ! La ligne est donc viable" a-t-on appris du Collectif.

Ainsi, il a été demandé aux élus de bien analyser les différentes propositions avant de prendre leur décision. Daniel Piallet, le maire de Saint-Ambroix a redit à quel point la ligne Alès-Bessèges est l'artère nécessaire sur laquelle peut s'appuyer le désenclavement du secteur, que les scolaires seraient bien mieux dans les trains que dans les dizaines de bus actuels. Soulignant par ailleurs l'attrait touristique estivale de la vallée liée à la présence de la ligne TER. Une partie des élus a ensuite pris la parole : Bernard Portalès et Jean-Michel Suau, tous deux vice-présidents du Conseil général du Gard ont ainsi exprimé le souhait de réunir dès la mi-mai le SMTBA et ont exigé que RFF et la SNCF reviennent autour de la table. Enfin Fabrice Verdier, vice-président du Conseil régional a quant à lui confirmé la mise en place du billet à 1 euro pour la fin de l'année, avant d'ajouter :  "le billet à un euro ne marchera que si la vitesse est relevée (50 à 70km/h) en même temps".

"La menace de fermeture le 11 juin plane sur la ligne mais RFF et la SNCF savent aujourd'hui que ni les élus ni les usagers ne sont d'accord avec eux et qu'ils se donnent les moyens de changer les choses" se satisfait le Collectif pour la défense et le développement de la ligne.

 

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