SAINT-CHRISTOL-LEZ-ALÈS : Mouvement de grève chez Call Expert, les salariés déterminés

“On n’arrêtera pas la grève tant qu’on n’aura pas ce que l’on souhaite”, lâche Stéphanie Mallia, salariée de Call Expert et déléguée syndicale CGT. La situation est tendue chez Call Expert, un opérateur de centres d’appels implanté à Saint-Chrisol-Les-Alès. Depuis lundi matin, 10 heures, un rapport de force s’est instauré entre la direction et ses salariés. Ce climat désagréable s’explique par l’histoire de l’entreprise : “On a connu un redressement judiciaire en mars 2010 qui a duré jusqu’au mois d’août 2011. A ce moment-là, on a demandé une augmentation de salaire qui nous a été refusé. On pouvait le comprendre, on venait juste de s’en sortir. Mais là, ça fait six mois qu’on connaît une rentabilité de 20 % !”, explique Stéphanie Mallia.

Alors, la majeure partie des 150 salariés du site a décidé d’exprimer son mécontentement. Parmi les nombreuses revendications des grévistes, deux points semblent essentiels aux yeux des salariés : une augmentation des salaires de 7 %, ainsi que la volonté d’avoir un climat social plus apaisé. “En ce moment, l’ambiance est très tendue. La direction essaie de se faire respecter des salariés d’une mauvaise manière. Du coup, tout le monde est sous tension. Les chefs de projet répercutent les consignes sur leurs équipes et la tension se propage dans toute l’entreprise. La conséquence est que l’on compte beaucoup d’arrêts maladies”, développe la déléguée syndicale.

Photo d'illustration d'un salarié de Call Expert en plein travail

De son côté, la direction semble prête à discuter avec les contestataires. Une réunion s’est tenue, ce matin à 10 heures, entre le PDG de Call Expert et les grévistes. Hélas, les deux camps ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente. “On a fait une contre-proposition à 13h30. On attend une réponse de la direction”, ajoute Stéphanie Mallia. Si aucun accord n’est trouvé, les salariés pourraient prolonger leur mouvement de grève. Ils prendront la décision, tout à l’heure à 18 heures, lors d’une assemblée générale.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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