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NÎMES. Le préfet reçoit Coco dans sa maison : Une lueur d’espoir

Coco est arrivée à Nîmes ce jeudi 21 novembre à 16 heures. Photo DR/S.Ma
Coco est arrivée à Nîmes ce jeudi 21 novembre à 16 heures. Photo DR/S.Ma

Sept jours de marche et 110 kilomètres plus tard, Claudine Leroy alias Coco est enfin arrivée à Nîmes ce jeudi 21 novembre. Et c'est à la préfecture qu'elle s'est rendue en priorité, pour honorer un rendez-vous qu'elle avait demandé au préfet du Gard, Hugues Bousiges.

Coco est bien connue des médias. Ce n'est pas une star de la chanson, ni une femme politique ni même une "record woman" du saut à la perche. Non, Coco, c'est un petit bout de femme, le visage fendu d'un sourire et ce malgré les épisodes tragiques de sa vie, qui se bat pour pouvoir acheter la maison qu'elle loue depuis plus de 20 ans à Souvignargues. (Lire ici) Son propriétaire décédé, son fils, seul héritier, ne veut plus laisser la maison en location, il veut la vendre. Mais Coco, elle, veut rester dans cette maison où elle a pu se reconstruire une vie. Elle ne demande pas la charité, elle veut l'acheter. C'est pour cela qu'il y a deux ans, elle a lancé un appel aux dons des plus originaux : “Si tout le monde me donnait 1€, je pourrais continuer à vivre dans ma maison.

Mais aujourd'hui, la somme récoltée, si elle est coquette, ne suffit pas à payer le montant demandé par le nouveau propriétaire, soit 180 000€. Soit dit en passant : "J'ai fait réévaluer la maison par trois agences immobilières, elle en vaut 140 000€" précise Claudine Leroy. Mais toujours est-il que sans emploi depuis juin 2012, sans bail depuis décembre 2012, Coco est expulsable et son propriétaire le sait. Il l'a assignée en justice, la première audience est prévue pour ce mardi 26 novembre au tribunal de grande instance de Nîmes. Alors, Coco a demandé à rencontrer le préfet en charge des dossiers d'expulsion.

A la sortie de ce rendez-vous, Coco arbore une nouvelle fois son charmant sourire, et pour cause. "C'est un homme formidable" lâche-t-elle, son sac à dos de 14 kilos accroché dans le dos. "Je l'ai embrassé, j'ai même pris une photo avec lui." Si Coco est si heureuse, c'est parce qu'elle a pu raconter son histoire au préfet. "Je lui ai dit que je voulais absolument trouver un travail. Pendant 5 ans j'ai été conductrice de bus pour une entreprise de Sommières. Mais j'ai fait de petites erreurs et surtout, j'ai raté par inadvertance une de mes prises de service lors de la Feria de 2012. Ce qui m'a valu d'être virée alors que par ailleurs, ils n'avaient pas à me faire faire ce service puisque j'avais cumulé trop d'heures de travail sur un temps de repos trop court. J'ai saisi les prud'hommes, non pas pour avoir de l'argent, mais pour que l'on me réintègre dans l'entreprise." Car dans ce mot travail, Coco voit surtout la possibilité de pouvoir faire un crédit à la banque. Avant de perdre son emploi, sa banque lui accordait un prêt de 45 000€ sur 17 ans. 45 000€ à quoi on ajoute le montant des dons, Coco pouvait acheter sa maison. Alors, elle n'en démord pas, elle veut un travail. Un message entendu par le préfet qui a demandé à son directeur de cabinet, Christophe Perrin de lui donner sa carte, et de pourquoi pas donner un petit coup de pouce à la dame au chapeau en forme de maison. "Je dois lui envoyer mon CV" se réjouit-elle. "C'est un grand soulagement, c'était inespéré. Cela m'ouvre de nouvelles perspectives" lâche-t-elle les yeux pleins de larmes.

Pour voir le site de Coco, cliquez ici.

S.Ma

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