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NÎMES. « Katerina fugue parce qu’elle ne veut pas rejoindre sa mère en Russie » affirme Mouraz Averi

Photo DR/S.Ma
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A 11 ans, Katerina a déjà fugué deux fois du Foyer Départemental de l'Enfance de Nîmes où elle est hébergée en entendant de devoir rejoindre sa mère installée à Moscou en Russie. Mouraz séparé de son ex-femme, et sa fille Katerina sont arrivés en octobre 2010 à Nîmes. Les mois passent, et le papa demande à obtenir la garde exclusive de sa fille. Une lettre est alors envoyée à la maman de Katerina.

Commence alors un bras de fer entre les deux parents. Une enquête est menée pour savoir si Mouraz est capable de s'occuper de sa fille. Le 23 novembre 2012, les deux parents sont réunis avec leur avocat devant le juge des Affaires Familiales. "J'ai été décris comme un mauvais père, on m'a même dit que j'avais violé ma fille" a-t-il lâché ce mercredi 4 décembre, lors d'un rassemblement à Nîmes d'un Comité de soutien au père et à sa fille, tout juste créé. "Ma fille veut rester avec moi. Le 13 novembre, mon ex-femme et son mari sont venus voir Katerina à son école, Tour de Magne. Ma fille n'a pas voulu les voir, le directeur a dû la retenir pour qu'ils puissent lui parler." Depuis l'entrée de Katerina dans le foyer d'accueil sur décision de justice datée du 18 juin, Mouraz précise qu'il ne voit que très rarement sa fille. "Le 18 septembre dernier, le jour de son anniversaire, elle avait déjà fugué alors que sa mère devait la voir" affirme le papa. L'enfant avait été retrouvée le lendemain dans le centre-ville de Nîmes, aux Jardins de la Fontaine. Mercredi 27 novembre, Katerina avait-elle été avertie que sa mère devait arriver à Nîmes pour la voir ? Toujours est-il qu'elle a fugué une deuxième fois, échappant à la surveillance des éducateurs du foyer. Habillée d'un survêtement seulement, la jeune fille de 11 ans a passé presque une semaine dans la rue. Où était-elle ? "Je ne sais pas, elle n'a pas voulu me le dire" répond son père du tac au tac. C'est lui qui hier, a retrouvé son enfant "par hasard" à Nîmes. Pour ne pas l'effrayer, il n'a pas contacté tout de suite la police qui était à sa recherche depuis mercredi dernier. "Je l'ai amené manger de frites à Quick et les policiers sont arrivés." Une enquête est en cours pour déterminer les conditions dans lesquelles a vécu la jeune fille lors de sa fugue. Quant au père, qui travaille en tant que déménageur dans le cadre d'un chantier d'insertion de l'association l'Espelido, il compte bien poursuivre son combat pour garder sa fille auprès de lui et ce même si la justice nîmoise lui a retiré la garde.

S.Ma

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