La « mini-tornade » du 20 juillet dernier a provoqué d’importants dégâts un peu partout dans le Gard rhodanien.
Gaujac s’en est relativement bien sorti, en évitant la grêle. Mais c’est la cave coopérative du village qui a souffert, en perdant une partie de son toit.
« C’était impressionnant, inimaginable »
« Entre 130 et 150 mètres carrés ont été arrachés », explique Jean-Paul Coste, président de la cave. « Quand on m’a averti, je me suis dit : ‘quelques morceaux de tôle ont dû partir’. Mais en arrivant, c’était impressionnant, inimaginable. »
De fait, il n’est resté que la charpente en acier, c’est à dire presque rien. Le toit, qui avait été refait l’année dernière pour y installer des panneaux photovoltaïques, s’est en partie retourné sur la partie restée à sa place, et un bout s’est détaché et a fini en contrebas.
Assez miraculeusement, les dégâts à l’intérieur sont minimes : « on n’a pas eu de bouteilles cassées, raconte-t-il. Par mesure de sécurité on va faire une filtration des cuves pour enlever les poussières qui auraient pu entrer dans le vin, même si à mon avis il n’y en a point. »
« Un toit pour les vendanges »
Les travaux de reconstruction ont été confiés à une société montpelliéraine spécialisée et ont débuté cette semaine. Jean-Paul Coste n’a à ce jour qu’une priorité, « c’est qu’il y ait un toit pour les vendanges, le 15 septembre », et assure que comme les travaux avancent bien, « à ce jour, les vendanges ne sont pas menacées. »
Par ailleurs, cette mésaventure n’aura a priori pas de conséquences financières pour la cave, l’assurance couvrant tous les frais. « Heureusement, sinon ça aurait remis en cause la viabilité de la structure » affirme son président.
Alors Jean-Paul Coste s’estime pas trop malchanceux : « ce n’est que du dégât matériel, il faut relativiser avec les deux décès (un à Saint-Paulet-de-Caisson et un autre en Ardèche, ndlr). Et certains, à quelques kilomètres d’ici, ont été très touchés par la grêle. Je sais ce que c’est, je compatis. »
Thierry ALLARD