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FAIT DU JOUR St-Jean-de-Valériscle : une enfant du pays fait son entrée au Panthéon

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Les élus, le sous-préfet et les enfants du village rendent hommage à Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

Elle est née le 5 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle, une petite commune gardoise située à deux pas de Saint-Ambroix. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, héroïne de la Résistance, a fait son entrée au Panthéon hier. Dans son village natal comme à Milhaud, deux vibrants hommages lui ont été rendus.

Alors qu'une grande cérémonie officielle se préparait devant le Panthéon à Paris, les élus de Saint-Jean-de-Valériscle, les enfants du village et les représentants des anciens combattants se sont retrouvés beaucoup plus modestement hier matin devant une résidence de logements sociaux qui porte le nom de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Un établissement scolaire basé à Milhaud, l'un des deux seuls en France à porter le nom de la Résistante, a également tenu à célébrer sa mémoire. A cette occasion, le préfet Didier Martin et la députée Françoise Dumas ont découvert les vidéos extrêmement touchantes réalisées par les élèves de l'établissement ainsi qu'une exposition dans l'enceinte du lycée.

Le choix de lui rendre hommage à cette date n'est pas un hasard : depuis l'année dernière, le 27 mai est la journée nationale de la Résistance. C'est aussi ce jour-là, en 1943, que la première réunion du Conseil national de la Résistance s'est tenue autour de Jean Moulin, pendant l'occupation. C'est désormais une journée de mémoire pour les jeunes générations « afin de ne pas oublier ce que furent les drames et les luttes du passé au cours de cette période douloureuse de l'histoire de France », a rappelé le maire de Saint-Jean-de-Valériscle, José Puso. Hier, aux côtés de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, trois autres figures de la Résistance ont été panthéonisées : Germaine Tillon, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Le préfet Didier Martin et la députée Françoise Dumas à Milhaud. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le préfet Didier Martin et la députée Françoise Dumas à Milhaud. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Citoyenne d'honneur de Saint-Jean-de-Valériscle

Résistante dès juin 1940, la nièce de Charles de Gaulle multiplie les actions de renseignement et d'information, notamment au sein du réseau Défense de la France, une organisation de résistance à l'occupation allemande. En 1944, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück et n'en sortira que le 25 avril 1945 lors de la libération du camp par l'Armée rouge. Militante des droits de l'homme, elle s'engage en faveur des plus démunis à la Libération et devient, en 1968, présidente du mouvement « Agir tous pour la dignité Quart Monde ». En 1998, après dix ans de combat, elle fera adopter une loi de lutte contre la pauvreté.

Titulaire de la médaille de la Résistance et de la croix de guerre, elle est la première femme a recevoir la grand-croix de la Légion d’honneur en 1997. Deux ans plus tard, elle revient quelques instants dans son village natal, où elle recevra le diplôme de citoyenne d'honneur de la commune. Elle s'éteint en 2002 à Paris et est inhumée en Haute-Savoie. À la demande de sa famille qui refuse qu'elle soit séparée de son mari, sa dépouille n'a pas été transférée au Panthéon. À Saint-Jean-de-Valériscle, son souvenir est gravé sur l'avenue qui porte le nom de Pierre Barberan, un Saint-Jeannais résistant tombé en 1944.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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