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FERIA DE NÎMES Trois matadors « français » pour une fulgurance taurine

Julian Lopez "El Juli", maestro de référence pour Andres Roca Rey (Photo Archives Anthony Maurin)
Julian Lopez "El Juli", maestro de référence pour toute une génération de néo-matadors (Photo Archives Anthony Maurin).

Corrida de Garcigrande pour Julian Lopez "El Juli", Sébastien Castella et la prise d’alternative d’Alvaro Lorenzo.

Les trois matadors du jour ont pris leur doctorat dans des arènes françaises. El Juli, à Nîmes, Sébastien Castella chez lui à Béziers et Alvaro Lorenzo dans quelques heures à Nîmes également. Trois toreros importants, trois styles différents et trois caractères complémentaires pour une corrida de garantie.

On ne présente plus El Juli… Le Madrilène est l’enfant chéri de Nîmes, l’aficion l’aime, l’a vu grandir, l’a accompagné dans son ascension et le garde aujourd’hui encore dans son cœur. Il aime Nîmes, son public, sa fidélité et ses arènes. Il connaît le moindre grain de sable de cette piste sur laquelle il a triomphé à de multiples reprises et les toros de la tarde sont un peu pour lui comme un ballon pour un footballeur ! Il saura se jouer de ses adversaires et fera certainement baver quelques aficionados qui voient en lui le torero d'une génération.

En 2014, Sébastien Castella et El Juli donnaient déjà l'alternative à Roman (photo Anthony Maurin)
En 2014, Sébastien Castella et El Juli donnaient déjà l'alternative à Roman (photo Anthony Maurin).

Le Juli a toujours eu des adversaires potentiels… De novillero puis une fois son alternative en poche, il était souvent en compétition avec le biterrois Sébastien Castella. Pourtant, les styles sont très différents mais il est vrai que l’âge quasi similaire et la popularité des deux maestros ont fait qu’il fallait qu’ils se tirent la bourre. Bref, Castella n’a plus besoin de faire-valoir ! Il s’est émancipé de cette doctrine et trace seul sa route vers la gloire et la reconnaissance du public passionné. Il a réussi tous ses paris et a une tauromachie retrouvée depuis une paire d’années. Castella est avec Juan Bautista une valeur sûre de la tauromachie française mais aujourd’hui, la compétition repart de plus belle. Le niveau devra monter d’un cran car ses deux compagnons voudront passer devant lui quand ils sortiront en triomphe des arènes.

Alvaro Lorenzo lors de la Cape dOr à Nîmes Photo Anthony Maurin)
Alvaro Lorenzo lors de la Cape d'Or à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Pour finir ou plutôt pour commencer, Alvaro Lorenzo prendra son alternative à Nîmes. Lors de sa despedida de novillero à Madrid il y a quelques jours (en compagnie des deux autres futurs maestros nîmois), il a marqué la course de son empreinte. Un caractère fort, un toreo de savoir et une émotion vivante. Alvaro Lorenzo a souvent prévenu qu’il avait de belles qualités qu’il a su laisser entrevoir à de nombreuses reprises mais il n’a pas encore franchi le cap fatidique du grand triomphe. Aujourd’hui, est son jour et il se peut que cette alternative fasse de lui un torero d’une autre dimension. C’est ce qu’attendent les gradins nîmois, un nouvel enfant chéri parrainé par un immense maestro qui prendra pour témoin un autre immense maestro, français !

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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