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NÎMES Anne-Marie Adam, la genèse élève la sculpture

(Photo Anthony Maurin).

C'est presque logique pour une Adam d'aimer les Eve. La femme originelle. La femme d'aujourd'hui comme celle d'hier. La femme en forme et en fond. La femme avec ses courbes et son galbe, sa part intérieure, sa force extérieure. La femme sous tous les angles, dans toutes les positions mais souvent sans couture.

Pour Anne-Marie Adam, sculptrice belge devenue nîmoise par adoption voilà près de dix ans, la sculpture est un rêve enfin assouvi. "C'est un rêve d'enfant, j'en ai toujours eu envie mais j'ai fait des études très conventionnelles puis est venu le temps de ma reconversion professionnelle. J'en ai profité pour faire les Beaux Arts de Liège, pour me remettre dans les études afin de pouvoir faire ce que j'aimais vraiment. J'avais 44 ans". Un exemple qui force le respect et qui amène de l'eau au moulin de la création.

Dans son atelier nîmois, Anne-Marie Adam (Photo Anthony Maurin).

Pourquoi la sculpture? Pour la troisième dimension! "Cela m'intéressait beaucoup. J'étais un rat de musée et j'avais dans ma famille un artiste peintre qui m'a offert un paquet de terre et qui m'a appris à faire un buste. Quand on connaît les bases, on passe très vite au modèle vivant", note Anne-Marie Adam. Des modèles vivants pour ne pas dire des nus. Sans aucune provocation, ses nus ne sont ni en odeur de sainteté ni à la mode. Certainement les relents d'un puritanisme bientôt révolu... "Les gens ont un souci avec la nudité, parfois, on subit pas mal de pression mais je ne cherche pas à plaire, je fais ce que j'aime, c'est tout!" poursuit l'artiste.

(Photo Anthony Maurin).

D'ailleurs, si Anne-Marie fait ce qu'elle aime, ses modèles sont complices de cet état. "Depuis que je vis à Nîmes, j'ai mes habitudes et mes modèles dont une avec laquelle nous travaillons en toute confiance. En général, elle pose une heure, je ne fais pas de croquis ni de dessin, je travaille directement la matière" note la Belgo-nîmoise. Un travail qui ne se résume pas en un entassement de terre prête à être enfournée... Evidemment! "J'aime vraiment la troisième dimension alors, contrairement à d'autres artistes, je n'enlève rien de mes sculptures, j'élève la terre pour lui donner forme, je n'ôte pas de matière, j'en ajoute" ajoute Anne-Marie.

(Photo Anthony Maurin).

L'envie de construire, de donner naissance, de laisser une trace comme un fugace souvenir imprégné dans le temps et dans la chaleur de la créativité. Laisser sécher la terre, vider l'intérieur avant de la cuire dans son propre four. Si l'artiste ou l'acheteur le désirent, la pièce peut se muer en bronze en étant coulée dans la fonderie qui a sa confiance, celle de Saint-Clément, chez Claude. Pour le bronze, la convention veut qu'une pièce puisse être moulée jusqu'à huit ("ouite" comme dirait l'artiste belge) fois plus quatre que l'artiste peut conserver.

(Photo Anthony Maurin).

Le sujet de prédilection d'Anne-Marie? "Le corps de la femme! J'aime ses formes mais je ne sais pas l'expliquer. Je fais aussi d'autres œuvres comme des chats, des sculptures à connotations taurines, des portraits, des bustes de jardin... J'apprécie que l'on me soumette une commande, ainsi, j'ai un but et un cadre de travail. C'est un peu l'histoire du prix que j'ai fait pour Angel Peralta en 2015 sur l'initiative de Marion Mazauric, c'était très émouvant" poursuit Anne-Marie Adam.

(Photo Anthony Maurin).

N'étant pas des plus directive quand il s'agit de demander des choses à son modèle, l'artiste laisse le libre choix à sa complice du jour de la pose choisie. "C'est le modèle qui s'exprime, je veux qu'elle soit à l'aise mais derrière chaque pièce, il y a une histoire" avoue celle qui a, pendant trois ans, confectionné les prix décernés à Miss Belgique et qu a décroché quelques belles récompenses qui font d'elle quelqu'un de connu pour les habitants du plat pays.

(Photo Anthony Maurin).

Quelques projets sont en vue. Réaliser une oeuvre en direct semble exciter la création de l'artiste mais avant cela, une exposition arlésienne à Arles Galery au mois de janvier prochain sera effective. Où voir les autres oeuvres? A son atelier mais aussi rue Racine (boutique CMV). Sinon sur son site web mais honnêtement, rien ne vaut la vision bien réelle et le toucher bien concret pour se faire une idée!

(Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “NÎMES Anne-Marie Adam, la genèse élève la sculpture”

  1. Je trouve vraiment qu’elle a du talent. J’aime bien l’expression d’art que l’on peut noter dans chacune de ses sculptures et j’espère avoir l’occasion de découvrir plus en détail l’ensemble de ses oeuvres.

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