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ALÈS Municipales : les communistes appellent au rassemblement de la Gauche

De gauche à droite, les communistes alésiens Giovanni di Francesco, Danièle Lis et Alain Perrod. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ils n’étaient pas encore sortis du bois… Ce matin, les membres de la section alésienne du Parti communiste ont donné les grandes lignes de leur positionnement pour les municipales de 2020. À l’image des autres partis de Gauche comme les insoumis ou les socialistes alésiens, le citoyen sera au cœur des débats.

« Démarche citoyenne », « démocratie participative », « les gens doivent se réapproprier la chose politique »… À Alès, les lancements de campagne des partis de Gauche se suivent et se ressemblent. Les premiers à dégainer, les socialistes avec l’association « Alès à venir » veulent « favoriser le projet avant les personnes ». Chez les insoumis, « ce sera du participatif ». Et les communistes parlent d’une « démarche citoyenne ». Sur le papier, tout ce petit monde est plein de bonnes intentions et unanime sur le constat que le poids-lourd Roustan sera difficile à renverser.

Mais le communiste Giovanni di Francesco trouve des raisons d’y croire : « Alès est une ville de Gauche », soutient-il avant de rappeler que « cette ville a été perdue à cause des divisions de la Gauche ». Hors de question, donc, de reproduire les erreurs du passé. « On est prêt à se rassembler, on va tout faire pour qu’il n’y ait qu’une seule liste. Car s’il n’y a pas qu’une seule liste face à Roustan, on ne le battra pas », analyse Alain Perrod, également membre de la section alésienne.

Pas d’enfumage !

En restant discrets sur leur démarche, les communistes dévoilent seulement que leur première sortie devrait se tenir en juin et qu’il sera question de demander aux Alésiens : « Quelle ville vous rêvez ? », souffle Alain Perrod. Il est peut-être là le changement : avant, le rêve, ce sont les politiques qui en vendaient. Maintenant, on demande directement au peuple. « On veut faire le travail à l’envers, résument-ils. Ce n’est pas derrière un parti politique que ça va se faire, ni derrière un candidat. Ce n’est pas une seule personne qui y arrivera. Ça passera par un rassemblement citoyen ».

Allez, on récapitule. Pour ces élections municipales, on bannit les mots « candidat » et « parti politique » pour privilégier un langage "giletjauniste" à base de « citoyen » et de « rassemblement ». Seulement, en grattant un peu, l’union sacrée - qui risque elle aussi d’être un rêve de plus (les insoumis ayant déjà déclaré qu’ils ne feront pas d’alliance) - a ses limites.

« Il y a des lignes à ne pas franchir et si telle force politique est plus forte qu’une autre sur un secteur, on fera en fonction  », explique Alain Perrod avant de se reprendre immédiatement : « Mais on ne veut pas rentrer dans des batailles politiques »… Quid de Jean-Michel Suau, le candidat historique du parti sur Alès (qui n’était pas présent à la conférence de presse) ? Pourrait-il s’effacer au profit d’un illustre inconnu sorti du sacro-saint rassemblement citoyen ? « On va donner des gages que ce n’est pas de l’enfumage, qu’on ne travaille pas de façon cachée pour Jean-Michel Suau », promet Alain Perrod. Tout ça se vérifiera très vite…

Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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