ActualitésSociété

NÎMES Avec le bureau consulaire, le Gard et la Tunisie se rapprochent

Adel Belhadj, chargé du bureau consulaire tunisien de Nîmes (Photo Corentin Corger)

Ouvert au public depuis le 21 mars dernier, le bureau consulaire de Tunisie située à Nîmes a été officiellement inauguré, ce mardi, en présence de Khémaies Jhinaoui, ministre tunisien des Affaires étrangères, du préfet, Didier Lauga, et du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Une antenne locale qui va concerner près de 12 000 ressortissants en Occitanie.

Afin que les 1 000 ressortissants tunisiens vivants dans le Gard, bénéficient à proximité des services du consulat, un bureau consulaire a été ouvert 13, rue du Bourdaloue à Nîmes. Cette antenne locale, ouverte depuis le 21 mars 2019, est rattachée au Consulat général de Tunisie à Marseille et concerne les 12 000 Tunisiens qui vivent en Occitanie.

Auparavant, une simple permanence était assurée par une amicale de Tunisiens pour rendre des services sociaux. Désormais, c'est un véritable bureau consulaire, sous l'égide du ministère des Affaires étrangères, qui accueille le public pour différentes prestations : renouvellement de passeports, authentification de documents... "C'est un vrai relais de proximité entre les Tunisiens et le consulat de Marseille", résume Adel Belhadj, chargé de diriger ce bureau consulaire.

Le ministre tunisien concerné était présent dimanche et lundi à Marseille pour participer au Sommet des Deux Rives. Une réunion lancée par Emmanuel Macron, pour développer "une politique méditerranéenne forte" où se trouvaient des pays d'Afrique du Nord et d'Europe occidentale. Khémaies Jhinaoui a donc profité de sa venue en France pour inaugurer ces nouveaux locaux. "Je suis convaincu qu'il y a beaucoup de choses à faire entre cette région et la Tunisie. Nous avons un héritage commun datant de l'époque romaine. J'ai l'impression de retrouver les paysages de Bizerte", a t-il déclaré.

Au centre, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui (Photo Corentin Corger)

Deux pays étroitement liés puisque c'est en France que la diaspora tunisienne est la plus importante avec près de 800 000 ressortissants. Environ 136 000 visas sont délivrés chaque année. Des relations diplomatiques saines qui permettent de développer les échanges commerciaux. "Il y a plein de possibilités pour renforcer ce qui est déjà fait que ce soit dans le commerce ou l'industrie. Ce n'est qu'un début. J'espère une visite de votre côté", poursuit le ministre des Affaires étrangères de la République tunisienne. Une invitation que semblent avoir acceptée Jean-Paul Fournier et le préfet Didier Lauga, qui rappelait que, "la France est le premier investisseur étranger en Tunisie."

Il existe un exemple concret de ce rapprochement sur le plan économique entre le Gard et la Tunisie. La société nîmoise VSB énergies nouvelles a remporté un marché international sur la terre des Aigles de Carthage pour implanter des éoliennes, les exploiter et revendre l'énergie au gouvernement tunisien. Des échanges pourquoi pas viticoles pourraient être envisagés : "On a du très bon vin", assure un représentant de la délégation à Éric Giraudier, président de la CCI (Chambre de commerce et d'industrie). Dans le Gard aussi. Et pour boire du Costières à Tunis, il n'y a qu'une mer à traverser.

Corentin Corger

Etiquette

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité