D'entrée, Jérôme Garcia a insisté sur la nécessité d’indexer les salaires et les pensions sur les prix, réclamant un salaire minimum de 2 000 euros par mois pour tous. "Les entreprises ferment, les actionnaires s’enrichissent, mais ce sont les travailleurs qui paient la crise", condamne la tête de liste, prenant pour exemples la situation de l’usine Solvay et celle du Centre Hospitalier où il exerce en tant que brancardier. Pour lui, il est urgent d’interdire les licenciements et de faire "payer la note aux actionnaires", afin de redistribuer les richesses vers ceux qui en ont le plus besoin.
Faire entendre le camp des travailleurs dans une société régie par le capitalisme
La liste de Lutte Ouvrière à Alès se veut représentative des réalités du terrain : auxiliaires de vie, secrétaires, travailleurs agricoles, hospitaliers, enseignants… "Nous voulons faire entendre le camp des travailleurs dans une société régie par le capitalisme, qui plonge la population dans la crise et la guerre", explique Jérôme Garcia. Le candidat a également pointé du doigt la précarité et le chômage à Alès, qui alimentent selon lui les incivilités et la délinquance dans les quartiers populaires, transformés en "ghettos" par l’absence de perspectives.
Lutte collective et internationalisme
Pour Lutte Ouvrière, la solution passe par la lutte collective, capable de sauver et de créer des emplois, tant à l’échelle locale que nationale. Jérôme Garcia a aussi dénoncé l’impérialisme américain, évoquant les interventions au Venezuela, en Iran, en Afghanistan, en Syrie et à Cuba. "La soif de pouvoir de la bourgeoisie assoiffe les plus pauvres. Il est temps de satisfaire les besoins essentiels : santé, éducation, Sécurité sociale", a-t-il martelé, qualifiant les promesses sécuritaires des autres candidats de "démagogie".
Journée internationale des droits des femmes
À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, Aïcha Terbèche, 4ᵉ sur la liste, s'est exprimée, rappelant que cette journée a été créée "sous l’impulsion" de la militante Clara Zetkin : "Aujourd'hui encore, les femmes ont des salaires plus faibles et sont victimes d'une relégation domestique et un effacement total de la place publique, mais aussi d'avortements clandestins qui tournent mal. Le combat contre l'oppression des femmes est indissociable de la lutte des classes, elles font partie des plus exploitées parmi les plus exploités."