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ANDRÉ ACOSTA ENTRE DANS LE CLUB TRÈS FERMÉ DES CHEVALIERS DE L’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE

André Acosta a reçu hier les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Mérite sous le regard admiratif de son épouse, Francine et de sa petite fille, Mathilde. Photo DR/S.MA

À bientôt 58 ans (le 20 février prochain), André Acosta, ce fils d'immigrés espagnols né à Nîmes, a reçu hier, lundi 13 février, les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Mérite des mains de Hugues Bousiges, préfet du Gard. Les deux hommes se connaissent bien, pour avoir travaillé ensemble au sein du comité départemental de l'économie et des finances. D'ailleurs, pour avoir occupé plusieurs postes au ministère de l'Economie et des Finances dans sa carrière, Hugues Bousiges ne pouvait avoir qu'un sentiment particulier à l'égard de l'homme de banque. Les yeux humidifiés des deux hommes au moment de la remise des insignes en ont témoigné.

Cérémonie oblige, plongeons dans le passé d'André Acosta, celui qui fait désormais partie des "190 000 Chevaliers de l'Ordre National du Mérite sur une population totale de 65 millions d'habitants. En économie, une des lois fondamentales veut que ce qui est rare, est cher" lance le préfet qui ne tarit pas d'éloges sur l'homme qu'il aime a qualifié de "self made man, quelqu'un qui ne doit sa réussite qu'à lui-même."

C'est à 17 ans que le Nîmois entre dans la vie active en tant que manoeuvre en maçonnerie avant d'être engagé comme agent de guichet dans la banque Bonnasse. L'univers des chiffres le séduit, à tel point qu'après un CAP et un brevet de banque, il sera diplômé en 2002 de l'institut technique bancaire. D'abord guichetier, André Acosta gravit les échelons un à un pour devenir directeur d'agence, de groupe et enfin directeur régional au sein de la banque Chaix, société dont il pousse les portes en 1982 pour ne plus en sortir les trente prochaines années. Le parcours professionnel accompagné d'une forte implication dans le monde de l'entreprise (Jeune chambre économique française de Nîmes, Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes)  est certes respectable et son engagement solidaire fait d'André Acosta, un homme au grand coeur n'écoutant que ses convictions.

"Mes engagements m'ont rendu fier et heureux" balbutie ému, André Acosta. Fier, il peut l'être. "Depuis 2002, vous êtes membre de l'association CIL UNICIL qui collecte le 1% patronal pour développer le logement social dont notre pays a tant besoin[...] Solidarité aussi en faveur de ceux qui sont à la recherche d'un emploi en votre qualité de membre et trésorier de la Maison de l'Emploi. Solidarité pour lutter contre les discriminations à l'embauche" précise Hugues Bousiges. Et puis, il y a son engagement pour les créateurs et repreneurs d'entreprises. Solidarité aussi envers les hommes en général en étant que membre et président du Lions Club. Un homme au grand coeur qui en 1980 a sauvé de la noyade une personne ivre tombée dans le Vieux-Port à Marseille, puis deux après, au même endroit, une autre personne qui s'était jetée dans ces mêmes eaux par désespoir.

"J'ai tout simplement essayé d'avoir une belle vie, confie timidement le nouveau Chevalier de l'Ordre National du Mérite sous le regard de sa famille et notamment ses parents émus aux larmes. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis honoré de recevoir ces insignes auxquelles j'aimerais attribuer un A aux six branches. A comme amour, car je ne sais pas fonctionner sans amour. A comme apprendre. Apprendre de soi, apprendre aux et des autres. A comme argent, rien d'original pour un banquier. A comme abandon ou plutôt le refus d'abandonner. A comme accepter, accepter l'autre comme il est."

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