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NÎMES : QUAND UN QUARTIER « FAIT UN REJET » DE CAMÉRA…

Il y a environ huit jours, fait rarissime, une caméra de vidéosurveillance a disparu du quartier nîmois où elle était implantée : le Mas de Mingues, « le plus petit des quatre quartiers de ZUS de la ville », comme l’explique, Richard Tiberino, maire adjoint chargé de la sécurité à Nîmes, « mais aussi l’un des plus chauds », ajoute-t-il.

C’est la première fois que cela arrive à Nîmes, sur la centaine de caméras implantées. « Pourtant dans ce quartier, on a déjà tout eu », dit-il, notamment :

- 14 véhicules de la police municipale dont les vitres ont été brisées, parmi d’autres « caillassages »,

- le bureau de poste local braqué à deux reprises en trois mois.

Mais d’après l’élu UMP, ce cas inédit de vol de caméra fait suite à toute une série d’autres méfaits au Mas de Mingues  « hormis les multiples dégradations de ce type qui ont eu lieu dans les quartiers de Valdegour et Pissevin ». L’élu de la majorité municipale explique « qu’il y a six mois déjà » cette même caméra [ou celles qui l’on précédée] a « sauté à l’explosif » comme le radar de feu rouge placé à proximité du quartier.

Ceux qui manifestement sont « dérangés » par la présence de cette « caméra stratégique » des mots de M. Tibérino, avaient, de par leurs agissements, contraint la municipalité à trouver un endroit « inaccessible », à 3 ou 4 mètres de la première fenêtre du haut de l’immeuble où elle a finalement été placée. Pas si difficile d’accès que cela, puisque le maire adjoint reconnaît que la caméra disparue a laissé « un câble coupé proprement ». L’opérateur (agent municipal) chargé de surveiller les écrans à ce moment-là, aurait vu en direct le vol de caméra. Remarquant que celle-ci bougeait violemment dans tous les sens, l’agent a prévenu les policiers municipaux, qui sont arrivés sur place bien trop tard. Il n’aura suffi que de 30 minutes pour que ce ou ces "chevronnés de l’escalade" ne commettent leur larcin, là où l’accès était rendu normalement impossible par les toits.

À ce petit jeu du « chat et de la souri »… Les vandales ont pris une petite avance, mais la municipalité ne se déclare pas encore vaincue, et réfléchit à une nouvelle parade, M. Tibérino, affirmant que « l’on n’abandonne pas le quartier du Mas de Mingues pour autant », dans le cadre de sa politique de sécurité.

La ville de Nîmes a déposé plainte, même s’il y a peu de chances qu’une enquête n'aboutisse à ce que l’on retrouve la fameuse caméra volée. Le coût de l’appareil seul est de 6.000 euros, mais ne pourra « pas servir à réaliser de films de vacances » nous précise l’élu. A noter que le coût global du dispositif pour cette seule caméra est le plus cher du réseau implanté sur la ville : 70.000 euros, soit le montant nécessaire au déploiement de la fibre optique pour l’appareil, dans un endroit difficilement accessible.

La caméra sera bien remplacée, mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Qui de la mairie ou des responsables de ces dégradations se lasseront les premiers… ? A suivre…

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