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GARD : LE CANDIDAT-PRÉSIDENT SARKOZY SURPROTÉGÉ ?

A l’heure où la campagne électorale fait rage sur la scène politique, on peut s’interroger sur un aspect moins souvent mis en lumière durant cette période : la sécurité rapprochée des personnalités engagées dans la campagne présidentielle, alors que Nicolas Sarkozy vient de se rendre dans le Gard, en attendant François Hollande cette semaine.

Il faut savoir que selon la menace, la protection rapprochée, confiée le plus souvent aux services d'ordre des partis pour les candidats, est ensuite placée sous la responsabilité du service de protection des hautes personnalités (SPHP) : 760 fonctionnaires spécialisés et surentraînés qui composent une unité d'élite créée en 1994 exclusivement dédiée aux prétendants à l'Élysée.

Il y a des conditions : le candidat doit d’abord en faire la demande à la Direction générale de la police nationale qui la transmet à la lutte antiterroriste (Uclat). Un diagnostic est rendu selon une échelle de risques.

Depuis que François Hollande a reçu des menaces à l’occasion de son déplacement à Mérignac début janvier, il fait partie de ceux qui bénéficient de cette garde rapprochée spécifique, tout comme c’était le cas pour Dominique de Villepin, ancien premier ministre et Jean-Pierre Chevènement, ex-ministre de l'Intérieur. François Bayrou, de son côté fait partie de cette short-list, depuis que l’ETA l’aurait intégré à une de ses « listes » dans les années 1990. Marine Le Pen depuis le meeting du 15 janvier dernier à Rouen et Eva Joly également.

Quant au candidat sortant, Nicolas Sarkozy, qui a été bousculé par un inconnu le 30 juin à Brax (Lot-et-Garonne) lors d’une assemblée générale des maires du département et qui avait reçu en 2009 une lettre de menaces de mort, contenant une balle, on laisserait le GSPR faire (groupe de sécurité de la présidence de la République). Une équipe dont c’est le métier. Il semblerait que d’après  la Commission des comptes de campagne, l’État paie la note des frais occasionnés par la sécurité du chef de l’État, même en période électorale, comme nos confrère du Parisien l’avait relayé en janvier dernier, « en raison de leur caractère indissociable de l’exercice du mandat présidentiel ».

Toutefois, on peut se poser de nouveau la question, depuis la visite du candidat-président jeudi 29 mars, dans le Gard pour son meeting au Parnasse qui a suivi une visite à Vestric-et-Candiac, dans un bar-tabac. En effet, d’après une source proche du service de sécurité mis en place pour l’occasion, « un service d’ordre étoffé composé de policiers en civil (en service), dont des motards (sur des véhicules banalisés) ont été assignés à la sécurisation du déplacement du président sortant. Des policiers gardois, notamment de Nîmes et d’Alès ». Alors, le SPHP, le GSPR… spécialisés sur ces missions ne suffiraient-il pas à maintenir la sécurisation des candidats, y compris pour le président sortant, et réclamerait ainsi la mobilisation des policiers locaux rattachés à d’autres missions pour la plupart ? Une question qui devrait rester en suspens si les prochains locataires de l'Élysée continuent à confondre compte de l’État et compte de campagne. En effet, le droit qui encadre ces situations de protection des personnalités déjà en exercice ne semblent pas encore tout à fait fixé et transparent.

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