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GARD : LES CHALUTIERS EN MANQUE DE CARBURANT ET DE POISSONS…

Les marins-pêcheurs ne vivent toujours pas une période faste… Touchés par la crise économique, mais pas exclusivement. En effet, au Grau-du-Roi, comme à Sète (Hérault) ou Marseille (Bouches-du-Rhône) les pêcheurs devront rester à quai durant 35 jours, en attendant des jours meilleurs. Mais comme on nous le confirme du côté du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins du Languedoc-Roussillon (CRPMEM), il s’agirait « d’une décision » prises par les pêcheurs eux-mêmes, contraints tout de même par le coût du carburant de plus en plus élevé et le manque de rentabilité de leur pêche du même coup, au vu de la taille réduite des poissons dits « bleus » (sardines et anchois) qui ne peuvent se vendre ou à bas prix.

Face à cette impasse, et pour sortir de la crise chalutière, la réglementation européenne a mis en place deux dispositifs : soit l’arrêt biologique (interruption pure et simple de l’activité), soit l’arrêt temporaire selon les situations. Les pêcheurs se situent actuellement dans ce dernier cadre : une mesure volontaire sur une période préétablie (notamment à partir d’un critère de reproduction des espèces mais pas uniquement). Les autorités indemnisent les pêcheurs qui feraient le choix de rester à quai sur une période de 1 à 35 jours (sur la base des revenus de l’année précédente), au gré de leur volonté (sans obligation). A vrai dire, leur contrainte est purement économique. Comme nous l’expliquait une source proche des représentations professionnelles du secteur, « c’est une mesure temporaire qui permet d’éviter aux pêcheurs de partir en mer et de travailler à perte ».

Il s’agit de la deuxième fois, après une première mise en place en 2011 de ce « dispositif méditerranéen » à l’égard des pêcheurs de l’ensemble de la côte Méditerranéenne, et cette fois-ci étendu non pas uniquement aux sardines et anchois, mais aussi au merlus. D’après nos informations, une rotation s’opère sur le port du Grau-du-Roi. Une partie des chalutiers partent en mer, pendant qu’une autre reste à quai, pour l’une des deux coopératives de pêcheurs graulens.

Une solution qui ne peut qu’être temporaire, et ne laisser présager, à elle seule, un avenir meilleur aux marins-pêcheurs de la région.

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