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NÎMES : La CCI souhaite un grand projet autour des Jeux Romains et la Romanité

Photo © objectifgard.com / MA

Ce vendredi matin (8 juin 2012), la CCI de Nîmes, et son président, Henry Douais, ont décidé de présenter les chiffres produits par l’Observatoire du Commerce sur la troisième édition des Grands Jeux Romains, qui se sont déroulés le week-end des 28 et 29 avril dernier, et qui ont vu 18.600 spectateurs pour les seuls évènements qui avait lieu dans les Arènes, ce qui pourrait porter à une trentaine de milliers, le nombre de visiteurs sur l’ensemble de la ville durant les deux jours de festivités.

C’est la première fois que l’Observatoire du Commerce de la CCI réalise une telle étude, auprès de 130 commerçants, cafetiers et restaurateurs – adhérents de l’Office du Commerce. Il s’agit « d’une enquête flash réalisée auprès des seuls commerces du quartier de l’Ecusson, au courant du mois de mai 2012 », apprend-on.

Henry Douais a exprimé sa satisfaction face à ces résultats chiffrés :

« 30 % des commerçants ont vu augmenter, en moyenne de 42%, le flux de clients dans leur magasin. 1 sur 5 a bénéficié d’une hausse sensible de son chiffre d’affaires, de l’ordre de 38 %. Cette hausse a également été ressentie par les restaurateurs qui ont vu, pour la moitié d’entre eux, leur fréquentation évoluer de +63 %, avec une augmentation du chiffre d’affaires de 53 % ».

A partir du constat que M. Douais dresse : « la romanité fait partie de notre culture. La population se l’ait appropriée », l’idée du président de la CCI est de créer « un grand pôle d’attractivité autour de la romanité », à partir de ces grands jeux romains, dont les intervenants, tels que Michael Couzigou, pour Culturespaces (qui a investi 450.000 euros environ sur l’opération, avec un déficit de 120.000 euros) et Eric Teyssier (Maître de conférence, directeur du département Histoire à l’Université de Nîmes), président de l’association Ars Maiorum, refuse qu’il ne devienne un « Puy du Fou Bis ». Il s’agirait plutôt de « faire de la reconstitution historique. Et pour cela, faire venir les meilleurs de toute l’Europe », explique Michael Couzigou, qui prend en exemple la ville de Provins (Seine et Marne) autour du patrimoine moyenâgeux. M. Teyssier, lui, cite le chantier médiéval de Guédelon, qui draine 310.000 visiteurs par an, « aux fins fonds de l’Yonne ». L’objectif : « expliquer de manière ludique et pédagogique », souligne l’universitaire, qui lance, très enthousiaste, que l’ « on a, à Nîmes, des vestiges mieux conservés qu’à Pompéi et Rome ».

On l’a bien compris, d’un point de vue économique, dans un département « marqué par plus de 13 % de chômage », c’est le tourisme qui est visé comme moteur de l’économie, et qui constituerait « la seule industrie non délocalisable ». D’après l’étude de l’observatoire de la CCI, les touristes venus dans le centre-ville de Nîmes le week-end du 28 et 29 avril disposaient d’un panier moyen de 40 euros.

Il reste cependant des obstacles à franchir semble-t-il avant « la prochaine mise en chantier de ce grand pôle d'attractivité lié à la romanité », auquel l’ensemble des chambres consulaires pourraient prendre part. Comme le souligne avec étonnement Michael Couzigou, « les Grands Jeux Romains » est « un évènement uniquement soutenu par la ville de Nîmes ». Henry Douais appelle à cette occasion à ce que « tout le monde se mette autour d’une table pour monter un grand projet pour les 40 à 50 ans à venir », évoquant des oppositions entre personnes et collectivités pour expliquer que le département et les autres collectivités ne participent pas au projet aujourd’hui.

Autre difficulté à souligner dans une région riche en sites touristiques de type antique : comme Arles et le Pont-du-Gard, Nîmes, malgré ses Arènes et sa Maison Carrée, ne dispose pas de l’inscription de ses sites au patrimoine mondial. Mary Bourgade, qui a été missionné sur ce dossier par la municipalité (elle est présidente de l’Office de tourisme et adjointe au maire de Nîmes) reconnaît : « nous travaillons de concert avec le Pont-du-Gard et la ville d’Arles. C’est vrai que l’on est les seuls à la traine sur ce point. On travaille. Mais c’est devenu de plus en plus complexe de monter un dossier », en comparaison à une époque plus lointaine, précisera-t-elle.

(de gauche à d.) Jean-Michel Testard, Vice-Président Commerce de la CCI de Nîmes, Mary Bourgade, présidente de l'Office du Tourisme de Nîmes, Henry Douais, président de la CCI de Nîmes, Marie-Cécile Goyard, présidente de l'Office du Commerce de Nîmes, Michael Couzigou, Directeur de Culturespaces, Eric Teyssier, Maître de Conférences en Histoire Ancienne - Photo / D.R.

Mickaël Attiach
mickael.attiach@objectifgard.com

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