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VIVEMENT DIMANCHE Joselito, cet amiral du toreo de retour dans son vaisseau de pierre pour les 30 ans du CFT

Elles sont classées monument historique depuis bientôt deux siècles... mais datent du premier siècle de notre ère. Les Arènes de Nîmes sont la fierté et le coeur battant de la Cité des Antonin. Et il n'est pas un visiteur, curieux du patrimoine, qui ne se dispense de fixer ce monument sur la pellicule, tant il est impressionnant avec ses 21 mètres de hauteur et ses deux niveaux d'arcades, comptant chacun 60 travées. Utilisées dès leur édification pour les jeux du cirque qui voyaient s'affronter gladiateurs et animaux sauvages dans ce qui était alors Nemausus, les Arènes de Nîmes construites en pierre provenant des carrières toute proches de Barutet et Roquemaillière, ne sont pas inscrites au patrimoine de l'Unesco contrairement à celles d'Arles qui ne sont pourtant pas en meilleur état de conservation. Cette étrangeté pourrait être rectifiée après la visite qu'a effectuée à Nîmes, une délégation en charge du classement des villes et monuments au patrimoine de l'Humanité. De forme elliptique, ses dimensions sont spectaculaires : 133 mètres de longueur et 101 mètres de large. Construit sur le modèle du Colisée de Rome, l'amphithéâtre qui trône au beau milieu du centre ancien de Nîmes, eut plusieurs affectations au fil des siècles : Au VI ème, pour se parer des maintes invasions, il fut forteresse (les tours ont été détruites) et accueillit les vicomtes de Nîmes et les Chevaliers des Arènes. Au XII ème et pour six siècles, il se transforma en village fortifié avec, derrière ses hauts remparts, quelque 220 maisons, 2 églises et un château. Si l'on en croit les archéologues et historiens qui se succédèrent pour étudier de fonds en combles les arènes de Nîmes qui comptent parmi les mieux conservées du bassin méditerranéen, plus de 2 000 personnes étaient alors amassées dans ce village-forteresse, qui aurait été détruit vers le milieu du XVIII ème siècle.

Les arènes accueillirent leur première corrida formelle en 1863 - il y a donc de cela 150 ans - avec, à l'affiche, le Sévillan El Tato que le jeune plasticien, Sylvain Fraysse, a à nouveau remis à l'affiche des deux prochaines Ferias : Pentecôte (mi-mai) et les Vendanges (septembre). Depuis cette date, avec toutefois quelques interruptions lors des deux guerres, les arènes de Nîmes-la-Romaine d'une jauge de 18 000 places à l'heure actuelle, accueillent des courses de toros (courses camarguaises, corridas espagnoles...), ainsi que des concerts estivaux et manifestations populaires. De son propre aveu, elles demeurent le plus bel écrin dans lequel Ben Harper eut le privilège de se produire en concert à ciel ouvert. La Feria de Nîmes qui compte parmi les plus importantes du sud de l'Europe - un bon million de visiteurs pour la seule Feria de Pentecôte - a été créée en 1952. Il y a trente ans de cela, c'est dans ces arènes que Christian Lesur, alors matador de toros, créa le Centre français de tauromachie, qui fête ce dimanche 21 avril ses trois décennies d'existence, en présence du maestro Joselito, enfant chéri, dans les années 80 et 90 des plus grandes plazas d'Europe et d'Amérique du Sud. Le Centre français de tauromachie qui a accompagné la passion d'un millier d'élèves, a vu dix-neuf de ses protégés prendre l'alternative. Parmi eux, Christian Montcouquiol alias Nimeno I, qui compta avec le biterrois Sébastien Castella et l'arlésien Juan Bautista parmi les meilleurs toreros français.

Parmi les novillos élevés par Joselito, qui seront combattus ce dimanche après-midi dans les arènes de Nîmes.

Il est à noter que grâce à la contribution de la Ville, de la société Simon Casas Production et du Conseil général du Gard, toutes les manifestations de ce 30 ème anniversaire du CFT sont gratuites. Une aubaine pour les aficionados convaincus... et les nouveaux Nîmois qui souhaitent découvrir la tauromachie sans bourse délier.

UN DIMANCHE COMPLET SOUS LE SIGNE DU TORO

Après annulation, pour cause de mauvais temps, la classe pratique prévue hier, a été reportée à ce dimanche 21 avril à 11 h dans les arènes de Nîmes. Le maestro Joselito animera cette classe pratique pour les "minots toreros" qui affronteront 2 vaches en capea. Dans la foulée, El Potro (Barcelone), Joaquin (Nîmes), Josian Laguia (Béziers) et Tibo Garcia (Nîmes) combattront 4 novillos des fers d'Olivier Fernay, du Scamandre, d'Alain Tardieu et de Tierra d'Oc. Le programme dominical de ce trentième anniversaire du Centre Français de Tauromachie se poursuivra selon le programme initial avec, toutefois, une heure de décalage sur les horaires prévus :

- 13 h : abrivado sur le Victor-Hugo.

- 15 h : Hommage à Nimeno II sur le parvis des Arènes avec les élèves des écoles de tauromachie et la maestro Joselioto, en présence d'Alain Montcouquiol.

Ce dimanche à 15 h, Joselito en personne rendra hommage à Nimeno II devant sa statue, érigée sur le parvis des Arènes.

- 15 h 30 : Premier flashmob taurin. rassemblement des aficionados pour un ballet de capes et muletas sur le parvis des Arènes et photo souvenir. Chaque participant pourra ensuite déployer sa cape en barrera pour la novillada.

- 16 h : Novillada sans picador en costume de lumières pour Alejandro Fermin (Badajoz), Joao Machado (Béziers) et Adrian Henche (Guadalajara) qui combattront six novillos de la ganaderia de Joselioto "El Tajo y la Reina".

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