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TOURISME Avec Némolac, l’architecte nîmois Cabrera met l’eau à la bouche des amis de Jean-Paul Boré

L'architecte nîmois Jacques Cabrera qui a imaginé le projet Nemolac.

A l'invitation de "Tous pour Nîmes et son agglomération" dont les 350 adhérent(e)s travaillent depuis de longs mois à l'élaboration de nouvelles perspectives municipales, Jacques Cabrera, architecte DPLG établi à Nîmes, est venu présenter son projet Némolac au Q.G. du collectif citoyen, rue de la République. Qualifié de "pertinent" par Jean-Paul Boré qui voit en cet aménagement-gigogne l'opportunité d'offrir à Nîmes, une entrée de ville autrement plus séduisante "qu'une salle de spectacles (Paloma) perdue au milieu de nulle part, voisinant avec un centre de rétention et une unité d'enfermement pour enfants", le projet Nemolac (contraction de Nîmes Est Marguerittes Ouest, mais aussi clin d'oeil au commandant du sous-marin Le Nautilus, imaginé par Jules Verne) repose sur l'aménagement, en lieu et place de l'aéroclub de Courbessac (il lui serait dès lors proposé de migrer vers l'aéroport de Garons), d'un vaste plan d'eau (20 à 25 hectares) enrichi d'une symphonie de jets d'eau, qui ferait référence au niveau européen. Le complexe Némolac se situerait entre l'autoroute A. 9 (70 000 véhicules/jour) et la route nationale conduisant à Avignon (14 000 véhicules/jour), sur un terrain d'une superficie de 110 hectares environ, propriété pour 2/3 de la commune de Nîmes, pour 1/3 de l'Etat.

Une forme d'habitat sur les berges du lac, telle que l'a conçue Jacques Cabrera

Parti du constat révélant que contrairement à ses voisines, la ville de Nîmes ne parvient pas à attirer et fixer au-delà de deux jours, ses 200 000 visiteurs annuels (contre 325 000 visiteurs pour Arles, 518 000 pour Montpellier ou 641 700 pour Avignon), Jacques Cabrera, fort marri de n'être parvenu jusqu'alors à retenir l'attention de la municipalité Fournier ("Il ne refuse pas le projet, mais il boude"), a imaginé un éco-quartier d'avenir à forte valeur ajoutée en matière d'emplois, de devises, d'animation et de lien social. Autour d'un plan d'eau de 600 000 mètres-cube qui, au passage, doublerait allègrement les capacités de rétention en cas de fortes pluies, l'homme de l'art a envisagé - le long de l'A. 9 - l'aménagement d'une vaste zone verte labellisée HQE (Haute Qualité Environnementale), avec parcours de santé, théâtre de verdure, aires de pique-nique, jeux d'enfants... Egalement prévue, la création d'un parcours artificiel de canoé-kayak, dans l'esprit de celui qui a été créé à La Maladrerie à Millau (Aveyron). La vocation éminemment touristique du site "promis à devenir l'un des lieux les plus branchés du sud de la France", serait garantie par la construction, le long des berges du lac artificiel et de ses grands jeux d'eau, d'une large promenade ombragée jalonnée de bars musicaux et boutiques, ainsi que d'un bowling, d'une discothèque et d'une salle de spectacles d'une jauge de 3 000 à 5 000 places. L'ensemble serait desservi par un réseau de transports en commun (tram-bus, tramway...) en liaison avec le centre-ville, autorisant ainsi des flux entre les deux pôles d'intérêt.

A l'opposé de ce lieu d'intense animation, Jacques Cabrera a imaginé une zone hôtelière (2 à 3 établissements), une salle de congrès (Général Events qui gère le pool Congrès et Evenements de Barcelone serait attentif à cette opportunité), une zone de résidences (2 000 logements) et d'immobilier d'entreprise. Le tout assorti, à terme, d'un parking souterrain privatif de 5 500 places pour les résidents, de 1 500 places pour les visiteurs.  "Il faut que Némolac soit la vitrine du savoir-faire des architectes, designers, ingénieurs et entreprises locales", a commenté Jacques Cabrera. Il ne désespère pas séduire également BRL (Bas-Rhône Languedoc), d'abord pour l'approvisionnement complémentaire du lac qui récupérerait en priorité les eaux de ruissellement, ensuite pour l'installation sur le site d'une annexe du pôle de compétitivité de Montpellier. Egalement projetée, l'installation d'un centre de gestion des ressources naturelles : éolien, géothermie, hydrothermie, photovoltaïque...

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6 réactions sur “TOURISME Avec Némolac, l’architecte nîmois Cabrera met l’eau à la bouche des amis de Jean-Paul Boré”

  1. Projet très intéressant mais il est bon de rappeller que la municipalité est fustigée au moindre euro qu’elle dépense. Un tel projet aurait, à vue d’oeil, un coût avoisinant les 80 millions d’euros. Quelle serait la réaction des citoyens, de la presse? Le Midi Libre ne loupe pas une occasion d’égratigner Fournier.
    Donc oui, projet intéressant mais non, on ne peut faire ça. Attendons que le tram soit fait déjà!

    1. Vous dites que ce projet coûterait 80 Millions d’Euros, n’est-ce pas ce qu’a coûté le fameux tram-bus. A choisir, je préfère largement Nemolac, qui apportera une animation et des emplois dans cette ville au tram-bus dont le trajet est limité!!!

  2. Pas encore élu et déjà la folie des grandeurs. Décidément ces politiciens (ici J.P Boré) sont incorrigibles…avec l’argent des contribuables.
    Faut il encore rappeler que Nîmes est surendettée et que les impôts locaux sont parmi les + chers de France ?
    Une pause fiscale est nécessaire mais si des investisseurs privés sortent du bois…

  3. En cette période de crise, plutôt que de critiquer bêtement toutes les idées, j’attends, comme de nombreux Nîmois, des projets innovants, humain et attractifs susceptibles de créer des emplois. Pour moi Nemolac rempli ces conditions, et je souhaite qu’il sorte rapidement de terre

  4. Décidément, à Nîmes, on tremble devant l’ambition. Enfin un projet qui sort de l’ordinaire et qui nous sortirait la tête de l’eau. Car en plus de se demander combien cela coûtera, il faut surtout se demander combien cela nous rapporterait. Et si on rivalise avec Le Puy du Fou ou le Futuroscope, deux projets qualifiés à l’époque de démesurés, alors Nîmes bénéficierait d’une bouffée d’oxygène économique. Et pour une fois, ce n’est pas Montpellier qui tirerait son épigle du jeu, comme toujours…

  5. Sauf erreur de ma part, ce projet coûterait au contribuable ce qu’aura coûté l’aménagement de Cap Costières, c’est à dire l’équivalent de ce qu’avait coûté auparavant l’aménagement de Ville active: les voiries et accès. Le reste est de l’ investissement privé, et les retombées en terme d’emploi, de création de valeur ajouté, d’apport touristique seraient immenses.
    Il faut parfois être un peu visionnaire et avoir un projet global au lieu d’une somme de réalisations hétéroclites comme actuellement.
    Ce projet mériterait que l’on se mette autour d’une table au delà des guéguerres politiques qui ne servent en rien ni la ville, ni le département ni la région.

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