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ALÈS La carte postale hésite entre les générations

Jacky Syrié et Bruno Lauze et la carte postale éditée à l'occasion du salon alésien. Photo DR/RM

Certes, le sujet est bien souvent ancien, le collectionneur est parfois vieillissant lui aussi, mais pas toujours. La Carte Postale n' est pas encore enterrée et si Internet porte parfois préjudice aux traditionnels salons,  l'activité des échanges et des ventes via les sites spécialisés est plutôt rassurante. Une page se tourne.

A Alès, chaque année les amoureux des cartes postales  et les badauds se retrouvent lors du traditionnel rendez vous du 8 mai. Exceptionnellement cette année, la date a été avancée au 5 mai à l'Espace Cazot pour cause de féria. Jacky Syrié, Président et Bruno Lauze, chargé de presse, y accueillent donc ce dimanche avec le Le Club Cartophile Alès Cévennes une quarantaine d'exposants venus des départements alentours : Bourgogne, Ardèche. Lozère, Hérault....

Jacky est Bruno font partie de l'ancienne génération, comme la majorité des exposants du salon. Une génération qui privilégie avant tout le contact direct et qui s'inquiète de l'avenir. "Il y a trois éléments qui nous pénalisent aujourd'hui" explique Jacky Syrié :  "Internet, la crise et l'âge des collections". Internet d'abord : "Même si les amateurs préfèrent toujours le contact quand c'est possible, on ne se déplace plus aussi loin depuis qu'il y a Internet" explique Jacky "surtout en contexte de crise". Autre handicap : "Compte tenu de l'âge moyen des collectionneurs, de nombreuses collections sont quasi-complètes.  A moins d'élargir les sujets, ce que je fais pour ma part, il y a forcément moins d'échanges".

Autre vision que celle exprimée par Virginie Sortais, une jeune maman de St Christol les Alès qui a trouvé avec la carte postale l'activité à domicile qu'elle recherchait. "La passion existait déjà dans ma belle famille" explique-t-elle. "Au début j'ai donné un coup de main. Ensuite j'en ai fait une activité à domicile via Internet. J'ai ma boutique "Rocamavi" sur le site spécialisé Delcampe.fr, je m'appuie aussi beaucoup sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter...)". Petit à petit Virginie s'est prise à la passion. "La carte postale c'est vivant" commente-t-elle. "Même quand il n'y a pas de personnages, les paysages changent et témoignent d'un monde qui change. J'ai aujourd'hui ma collection personnelle  sur mon village".

En changeant de génération il semble bien que la carte postale change de communautés et de pratiques. L'intérêt est au rendez-vous dans le public qui aime toujours autant : les illustrations de son village, les sports, les vues de trains et de tramway, les scènes passées de la vie locale ou encore ces cartes postales photographiques qui étaient à la mode entre 1900 et 1930 , quand on ne disposait que de cela pour se mettre en scène donner des nouvelles de la famille... l'ancêtre de Facebook !

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