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ALES « Les méthodes musclées » de l’Union locale CGT inquiètent le préfet du Gard

Hugues Bousiges, préfet du Gard. Photo DR/
Hugues Bousiges, préfet du Gard. Photo DR/

Dans un courrier adressé à l'Union départementale de la CGT du Gard, le préfet du Gard, Hugues Bousiges, fait part de ses inquiétudes concernant le comportement des membres de l'Union locale de la CGT d'Alès. Le représentant de l'Etat, qui confirme sa bonne entente avec la CGT 30 demande à ce qu'une action soit menée auprès de l'Union locale d'Alès "afin que les conditions favorables au meilleur maintien de l'emploi soient enfin réunies sur le bassin d'Alès, dans le respect encore une fois des droits donnés par la loi à la représentation du personnel et des droits syndicaux."

Voici un long extrait du courrier du préfet du Gard : "Si je me permets de vous écrire, c'est pour vous écrire mes plus vives inquiétudes concernant le fonctionnement et les actions de l'Union locale d'Alès de la CGT, qui ne fonctionne pas du tout sur le mode relationnel que nous développons ensemble dans le respect mutuel des personnes, de nos postions et de nos prérogatives.

En effets, par ses postions et ses actions radicales, l'Union locale d'Alès contribue finalement au processus de destruction d'emplois, tout à l'inverse de ce que nous essayons de faire ensemble, ce que je regrette vivement, surtout en ces périodes difficiles que nous traversons.

Ces méthodes musclées d'un autre temps ont par exemple contribué à la fermeture définitive de la société Richard-Ducros Alès sur en 2011. En écartant les discussions et en privilégiant la violence et les pression, l'Union Locale d'Alès a clairement découragé tout repreneur potentiel de venir s'installer à Alès, alors même que les autres sites Richard-Ducros ont trouvé des repreneurs, prouvant la viabilité de l'activité.

Par ailleurs l'UL d'Alès a déclenché le 5 juin dernier, une action inopinée au sein de l'entreprise Call-Expert à Saint-Christol-lès-Alès, bloquant de fait instantanément l'activité de ce centre d'appel et mettant, de fait, en danger réel l'emploi des 107 salariés qui y travaillent, au moment où l'entreprise venait d'annoncer aux représentants du personnel la perte d'importants clients mais la volonté de rechercher dans les 6 mois la nouvelle clientèle nécessaire à la préservation des emplois sur le site.

Enfin une délégation de l'Union Locale s'est imposée le mercredi 13 juin en sous-préfecture d'Alès, réclamant sans préavis un entretien avec le sous-préfet qui n'a pas pu et n'aurait pas voulu, étant donné les circonstances, le leur accorder.

Cette façon d'agir est totalement inacceptable à l'heure où le bassin d'Alès atteint un taux de chômage de 17% et alors que les efforts de tous les partenaires sont indispensables afin de préserver l'emploi.

De surcroît et en diverses circonstances, des membres de l'Union locale se sont livrés à des actes répréhensibles justifiant la saisine des tribunaux, et allant jusqu'au constat de "violences volontaires sur une personne dépositaire de l'Autorité Publique et dégradations volontaires de biens" justifiant une condamnation par le Cour d'Appel de Nîmes. Des actes de violences ont été commis à l'encontre des forces de l'ordre et des propos inadmissibles sont maintenant tenus à l'encontre du Représentant de l’État dans l'arrondissement d'Alès." C'est dit !

S.Ma

 

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5 réactions sur “ALES « Les méthodes musclées » de l’Union locale CGT inquiètent le préfet du Gard”

  1. bravo monsieur le prefet, il est temp de faire quelque chose contre ces gens qui se prennent pour ceux qu’ils ne sont pas. pour ce qui est de call expert, la situation s’est envenimé en a peine deux semaines, deux semaines ou la cgt s’est cru en pleine revolution bolchevique. marre des faineants qui se declarent greviste qu’une fois que le soleil est sorti. marre de ceux qui cri a leurs mauvaise conditions de travail, alors que nous vivons dans un departement agricole, je recommande a tous les greviste d aller travailler dans les champs, ils comprendront ce que sont de mauvaise conditions de travail. Marre de ceux qui se plaignent de ne pas gagner assez, alors que la plupart vivent chez papa et maman, et non aucun loyer a payer. marre des gens qui se prennent pour des dirigeants en forcant les autres a faire ce qu ils veulent. j’espere que vos grand parents ne sont plus la, car franchement, avec tout ce qu’ils ont vécu, ils auraient honte de vous. maintenat allez tous chez le meilleur employeur du gard, le pole emploi, et quant vous retrouverez quelque chose, vnez pas vous plaindre que c’est encore pire que call expert, car personne vous aidera.

    1. Marre aussi de lire des commentaires aussi affligeants
      Si je comprends bien ,en lisant ce monsieur les employeurs ont tous les droits ,les salariés n’ont le droit que de travailler et se taire et en prime d’être mal payé
      Bref brûlons le code du travail et rétablissons l’esclavage
      Nos grands parents ,monsieur se sont battus pour que leurs enfants et petits enfants vivent mieux et que les progrès profitent à tous
      Heureusement que des gens comme ces femmes de Call Expert continuent de battre pour se faire respecter et défendre nos droits .Les quelques droits dont vous bénéficier encore(congés payés, sécu,retraite,convention collective,smic,…..)vous les devez à ces hommes et femmes qui chaque jour se battent et font reculer l’arbitraire patronal
      Quant à vous le jour où vous aurez des problèmes ,je vous souhaite de trouver autant de solidarité humaine et de soutien malgré vos propos

  2. Enfin quelqu’un qui dit tout haut ce que les Alèsiens pensent tout bas… Tous ces grévistes qui se disent au chômage technique et quand on leur dit, vous pouvez reprendre l’activité, exercent leur droit de retrait. Encore BRAVO, vous avez tout gagné

    1. M.Cosy vous nagez certainement dans le bonheur et surtout dans les droits que des grévistes ont acquis pour l’ensemble des salariés,ayez au moins l’intelligence s’il vous en reste encore de vous taire ,au lieu de dire de telles aneries

  3. M. Bousiges, au lieu de s’immiscer dans les stratégies syndicales, et s’offusquer de la résistance des Salariés et de l’Union Locale face la liquidation « programmée » de 105 emplois, ferait bien mieux de contrôler l’utilisation de l’argent Public accordé généreusement à ce Patron Voyou (FIBA 500 000 € – Contrats de Professionnalisation 160 000 €) et réclamer le paiment immédiat des Dettes accumulées ( 2 187 000 €) non réglées depuis ….Septembre 2012. En conclusion M. Bousiges soi disant Cévenol de souche devrait savoir que dans nos Cévennes, comme le disait Lucie Aubrac : »Le mot résister s’écrit au présent… »

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