Actualité générale.ActualitésEconomieFaits Divers

ST AMBROIX Le désarroi d’un habitant privé de son RSA

Du seuil de sa maison, Damien peut voir la maison de son ex-compagne ou vit son petit garçon. Ph DR/RM
Du seuil de sa maison, Damien peut voir la maison de son ex-compagne ou vit son petit garçon. Ph DR/RM
Du seuil de sa maison, Damien peut voir la maison de son ex-compagne où vit son petit garçon. La CAF lui refuse son statut de célibataire pour le RSA. Dans l'attente il ne touche plus aucun revenu.  Ph DR/RM

L'affaire dure maintenant depuis des mois (voir notre article) et l'on sent que notre homme est à bout de nerf. Récemment reçu par son conseiller général Jean-Claude Paris, Damien vient de recevoir un coup de fil du secrétariat de Jean-Michel Suau, chargé des affaires sociales au Conseil Général qui lui redonne quelque espoir. Car au delà de l'aspect financier qui le contraint à vivre dans la misère sans aucun revenu le temps que son cas soit réexaminé c'est aussi l'incompréhension d'un système qui le juge sans ménagement à l'abri de l'anonymat de la fonction publique qui le met à bout.

"C'est humiliant d'être considéré comme un filou par des gens qui n'ont visiblement  ni le courage de prouver ce qu'ils avancent par une vraie procédure et encore moins le courage d'avancer à visage découvert. J'ai du me battre pendant des mois pour obtenir le rapport qui a été fait sur mon cas par le contrôleur pour m'apercevoir que dès la première ligne il y a une erreur manifeste (et que je suppose volontaire) sur une demande de permis de construire qui serait à mon nom. Or ce sont des document officiels qu'il est très facile d'opposer..." De même poursuit-il, "J'ai d'un coté une déclaration sur l'honneur de mon ex compagne, fonctionnaire de l'Education Nationale et de l'autre un rapport d'une autre fonctionnaire de la CAF qui soutiennent des fait opposés. Il y a forcément un mensonge quelque part. Pourquoi ne pas chercher la vérité plutôt que de dissimuler l'erreur et tenter de gagner du temps ?" interroge-t-il.

"Je reconnais que ma situation est atypique et qu'elle peut ne pas être comprise. Voilà donc un couple qui vient d'avoir un enfant et qui se sépare. Nous avons  cherché une solution afin que chacun des deux parents puissent voir l'enfant. Je vis donc dans ma maison à moins de 100 mètres de la maison de mon ancienne compagne. Pour l'enfant c'est l'idéal. Mais j'ai parfois le sentiment que pour la CAF cela serait plus simple que l'on s'échange le gamin sur le parking du Mac Donald" explique-t-il. "Dès lors, j'ai demandé à toucher mon RMI comme célibataire et non plus comme couple. Que l'on me soupçonne de filouter et que l'on m'envoie un contrôleur ne me trouble pas, je trouve même cela plutôt normal" explique-t-il, "mais que le contrôleur "dérape" manifestement et bâcle un dossier sur un a priori et qu'ensuite aucun de mes interlocuteurs ne me rappelle jamais n'est pas acceptable. J'ai déposé un recours, 80 pages en plusieurs recommandés avec les frais que cela suppose. Mais on me dit maintenant qu'il faut recommencer un dossier avec encore six mois d'attente. Et je fais quoi pour survivre entre temps ? Qui s'en préoccupe ?"

 

Publicité
Publicité
Publicité

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité