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FAIT DU JOUR Les noms des soldats gravés dans la pierre de Vogüe

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En héritant de la mémoire familiale des Carrières de Vogüe, Mireille Guiraud  s'est naturellement intéressée aux monuments aux morts de la première guerre mondiale.

giraud MireilleOutre son utilisation lors de la construction des  chemins de fer, comme c'est le cas  pour la ligne Anduze-St Jean du Gard, la Pierre bleue extraite autour de Vogüe, (entre Alès et Aubenas) a servi à l'édification de nombre des monuments funéraires comme à Gallagues, Nîmes, Pont st Esprit. Revenue à St Hilaire de Brethmas, après une carrière de professeur de lettres en région parisienne, Mireille Giraud va hériter des archives familiales de l'exploitation de carrières de pierre de Vogüé, situées sur la voie ferrée Alès-Le Teil. L'entreprise florissante va en effet être fermée en 1945 avec l'apparition du béton. Au fil d'un long travail elle va tirer trois livres de ces documents. Le premier, "Au Pays de la pierre bleue", est une chronique de la vie du village autour de ce pôle économique que devinrent les carrières grâce à la construction de la ligne de chemin de fer. Le deuxième, "Quand la pierre bleue raconte la Grande Guerre", révèle les phases multiples de l'édification des nombreux monuments aux morts et ce moment particulier où, après l'effroyable carnage, la France voudra rendre hommage à ces millions d'hommes morts sur les champs de bataille. Le livre nous rappelle que la plupart des cimetières américains de la première guerre ont été édifiés avec la pierre de Vogüé. Le troisième, "La pierre bleue et le chemin de fer", nous fait découvrir toutes les phases de la construction de la ligne d'Anduze à Saint-Jean-du-Gard.

Mireille Giraud témoigne : "La rédaction de mes livres m'a naturellement obligé à me plonger dans l'horreur de cette guerre. En plus de ce que je découvrais dans les archives familiales, j'ai été amenée à fréquenter les associations d'anciens combattants et à me rendre à leurs réunions. J'ai été marquée par la cruauté et l'injustice de cette guerre pour toute une génération de jeunes hommes. J'ai conscience aujourd'hui que mes livres sont un plaidoyer contre la guerre mais aussi un plaidoyer pour la mémoire. En rappelant par le détail tout le travail qui fut nécessaire pour faire mémoire, on évite la tentation parfois évoquée de gommer tout cela en faisant disparaître les monuments." Et Mireille Giraud de conclure "Jamais je n'aurais cru qu'un tel massacre était possible, en 1914, j'ai eu l'impression que l'on avait touché le fond."

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