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L’ENTRETIEN DU JEUDI Patrick Malavieille : La politique entre tradition et modernité

Patrick Malavieille à La Grand Combe, entre tradition et modernité. Ph DR/RM
Patrick Malavieille à La Grand Combe, entre tradition et modernité. Ph DR/RM

Engagé au fil des années à tous les niveaux de la vie publique, Patrick Malavieille représente la figure classique "du Politique".  Et pourtant l'homme, qui s'engage avec passion dans une nouvelle élection à La Grand Combe impose un style qu'il veut résolument moderne et tourné vers l'avenir.

Ce qui fait le poids incontestable de l'homme politique qu'est Patrick Malavieille sur le terrain, c'est sa capacité à servir sa ville à travers ses relations et ses engagements: "J'ai toujours essayé de faire en sorte que les réseaux que j'ai tissés soient utiles à La Grand Combe" dit-il. Et à ceux qui lui reprochent "de très bien tirer son épingle du jeu" sur des dossiers comme le Parc Régional d'entreprise (voir ici) ou la fusion des HLM avec Habitat du Gard (voir ici) il ajoute ; "et je le fais comme un devoir". "D'abord parce que le besoin est réel" dit il "mais surtout parce qu'il s'agit d'une juste reconnaissance : en 1945 la ville a tout donné pour redresser le Gard !". De manière plus intime le maire ressent toujours "une dette" envers cette ville qui lui a permis de se construire et de faire des études alors qu'il était orphelin.

Conseiller municipal depuis trente ans et maire depuis 1995, Patrick Malavielle, s'il garde un pied dans la ville, promène l'autre sur toute la planète avec une grande curiosité. Au niveau international ce sont les valeurs de paix, de co développement et de préservation de la planète qui le motivent. "J'ai eu la chance de fréquenter très jeune des résistants mais aussi de visiter Sarajevo ou le Kosovo avant la guerre. Je sais donc que la Paix n'est jamais totalement acquise". "Le co développement c'est l'idée de mieux partager les richesses", dit Patrick Malavielle qui évoque les brigades de solidarité au Nicaragua en 1982. "Tant qu'il il y a aura des différences on ne pourra pas empêcher l'exode des peuples vers un "El Dorado" et les  problèmes de racisme qui me révoltent" dit l'homme qui garde la réplique de la clé du cachot de Mandela sur son bureau. "On est dans une ville où l'on a eu la chance d'avoir des apports de populations différentes, je dis bien la chance, car quand il y a de l'activité l'intégration se passe très bien. La difficulté arrive avec le manque d'activité". Les nombreux voyages que ce soit en représentation au titre de son activité de parlementaire (de 1997 à 2002), ou à titre personnel vont également le convaincre que cette planète est à préserver pour les générations futures. "On ne sauvera pas la planète avec le plan de réduction des déchets de La Grand Combe, mais il faut le faire" dit-il.

Bien ancré dans son parti

Ces positions assez "modernes" sur le plan international ne sont, selon Patrick Malavielle pas en contradiction avec son engagement au Parti Communiste Français depuis trente ans. Certes le PCF était plus mobilisé sur des questions sociales (conditions de travail, pouvoir d'achat, revalorisation des salaires, retraites...) que sur des combats plus sociétaux, convient le maire. Mais il y est venu pourtant avec les questions concernant la libération de la femme, l'avortement ou encore les questions liées à l'homosexualité. "Il ne faut pas oublier d'où on vient : Au lendemain de la guerre Maurice Thorez ne disait-il pas : "La conscience la plus élevée de la classe ouvrière, c'est de produire et de produire encore". Historiquement, les Gaullistes et les communistes ont soutenu le nucléaire... sans doute faut il en sortir aujourd'hui... "En trente ans le Parti c'est comme une famille, on sait ce qui pourrait y être amélioré" dit le maire qui pense néanmoins que le pays a toujours besoin de cette sensibilité, au niveau où le corps électoral le lui donne.  L'homme qui a été membre du bureau national et a travaillé avec Robert Hue, Marie-Georges Buffet et Alain Bocquet développe : "Ces trente ans au PC m'ont appris que si j'avais toujours des convictions, je n'ai plus aucune certitude. Aujourd'hui il faut se frotter à la réalité en évitant les deux écueils opposés que sont le pragmatisme opportuniste et le dogmatisme."

La Région et le département

Conseiller général de La Grand Combe depuis 1988 et conseiller régional de 2004 à 2008 (jusqu'à sa réélection en mairie), Patrick Malavieille s'implique dans la mise en œuvre des politiques publiques adaptées aux territoires. "Vu de Montpellier, les Cévennes semblent parfois très lointaines" dit -il. "Ce qui me passionne c'est de savoir comment on fait pour irriguer tout le territoire. Prenez la culture et le patrimoine. Comment faire pour que les grosses locomotives comme le Cratère ou le Carré d'Art, profitent à tous ? Comment organiser un Festival de Radio France véritablement décentralisé ? Ce n'est pas gagné car il y a toujours des visions "étriquées" qui subsistent mais nous y sommes parvenus".

La ville entre son passé et son avenir

Patrick Malavieille sera donc une nouvelle fois candidat à la mairie avec un nouveau projet : protéger, rassembler, construire. "A la Grand Combe il faut toujours tenir les deux bouts", dit il, "il faut aller de l'avant sans oublier le passé. Et on ne peut pas me reprocher de tirer un trait sur le passé dit le maire qui évoque le classement du Puits Ricard ou encore les fêtes de Charbon Ardent. "En même temps il nous faut continuer à construire pour que la ville ne soit pas une ville subie, mais une ville choisie". Parfois on entend dire que  la nouvelle place est trop belle pour la Grand Combe ! "En quoi les habitants de La Grand Combe n'auraient-ils pas droit aux mêmes fontaines aux mêmes espaces verts et aux mêmes aires de jeu qu'ailleurs ?" dit le maire. "Oui c'est une ville difficile conclut-il, mais la démographie, en chute depuis 1952, vient de repasser dans le positif. Il faut penser à l'avenir".

 

Etiquette

8 réactions sur “L’ENTRETIEN DU JEUDI Patrick Malavieille : La politique entre tradition et modernité”

  1. Parfois un peu cabotin mais bon maire disposant en plus d’une bonne culture ce qui n’est pas toujours le cas, Alès ou ailleurs notamment dans la concurrence locale.

  2. On vient de voir encore une fois la réactivité du Maire et de son Conseil aprés l’effrondement du pont prés du riste. Un imprévu qui en aurait pétrifié bien d’autres
    et Malavieille est reparti de l’avant. Destruction dans la foulée du chantier en péril et
    projet de reconstruction à suivre. L’opposition peut en prendre de la graine

  3. On peut ne pas faire de politique et reconnaitre ses compétences, face à une opposition divisée et une liste menée par Bouix qui à ce jour, révèle encore son vrai visage : ambitieux, égoiste, iréfléchi et entouré de plusieurs éléments douteux, exemple une socialiste ex employée municipale.
    Il se chuchotent meme que le torchon brulerait entre l’UDI et l’UMP, affaire à suivre…

  4. Bonne année à Monsieur Malavieille et tous mes vœux de réussite et de victoire pour 2014, et pour les Grands’Combiens aussi.
    Un sympathisant de droite qui ne votera pas Bouix.

  5. Madame Vidal s’est retiré définitivement de la liste Bouix, donc l’UMP ne reste représentée que par un membre, ce qui fait du 3% sur une liste UDI-UMP, c’est peu, c’est très peu, c’est presque rien.
    Et d’ailleurs, essayez de savoir pourquoi elle est partie, vous aurez des surprises d’après ce qui se dit.

  6. Ah, je me gausse à la découverte de la merveilleuse, l’incroyable, l’inattendue liste de M Bouix, que de compétences. Pauvre cité minière, ne tombe jamais entre les mains de ces types-là, mais ça ne peut pas arriver, il faut du niveau et là, il est à peu près à hauteur de la note qu’ils ont attribué au Maire, soit 2/20, et encore…
    Tenez bon le cap, M Malavieille, et restez serein, votre réélection est assurée.

  7. Le bilan de Malavieille depuis 1995 c’est quoi:
    le taux record de chômage 54 %
    la commune le plus pauvre de la région Languedoc-Roussillon
    la ghétoïsation de la commune
    les ouvriers d’une entreprise portugaise (c’est vrai qu’il n’y a pas de jeunes Grand’Combiens au chômage) ont travaillé dimanches et jour férié (1er Mai) sur un chantier municipal. Bravo pour des gens qui se disent de gauche!
    des murs écroulés, une image dégradé de notre environnement, une jeunesse qui ne reste pas vivre au pays…
    Bref le bilan de Malavieille est catastrophique mais à coup de bulletin municipaux en couleur sur papier brillant on veut nous faire croire que tout va bien et que Mr Malavieille est un bon maire!
    La Grand’Combe a besoin de RENOUVEAU que la liste de Mr BOUIX veut apporter!

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