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ALÈS Robin des toits dénonce la gabegie de l’Internet en Pays Cévennes

Nathalie Ouzoulias et Alain Paulien dénonce le gâchis du dossier de l'Internet en Cévennes. Ph DR/RM
Nathalie Ouzoulias et Alain Paulien dénonce le gâchis du dossier de l'Internet en Cévennes. Ph DR/RM

"Pour les 88 communes du Pays Cévennes, on a payé très cher une technologie qui ne tient pas la route... et on va continuer à payer. Il est temps que les élus se posent les bonnes questions" dit Nathalie Ouzoulias, présidente de Robin des Toits en s'invitant dans le débat des municipales.

L'association Robin des Toits organise samedi à 16h00 à la bourse du travail  un débat sur le gâchis de l'expérience de l'Internet hertzien (ondes) en Pays Cévennes en présence d’Alain Paulien, syndicaliste CGT-FAPT, spécialiste des réseaux de télécommunications et de Nathalie Ouzoulias, Présidente Nationale Robin des Toits. "Après quatre années les habitants et les élus doivent faire face à une technologie au rabais qui accentue la fracture numérique dans le territoire. Une technologie qui à déjà couté plus de 5 M€ et dont le pays Cévennes est "prisonnier" jusqu'en 2019 et qui",  cerise sur le gâteau, "représente même un danger sanitaire" (voir notre article) explique Nathalie Ouzoulias.

Une technologie au rabais

"Aujourd'hui nous ne sommes plus  dans l’extrapolation mais dans le bilan  dit Nathalie Ouzoulias, "comme nous l’avions dit aux élus : L’opérateur Meshnet est incapable de respecter son contrat parce que l’Internet hertzien, technologie obsolète, ne peut fournir autre chose que des débits faibles, inexistants ou interrompus, sans triple play". L'opérateur a engrangé les bénéfices pendant que le Pays Cévennes entraînait les élus vers une fracture numérique, à l’heure où seules les solutions filaires sont considérées comme de l’investissement structurant, aménageant le territoire. "Le déploiement partout en Cévennes de la solution filaire NRA-ZO, avec le satellitaire en complément, aurait coûté 3 fois moins cher! Il suffisait de renoncer à la supercherie du Pays Cévennes pour y être éligible". dit-elle. Ce qui est plus grave encore "c'est que  La Délégation de Service Public d’affermage WiFimesh a été attribuée pour 10 ans à Escot-MeshNet, cela veut dire que l'on va continuer à payer jusqu'en 2019".

Quid de l'argent public ?

"Si l'on creuse un peu, c'est près de 5M€ d'euros dont 40% d'argent public,  soit 2,4 millions € (Pays Cévennes, Conseil Régional, Conseil Général), soit encore  6667 € par abonné qui ont été dépensés" dénonce Nathalie Ouzoulias. "Ces 5 M€ sont perdus et personne ne sait ce qu'est devenue la part de l'argent public" dit-elle. Pour Alain Paulien "les opérateurs n'hésitent pas à sur-estimer des bouts de réseaux existants pour justifier leur part de dépenses". Et il poursuit : "Dans le cadre de la loi actuelle, aucun opérateur n'a intérêt à investir dans un réseau puisqu'il devra le partager avec les autres..."  Pour Nathalie Ouzoulias il est grand temps de faire un bilan exhaustif et impartial du déploiement de l’Internet hertzien financé par l’argent public. "Les maires n'ont pas été assez regardants dans un dossier où ils ne comprenaient pas grand chose" dit-elle. Le débat est ouvert...

 

Etiquette

3 réactions sur “ALÈS Robin des toits dénonce la gabegie de l’Internet en Pays Cévennes”

  1. Ce problème, comme bien d’autres gérés par des conglomérats ( Pays, Agglo, Métropole…), montre que les « petits » élus sont largués. Ils sont sous la tutelle du staff de l’élu principal, véritable seigneur et de sa techno-structure. Ici c’est Roustan avec son éminence grise Rivenq.
    Ils gobent tout par manque de courage et par incapacité à proposer autre chose vu la faiblesse de leurs moyens. Ce consensus apparent mou est en train de tuer la démocratie locale.

    Il est revenu le temps des seigneurs …et de la gabegie.

  2. On peut comprendre ,au vu de l’étiquette politique de l’intervenant,qu’il peut s’agir d’un débat pré-électoral….mais,loin des considérations politiques,ce que ne disent pas les auteurs de l’article,c’est l’absence de solutions alternatives réalistes pour ceux qui comme moi ont la malchance de se trouver en zone blanche.Utilisateur du réseau Meshnet,il est certain que la solution n’est pas parfaite,et les remarques faites sont tout à fait justifiées,mais France Télécom explique qu’un NRA ZA est très onéreux,car il faut le relier par fibre optique au central,ce qui ne rend l’opération rentable que si derrière il y a de très nombreux abonnés (loin d’être évident en zone rurale) ..la fibre optique…on en reve,mais avant qu’elle soit déployée en campagne,le Gardon aura roulé bien des galets…le satellite:cher,car il faut préciser que les données reçues sont limitées en quantité.Alors finalement Meshnet nous permet,malgré ses imperfections (mais il y en a aussi avec les autres systèmes) d’etre connectés et de profiter d’un débit correct plutôt que d’attendre indéfiniment une hypothétique solution.

  3. entierement d’accord avec Jacou.Si certaines remarques de Robin des Toits peuvent être pertinentes ,là ils devraient se mettre à la place des habitants des zones blanches qui ont ramé pendant des années.. il n’y a pas d’alternative pour l’instant( la question a été abordée de la même manière au moment où nous avons enfin eu Meshnet, il n’y avait déjà pas d’alternative et Robin des toits tenait déjà le même discours!) a moins finalement ,de subventionner l’installation des kits satellites,ça ne couterait pas plus cher au contribuable!! Robin des toits attention à l’ecolo centrisme!!

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