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NÎMES Prolongement Tram’Bus : une permanence houleuse pour le commissaire-enquêteur

Commissaire-enquêteur (Photo Jean-Marie Cornuaille/ Objectif Gard)
Le commissaire-enquêteur tentant d'expliquer aux particuliers le devenir de places de stationnements. (Photo Jean-Marie Cornuaille/ Objectif Gard)

Ce jeudi, le commissaire-enquêteur effectuait sa troisième permanence en mairie de Nîmes. Durant près de trois heures, les questions se sont multipliées et annoncent une mobilisation forte des opposants au projet du prolongement du Tram'Bus.

Dans la pièce confinée de l'espace B de l'hôtel de ville, le commissaire-enquêteur  est un peu pris au piège. Face à lui, de nombreux riverains viennent exprimer leur mécontentement vis à vis du projet de prolongement du Tram'Bus autour de l'Écusson pour cette troisième permanence depuis l'ouverture de l'enquête publique le lundi 16 juin. Discret et ne voulant pas dévoiler son identité dans la presse, le commissaire-enquêteur est pourtant habitué de ce genre de situation. " C'est souvent comme cela. Je le répète mais je ne suis pas expert, seulement un citoyen qui essaye d'expliquer ce qui se trouve dans le dossier ". Un dossier qui comprend une étude d'impact de 480 pages et des dossiers à la pelle difficilement assimilables pour les lambdas. Son rôle est donc " de recueillir les remarques ", et d'en faire une " synthèse " au maître d’œuvre du projet, à savoir Nîmes Métropole. Un rapport qui doit être adressé dans les huit jours qui suivent la fin de l'enquête publique.

Avis faborable ou défavorable à l'issue de l'enquête publique

La synthèse effectue alors une navette pour revenir dans les mains du commissaire-enquêteur qui a un mois pour se prononcer et rendre " un avis favorable ou défavorable. " Le maitre d’œuvre peut ensuite suivre ou non cet avis. D'où l'importance de ce qui peut être écris dans le registre mis à disposition. Ce jeudi après-midi, il faut donc se montrer patient pour toucher le Graal et inscrire ses remarques, ce qui a le don d'énerver les personnes présentes. " Ils auraient dû mettre plus de document en double et un cahier en plus ", note un riverain. " Je ne suis pas sûr que le commissaire-enquêteur soit neutre, mais bon ", souffle une autre. Tous espèrent en tout cas barrer une nouvelle fois la route de ce projet. " C'est fou, les plans ne sont pas les bons. Ils datent d'il y a deux ans ", assure Alain Decroix, qui avait déjà réalisé un recours lors du premier projet. Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer, il est possible d'envoyer ses remarques par courrier à la mairie de Nîmes.

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

 

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4 réactions sur “NÎMES Prolongement Tram’Bus : une permanence houleuse pour le commissaire-enquêteur”

  1. Uniquement des opposants politiques. Comment prendre sérieusement en compte les remarques de ces personnes dont la seule ambition n’est pas le développement de la cité et sa modernisation mais l’opposition systématique à MR Fournier. Si le Maire veut Blanc, ils veulent noir, si le
    Maire veut noir, ils veulent blanc. Seule stratégie, blocage systématique de tout projet et opposition politique.

    1. Etes vous allé consulter les documents et registres pour donner votre avis sur cette affaire?
      C’est un parcours du combattant impossible : plus de 1000 pages à lire sur un minuscule bureau où il est impossible de déplier le moindre plan et où 2 personnes ne peuvent tenir.
      La démocratie n’est pas la basse politique, c’est permettre à chacun de donner son avis et pas de l’empêcher.
      S’agit il de politique lorsqu’on s’interroge sur le coût aberrant de 20 M€ pour un bus au gazole faisant du cabotage en ville ?

  2. Une enquête publique avec 1200 pages de documents et graphiques qui va durer uniquement un mois d’été période de soldes (moment où les commerçants sont très occupés) et de vacances et qui touche une ville de 144 000 habitants et un projet évalué à 28 millions d’euros hors taxe (pour 2,2 km de ligne) et des erreurs déjà constatées qui laissent à penser que le montant ne va aller qu’en augmentant…
    6 stations de bus sur 2,2 km de ligne pour certaines espacées seulement de 250 m, 300 m voire un peu plus de 400 m concurrençant ainsi les modes de déplacement doux alors que c’est la réduction de l’automobile qui est visée! Sans compter les plans et coupes erronés concernant la trémie de Gambetta face à la coupole qui vont entrainer des erreurs dans la mise en œuvre réelle du projet.
    Il est temps que les nîmois-e-s se plongent dans ce projet qui semble si beau sur la plaquette mais qui laisse prévoir des lendemains qui déchantent.
    La politique c’est s’intéresser aux affaires de la cité, il serait temps que les citoyen-n-e-s contribuables s’en souviennent…

  3. @Lecteur
    Vous avez été payé par Mr Fournier ou quoi? Vous n’avez même pas consulté le dossier et vous décrétez que les opposants n’ont pas pour but le développement de Nîmes mais l’opposition systématique. Il y a dans ce dossier un nombre incommensurable d’erreurs, d’inexactitudes, volontaires ou non. Nous sommes certainement beaucoup plus soucieux que vous du développement de Nîmes que vous,mais pas à n’importe quel prix, pas au prix d’un gaspillage éhonté des finances de cette ville, dont on sait trop bien à qui il profite (petit clin d’œil aux petits amis de Mr le Maire). Alors la prochaine fois que vous faites un commentaire, essayez qu’il soit intelligent et pertinant.

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