Faits Divers

AU PALAIS La soirée échangiste se déroule mal :  » il massacre » sa compagne

Dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Tribunal correctionnel de Nîmes. Photo T.D / Objectif Gard

24 mois de prison dont 15 fermes et un mandat de dépôt à l'issue de l'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. Un Gardois de 33 ans, connu pour 6 condamnations, a comparu pour "violence suivie d'incapacité supérieure à 8 jours". Dans la nuit du 16 au 17 septembre, il s'en est pris de façon extrêmement violente à la mère de son fils.

Madame pouvez-vous nous montrer votre visage, interroge le vice procureur Alexandre Rossi ? La dame s'exécute et enlève ses grosses lunettes noires. " 4 jours après les violences, on ne voit plus vos yeux, s'indigne la présidente du tribunal Christine Jean. Mais vous vous rendez compte, elle aurait pu rester dans le coma. Elle est bleue de la tête aux pieds. Elle a 10 jours d'ITT délivrés par un médecin légiste", poursuit la juge qui montre aux assesseurs les photos des blessures qui figurent dans le dossier.

"Je l'ai tapée avec le revers de la main, pas avec les poings, estime le prévenu qui n'a pas l'air affecté par les blessures de sa compagne. "Vous donnez l'impression monsieur de parler d'un vol de chaussettes à Monoprix", tranche la juge.

Si la soirée a dégénéré, c'est à cause du déroulement des évènements dans une discothèque échangiste de la région d'Alès où le couple a passé la nuit du 16 au 17 septembre. " Je lui ai fait une remarque car pendant la soirée il m'a laissée de côté. Il n'a pas apprécié, il a commencé à me frapper", poursuit la victime à la barre du tribunal. "Elle ne demande pas de dommages et intérêts mais juste que vous la laissiez tranquille", plaide Me Magalie Fiol pour la mère de famille. Si le couple a un enfant en commun, la victime est mère d'une adolescente.... Elle a témoigné de façon émouvante sur procès-verbal. "J'ai peur qu'il me tue ou qu'il tue ma mère. Je ne veux plus vivre dans cette maison avec lui". C'est cette jeune fille qui a retrouvé le 17 septembre au matin sa maman. "Elle a vu du sang dans les toilettes, et votre fille vous a vu dans cet état, le visage tuméfié, le corps meurtri, personne n'a le droit de vous faire ça madame ", essaie de convaincre la juge. "Je me suis réveillée le lendemain, j'étais K-O", reprend la victime. "Vous l'avez massacrée monsieur, vous avez frappé dans les yeux, dans la tête, vous lui avez arraché les cheveux", souligne la juge au prévenu qui reste de marbre dans le box.

"C'est un monstre froid, il parle comme un robot. On emploie souvent le mot gravité à tort et à travers, mais là les faits sont gravissimes", accable le vice procureur Rossi qui réclame 18 mois fermes et une interdiction de paraître dans le Gard et d'approcher la victime. Le tribunal a condamné l'agresseur à 15 mois fermes. Il est parti en détention et lorsqu'il sortira il devra quitter le département.

Boris De la Cruz

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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