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CORONAVIRUS Une entreprise de colis mise en demeure de respecter les règles sanitaires, les services d’état alertés ce matin

L’Agence régionale de santé et la DIRECCTE ont été sollicitées ce matin par un avocat mandaté par plusieurs entreprises qui livrent des colis aux particuliers.

Elles sont toutes employées comme sous-traitantes. Elles récupèrent les colis à Chronopost puis se chargent de les livrer aux particuliers. Or, toutes s'alarment car les conditions de sécurité sanitaire et les règles d’hygiène liées au coronavirus ne seraient pas respectées au sein de la société Chronopost à Nîmes. Dans un courrier adressé aux services d’État, il est fait mention  « d’une situation très grave sur le site de Chronopost à Nîmes ».    

Les salariés de plusieurs de ces sociétés sous-traitantes ont donc décidé de ne plus assurer leurs missions. Ils évoquent un droit de retrait légitime par rapport aux conditions de travail qui ne seraient pas réglementaires dans l’entité Chronopost de Nîmes.Ces salariés ne souhaitent pas récupérer des colis qui auraient été manipulés sans respect des règles strictes de prévention du coronavirus.

Selon les plaignants les colis sont touchés, manipulés par les salariés de Chronopost, « lesquels ne bénéficient d'aucune protection, ni concernant la distance de sécurité ni des points d'eau équipés de savon pour se laver régulièrement les mains. Aucune instruction en ce sens n'est affichée dans les locaux », indique la missive envoyée en urgence à l’Agence régionale de santé.

Une mise en demeure a été envoyée mardi soir à la direction de Chronospost « afin de prendre les mesures nécessaires. Mais ce matin, mes clients qui se sont rendus sur le site pour reprendre leur activité ont malheureusement constaté que la situation n'avait pas évolué. La direction locale de Chronopost ayant même contacté les forces de l'ordre », s’indigne maître Saphia Foughar conseil de plusieurs entreprises sous-traitantes.

« Je précise que l'ensemble des sociétés que je représente a fourni à ses salariés les directives bien précises pour éviter la propagation du virus et les équipements nécessaires. Mes clients ne demandent que des mesures minimales à savoir que les salariés Chronopost soient équipés et respectent la distance réglementaire pour éviter la contamination d'un salarié à un autre, et que le site soit désinfecté et équipé de savon pour le lavage des mains régulier des salariés », complète inquiète maître Fougahr.

« Les entreprises sous-traitantes ne demandent que l’application des règles en vigueur et le droit à la protection des employés et des clients que nous livrons », affirme un autre témoin.

* Contacté ce mercredi matin par téléphone, un responsable régional de la société Chronopost a refusé de répondre à nos questions arguant que nous appelions sur un téléphone privé.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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