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LA RÉCAP Gratuit jusqu’à la caisse / Vu à la télé ! / Pédibus jambus

Photo via MaxPPP

Tous les samedis à 19h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d'un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C'est parti pour la Récap' !

La réunion de clôture de la concertation publique s'est déroulée ce mercredi. (Photo Boris Boutet)

Gratuit jusqu'à la caisse. Ce mercredi soir au Mas Merlet se déroulait la réunion publique de clôture de la concertation préalable au double projet de nouveau stade et halle des sports. Au cours de la soirée, on appris de la bouche du président du Nîmes Olympique, Rani Assaf, qu'il ne se faisait pas une obligation de mettre en vente des abonnements dans son futur stade et donc des tarifs plus abordables - "Je ne sais pas... Il y en aura certainement mais pas dans toutes les tribunes." - et qu'il subordonnait cette éventualité avec les relations qu'il entretiendra avec les associations de supporters. En clair, si vous êtes gentils et bien sages vous aurez un bonbon. Un prérequis qui dit tout de la méconnaissance du supportérisme de l'homme d'affaires qui se targue pourtant d'avoir longtemps été un fan assidu du PSG doublé d'un habitué des travées du Parc des Princes. Quoi qu'il en soit, et pour peu qu'il y en ait, cette nouvelle saillie "carotte et bâton" ne risque pas d'améliorer ses échanges avec les fans des Crocos. Lesquels, pour faire bonne mesure ont appris au cours de la même soirée que les parkings jouxtant le stade seraient payants les jours de semaine mais aussi les soirs de match. Il n'y a pas de petits profits et l'aspirateur à pognon doit tourner à plein régime. Et comme souligné par Rani Assaf :  "Je réfléchirai à mettre en place un tarif raisonnable, mais à un moment donné, tout ne peut pas être gratuit." Par ici, envoyez la monnaie ! Pour ceux qui n'auraient pas compris dans "homme d'affaires" il y a "affaires". De là à penser que le Bernard Tapie local - toute proportion gardée - veut rouler carrosse qu'il aimerait nous voir tirer... Car lorsque un homme d'affaires prétend vous faire un cadeau, il est bon d'y regarder à deux fois. Alléchée à l'idée de voir se construire tout un nouveau quartier de 60 000m2 avec divers équipements locatifs, commerciaux et de loisirs, un stade et une halle des sports flambants neufs sans avoir - trop- à bourse délier, la Mairie de Nîmes ne semble pas avoir été aussi prudente. Après avoir vendu 8 M€ l'actuel stade des Costières, elle va devoir maintenant en dépenser 24 M€ pour les fouilles archéologiques, la halle des sports et la réhabilitation de l’Espace Création, qui accueillera lui aussi une partie des associations logées aux Costières ! Au chapitre des bonnes nouvelles car il y en a quand même, il n'est pas prévu que les visiteurs du quartier et les supporters du NO ne s'acquittent d'un droit de passage pour pénétrer dans le nouveau quartier, ni qu'il soit demandé un passeport spécial pour y circuler librement. Autre bonne nouvelle : sur cette portion de Nîmes, l'air restera gratuit - y compris pour ceux dotés d'un appendice nasal surdéveloppé - et aucune taxe ne sera demandé à ceux qui voudrons profiter de la vue sur les vitrines des futures enseignes commerciales ou qui y pénétreront. Là, ça sera comme partout : gratuit jusqu'à la caisse. Ouf !

Éric Zemmour (Photo : Boris Boutet/ Objectif Gard)

Vu à la télé ! À moins de vivre en ermite dans une grotte des Cévennes depuis des lustres ou de faire le tour du monde en sous-marin, il ne vous pas échappé la visite à Nîmes de l'ultra médiatique "pas encore candidat" à la prochaine présidentielle, Éric Zemmour. Accueilli comme le chanteur d'un boys band des années 80 au cri de "Zemmour, président !" par une foule en transe évaluée à quelque 1 200 personnes, le nouveau prophète de l'apocalypse a fait le show en soufflant l'effroi. Égrainant la litanie de son bréviaire sur l'immigration, l'identité française et même la formation des enseignants, le polémiste et essayiste identitaire mascotte d'une chaîne d'info a habilement joué sur la peur collective. Et à défaut de pouvoir présenter un véritable programme, il suscite une empathie factice construite sur la défiance générale des Français vis-à-vis du personnel politique dans son ensemble. Et le bonhomme possède un sacré avantage : on l'a vu et on le verra encore à la télé ! Un indéniable atout sur lequel ont su surfer avant lui avant d'embrasser une carrière politique un certain Ronald Reagan, son compatriote le gouverneur de Californie "Terminator" Schwarzenegger, l'ancien animateur télé Donald Trump, l'acteur et comique Beppe Grillo, fondateur en Italie du mouvement 5 Étoiles, l'acteur et désormais président ukrainien Volodymyr Zelensky ou, plus près de nous, le chanteur et animateur Bernard Tapie. Alors si l'on n'avait qu'un conseil à donner aux futurs politiciens de tous crins on les inviterait à s'inscrire plutôt à l'Actors Studio ou au Cours Florent plutôt que de perdre leur temps à Harvard ou à l'ENA. Quand on n'a pas de programme, reste le programme télé.

Pédibus jambus. Quand c'est fini ça recommence. Les salariés des bus de la ville de Nîmes ont eu une désagréable surprise ce lundi matin vers 5h en arrivant sur le parking de l'entrepôt du mas de Cheylon. Là c'est un spectacle de désolation qui les attendait. 11 bus dont 8 qui servent aux transports des scolaires avaient été la cible d'une horde sauvage. Résultat : 27 vitres brisées à coup de pierre, des sièges lacérés et des dégâts estimés à 50 000 € alors que sur le réseau Tango, le coût annuel des actes de vandalisme est d'environ 500 000 €. Alors que faire puisqu'en l'état il n'est pas envisageable de faire transporter les voyageurs dans des bus blindés et grillagés des CRS encadrés par les forces de police ? La question reste pour l'heure sans réponse. Et pas sûr que la réunion concernant des incivilités à répétition commises sur fond de rivalité entre collégiens à laquelle ont participé différents acteurs (*) ne débouche sur une solution miracle. En attendant, tout le monde est pénalisé et d'aucuns ont retrouvé bien malgré eux les vertus de la marche à pied : "pédibus jambus".

Philippe GAVILLET de PENEY

* Les représentants des parents d’élèves, la direction des collèges Jules-Verne et Condorcet, les transporteurs et Transdev - le délégataire de l’Agglo assurant le service TanGo -, le délégué de la préfète du Gard, les services académiques, les comités de quartier de Pissevin et de Puech du Teil, le conseil citoyen Nîmes Ouest et la ville de Nîmes et Nîmes métropole.

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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