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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 20.04.2018 - anthony-maurin - 3 min  - vu 1109 fois

FAIT DU JOUR Le sang-froid du crocodile

Le Nîmes Olympique peut faire un pas de plus vers la Ligue 1 s'il gagne ce soir et si l'AC Ajaccio ne l'emporte pas à Reims...
Photo Archives Anthony Maurin).

"L'envie est là, y compris à l'entraînement", assure le coach nîmois (Photo Anthony Maurin).

Pour le compte de la 34ème journée de Ligue 2, le Nîmes Olympique occupe toujours la deuxième place du classement et se déplace dans l'Ain pour y affronter le Football Bourg-en-Bresse Péronnas, 17ème, à la lutte pour le maintien.

On le savait bien avant que cela n'arrive, les séries sont faites pour connaître une fin. Pour les Crocos, la dernière (série) en date était magnifique mais les Sochaliens y ont, hélas, mis un terme. Il est temps de relancer la machine et de concrétiser les vieux rêves de montée. Oui, les Crocos sont toujours devant les autres et même si l'AC Ajaccio fait monter la pression, le croco a le sang froid.

"Nous avons attaqué cette semaine avec détachement. On affiche nos qualités et on pense aux trois matchs que nous allons jouer pour ne pas avoir de regret. On digère cette défaite, on a fait une grosse partie du chemin mais il restera un heureux et un barragiste", note sereinement Bernard Blaquart, l'entraîneur nîmois. Et de poursuivre : "Tous les matchs sont pièges... On a joué Bourg en amical et en championnat plusieurs fois. C'est une équipe qui ne lâche rien et qui va se battre. À nous d'être au niveau et plus efficaces." 

Au menu du soir... volaille labellisée !

Encore chassé, le Nîmes Olympique n'est pas à l'aise dans cette posture. En effet, le reptile a plutôt l'habitude d'être en embuscade, prêt à saisir l'opportunité au vol. Mais il faut avouer que les chances sont rares et qu'il faut bien se repaître de quelque boustifaille de temps à autre. En Bresse, la volaille du jour fera bien l'affaire !

"On sait que l'échelle des écarts va être de l'ordre de -2 à +4. On espère que Reims jouera mais pour nous, ça ne va pas être facile à Bourg, il nous faut être devant à la fin de la journée. D'ailleurs, nous sommes devant depuis très très longtemps et se faire dépasser au dernier moment ne serait vraiment pas terrible. On a 64 points et nous ne sommes pas sûrs de finir dans les deux premiers...", rappelle le coach.

Les Burgiens, 32 points et 17èmes, ont pris exactement la moitié des points accumulés par le Nîmes Olympique depuis le début de la saison. De là à dire que les Crocos sont deux fois meilleurs... Surtout quand on sait que Nîmes reste sur quatre victoires consécutives hors de ses bases.

Le printemps version supporters Crocos ! (Photo Anthony Maurin).

Mais entraîner une équipe de Ligue 2 n'est pas chose aisée. Même si depuis l'arrivée du meilleur entraîneur du championnat, les Crocos survolent l'exercice. Dans l'Ain, Nîmes jouera sans son buteur Umut Bozok, suspendu. "Oui, mais nous avons déjà joué sans Umut. Devant, un garçon comme Renaud Ripart a joué avant-centre l'an dernier et il a marqué neuf buts ! C'est aussi un grand buteur. Clément Depres a quant à lui marqué trois fois en réserve, nous avons donc des solutions de remplacement. Entraîner est une chose très intéressante, parfois stressante. On vit quand même des bons moments et 18 équipes aimeraient être à notre place. Je pense qu'il faut aller chercher la montée, pas la défendre. Ce groupe mérite d'aller en Ligue 1, j'ai envie de ça, c'est passionnant. Chacun a son rôle, du titulaire au remplaçant jusqu'à la personne qui ne vient que quelquefois dans le groupe. Chacun doit apporter ce qu'il peut, c'est aussi cela un groupe."

En tout cas, ce n'est pas l'envie qui manque. Les Crocos en crèvent, ils attendent ça depuis des lustres et veulent enfin renouer avec le haut niveau, les matchs de gala et les déplacements animés. "L'envie est là, y compris à l'entraînement. La défaite face à Sochaux a fait mal mais on a quand même six victoires pour un match perdu... Il n'y a rien de dramatique, il ne faut pas tout rayer d'entrée."

Le Nîmes Olympique y croit mais ne veut pas se porter la poisse. Sans superstition, les Crocos n'aiment pas trop parler de la suite. Enfin... "Si on gagne les cinq matchs, on va monter ! L'an dernier, on revenait de loin, on n'avait aucune pression et on a failli faire le coup. Cette année, tout est différent, on regarde un peu plus ce que font les autres alors qu'il faut que l'on s'occupe de nous. On finira, allez, dans les trois premiers. On a vécu de grands moments ensemble depuis 2 ans et demi, si on y arrive, c'est exceptionnel. Ce groupe me rend heureux, il me fait apprécier tout cela alors qu'à mon arrivée, je n'étais vraiment pas chaud... Sans un bon groupe, ce travail n'est pas intéressant. Là, on voit la progression, les parcours différents, les efforts consentis. Tout cela marche pour les joueurs mais aussi pour le staff. Sommes-nous capables d'entraîner en L1 ? Pour le savoir, il faut y jouer", conclut le technicien.

Anthony Maurin

Anthony Maurin

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