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GARD Sécurité : quelles villes ont recruté (ou pas) des policiers municipaux ?

(Photo d'illustration / Objectif Gard)
(Photo d'illustration / Objectif Gard)

Les questions de sécurité occupent une place centrale dans les préoccupations des Français, et ce y compris au niveau local.

Ainsi, certaines villes ont fait de leur police municipale un véritable enjeu, et certains maires un argument de campagne. Entre promesses et réalité du terrain, comment ont évolué les effectifs des polices municipales des huit villes de plus de 10 000 habitants du Gard au cours des quatre dernières années ? Objectif Gard a épluché les statistiques du ministère de l’Intérieur pour en tirer des tendances instructives.

Effectifs en hausse à Nîmes, Beaucaire et Pont-Saint-Esprit

Commençons par la capitale, Nîmes, dont la police municipale fait la fierté de son adjoint à la sécurité Richard Tibérino. Une police municipale étoffée de 20 agents entre 2012 et 2015, passant de 148 à 168 personnes. Il faut dire que l’équipe sortante UMP puis Les Républicains emmenée par Jean-Paul Fournier, depuis réélue, avait fait de la sécurité un des principaux enjeux de la dernière campagne municipale en 2014, promettant d’embaucher 50 nouveaux agents de police municipale d’ici 2020. Sur ce point, il reste du pain sur la planche : de 2014 à 2015, l’effectif est passé de 164 à 168 agents.

Autre ville à avoir beaucoup recruté, Beaucaire et son maire FN Julien Sanchez. Lors de la campagne des municipales en 2014, le jeune frontiste avait promis un doublement des effectifs de la police municipale, qui étaient en 2014 de 14 policiers municipaux (contre 17 en 2013 et 14 en 2012). La ville comptait 20 policiers municipaux en 2015, et devra encore en recruter 8 d’ici la fin du mandat en 2020 pour rester dans les clous des promesses de Julien Sanchez. Mise à jour 19h30 : le directeur de cabinet du maire de Beaucaire Yoann Gillet nous a fait parvenir une réponse à cet article par mail, dans laquelle il indique que "Le Maire de Beaucaire a parlé de 25 policiers d'ici la fin de son mandat. Pas 28" et qu'il y avait 13 policiers à son arrivée et non 14, comme indiqué dans les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur. Yoann Gillet précise enfin qu'il y aura "23 (policiers municipaux) d'ici décembre." Dont acte.

On remonte le Rhône pour aller à Pont-Saint-Esprit, où les effectifs de la police municipale ont quelque peu fait le yo-yo entre 2012 et 2015. Ainsi, la ville dirigée par le divers gauche Roger Castillon comptait 13 policiers municipaux en 2012, puis 16 en 2013 avant de retomber à 14 en 2014 puis d’augmenter sensiblement pour culminer à 18 agents en 2015. Entretemps, la municipalité spiripontaine a également remis en route le Conseil de local pour la sécurité et la prévention de la délinquance (CLSPD).

Augmentations plus timides à Saint-Gilles, Bagnols et Vauvert

Cap au sud du département, avec Saint-Gilles. Longtemps stables, les effectifs de la police municipale, bloqués à 17 agents jusqu’à 2014, sont passés à 19 agents en 2015. Entretemps, la ville est passée à droite, avec l’élection d’Eddy Valadier. Il est à noter que Saint-Gilles dispose depuis 2015 d’un agent cynophile et d’un chien dans ses services de police municipale. Elle est la deuxième commune du département après Nîmes, qui compte 7 agents dédiés et 4 chiens, à le faire.

D’autres villes restent plus stables. C’est le cas de Bagnols, qui est passée de 15 agents en 2012 et 2013 à 16 en 2014 et 2015. Une augmentation qui va se poursuivre, le maire PS Jean-Christian Rey ayant promis le recrutement de deux nouveaux agents cette année.

A Vauvert aussi les effectifs restent relativement stables. Après être passés de 19 agents en 2012 à 18 en 2013 puis 17 en 2014, le nombre de policiers municipaux est repassé à 19 agents cette année. Durant la campagne municipale de 2014, le socialiste Jean Denat avait promis « plus de présence » de la police municipale.

Alès et Villeneuve restent stables

Enfin, deux villes restent complètement stables : Alès et Villeneuve. Du côté de la ville cévenole, les effectifs ont bondi entre 2012 et 2013, passant de 32 à 43 agents, et sont restés stables depuis. Ça ne devrait pas durer si on se fie au programme du maire réélu en 2014 Max Roustan (Les Républicains), qui promettait un « renforcement des effectifs, des moyens et des actions de proximité de la Police municipale. »

Du côté de Villeneuve, les effectifs n’ont pas bougé depuis 2012, avec 14 agents. Il faut noter que le maire LR Jean-Marc Roubaud, réélu en 2014, n’évoquait pas dans son programme de recrutement de policiers municipaux supplémentaires.

D’une manière générale, les effectifs de police municipale des principales villes du département sont en hausse, au delà des étiquettes politiques de leurs édiles. Reste maintenant à voir si cette hausse se confirmera dans les années à venir, les baisses de dotations de l’Etat aux communes se faisant de plus en plus durement sentir.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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4 réactions sur “GARD Sécurité : quelles villes ont recruté (ou pas) des policiers municipaux ?”

  1. Nimes est une ville à risque. Nous savons les quartiers dangereux, lieux de tous les trafics. L’effort doit se faire pour permettre des patrouilles de nuit. Nous ne sommes pas à la hauteur de la situation.
    En même temps, c’est en amont qu’il faut agir pour ne plus rester sur la défensive et gérer l’ingérable.
    Rappelons que Nimes est une place qui alimente le terrorisme avec ses réseaux djihadistes.
    C’est bien évidemment d’une tout autre politique que celle de Schengen dont nous avons besoin au niveau national après les errements et les échecs des Sarkozy, Cazeneuve,Valls et consort … (Fournier, Proust …)
    Les élu-e-s FN , de Nimes à Bruxelles dénoncent l’orientation L’RPS et proposent un projet fort en matière de sécurité, aussi.

  2. Ce serait marrant d’avoir les noms de nos recrues nîmoises… On sait qu’à la zup on y est allé à coup de promesses de postes pour se faire élire donc bon.

  3. Mais ou sont ils? A Nimes c’est le bordel: stationnement sur les trottoirs, voitures en sens interdit… Un grand laxisme à NIMES, un adjoint usé et à changer en urgence

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