C’est un professionnel taurin connu et reconnu, un de ceux qui ont su briller en Franc comme en Espagne, un torero, subalterne, qui a accompagné les plus grands noms avec comme apogée une grande partie de sa carrière passée aux ordres d’un certain Enrique Ponce.
L'association française des aficionados practicos connaît la difficulté d’arriver à ce niveau et avec le parrain d'honneur de cette manifestation, Alain Montcouquiol, l’heure était à la célébration.
Étaient également mis en l’exposition de dessins d’enfants effectués dans le cadre des « actions de quartiers 2026 » menées par l’Afap.
Banderillero, Jean-Marie Bourret, fut un péon d’exception jusqu’aux Vendanges 2003 et sa despedida pour laquelle Enrique Ponce lui avait conseillé de ne pas faire sa vuelta trop rapidement.
Le jour de sa dernière corrida de Nîmes, il portait un costume noir et rouge, comme celui de sa première course avec Enrique, lequel lui a brindé un taureau et lui a dit : « Je suis très fier d’avoir fait une partie de ma carrière avec toi. » Cela a été le plus des cadeaux.
Il entama une carrière de novillero mais un accident de la route le fit abandonner ce rêve pour en lui permettant de le poursuivre autrement. Il ne sera pas en or mais en argent et il sera malgré tout plus connu que certains vêtus d’or !
Banderillero, un métier qui n’en est pas un. Surtout quand on se lance au côté d’un Nimeño II, de Richard Milian à qui il doit également beaucoup, de Chamaco puis, pendant une grosse décennie, d'Enrique Ponce avec qui il fera participera peut-être à 1 250 corridas.
Aujourd’hui, à 70 ans et récemment opéré d’une main douloureuse, le torero reste torero.
Issu du Chemin-Bas d’Avignon, aidé par Alain Montcouquiol comme par son frère Christian, les « Nimeño », Jean-Marie Bourret a remercié la Mairie, d’hier et d’aujourd’hui, de défendre la tauromachie. Étaient présents dans l’assemblée Jean-Paul Fournier et une partie de l’ancienne majorité du Conseil municipal de Nîmes.
Les « médaillés » de l'AFAP depuis la création, en 2007, de la médaille par l'artiste Nîmois Michel Gilles et le sculpteur Tali (20 médailles créées). 2008 : Alain Montcouquiol, 2009 : Robert Blancou, 2010 : Juan Pedro Domecq, 2011 : Jean-Paul Fournier et la veuve d'Armand Pellier (octobre 2011), 2012 : Simon Casas et la famille Jalabert (janvier 2012 Arles), 2013 : Chinito et Jacques Durand, 2014 : Nicole Lutchmaya « La India », 2015 : le Club Taurin Chicuelo II, 2016 : Roland Massabuau, 2017 : l'Association des éleveurs français de toros de combat avec son président Patrick Laugier, 2018 : « Jaquito », 2019 : Denis Loré, 2020 : Christian Le Sur, 2021 : Maxime Ducasse, 2022 : les créateurs de la feria de Nîmes, 2023 : Jean-Claude Salmeron, créateur du club taurin Nîmois « Los de Alain y Simon » et Nicole Bousquet, 2024 : Amor Antuñez « El Andaluz ». Enfin et en 2025, Jean-Paul Fournier, alors futur ex-maire de la ville de Nîmes et Marc Serrano, matador de toros qui fêtait ses 25 ans d’alternative furent également médaillés.