Uzès-Pont-Bagnols

16EME DU FESTIVAL UZÈS DANSE, DU 17 AU 22 JUIN 2011 : VOICI LE PROGRAMME COMPLET !

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Festival Uzès danse, édition 2011 placée sous le signe du compagnonnage, est de retour du vendredi 17 au mercredi 22 juin 2011.

 

Cette seizième édition du festival Uzès danse prend son envol ce vendredi 17 juin 2011 avec la danse contemporaine.

 

Ainsi, des lieux magiques, sur Uzès, s'ouvrent aux spectateurs qui ne pourront rester indifférents aux créations françaises et internationales.

 

Liliane Schaus, directrice du centre de développement chorégraphique, CDC d'Uzès, privilégie, cette année, "son intuition, la perspective de mise en lien de différents fils rouges - pour rassembler des artistes de même filiation qui s'influencent, avec des oeuvres qui se répondent ou se contredisent, également. Ces artistes sont très complices et créent ainsi une dynamique".

 

Ils sont à découvrir dans pas moins de trente-cinq spectacles, dans six lieux de prestige différents ou insolites, sur six jours.

 

Ne manquez pas ce rendez-vous, à Uzès, du 17 au 22 juin 2011.

 

Cette seizième édition est placée sous le signe du compagnonnage avec les artistes. Compagnonnage dans le temps, puisqu’une relation de fidélité unit la plupart d’entre eux à Uzès danse depuis plusieurs années. Mais aussi compagnonnage dans la durée du festival, marqué par la présence prolongée de plusieurs compagnies.

 

En ouverture et en clôture du festival, la Berlinoise Antonia Baehr prendra les visages pour théâtres de ses chorégraphies : le sien propre dans Rire puis ceux de quatre interprètes dans For Faces, présentée pour la première fois en France. Elle montera également sur scène dans la pièce du Bruxellois Gaëtan Bulourde, Already made. Tous les deux ont travaillé par le passé avec Xavier Le Roy, chorégraphe montpelliérain qui a longtemps vécu à Berlin. Il enchaînera trois solos majeurs de son répertoire dans une même soirée : Produit de circonstances (1999), Self unfinished (1998) et Le Sacre du Printemps (2007).

 

Régine Chopinot investira quatre jours durant le jardin médiéval, site singulier pour lequel elle créera nDa - La nouvelle Danseuse aveugle, pièce qui convoquera les mythes de la coutume Kanak en Nouvelle Calédonie.

 

Christophe Haleb nous parlera de fluides et d’amour avec Liquide, dont il avait montré une étape de travail au public uzétien pendant le festival 2009 (voir photo, "Liquide" de Christophe Haleb © Cyrille Weiner). Il sera aussi présent toute la semaine avec La Ligne d’ève, une installation réalisée dans le prolongement des ateliers qu’il anime au Centre hospitalier Le Mas Careiron.

 

En ouverture de Montpellier danse 2011 en Languedoc Roussillon, Mathilde Monnier transmettra ses duos Pudique acide et Extasis à Sonia Darbois et Jonathan Pranlas. Bouchra Ouizguen dansera un solo écrit pour elle par Alain Buffard dans le cadre des Sujets à Vif, en partenariat avec le Festival d’Avignon et la société des auteurs et compositeurs dramatiques, SACD. Les autres artistes présents cette année : François Raffinot, Muriel Piqué, Ana Catalina Gubandru, Hélène Iratchet, Olga de Soto, Tânia Carvalho, Radhouane El Meddeb.

 

www.objectifgard.com vous propose de découvrir le programme :

 

>> Vendredi 17 juin 2011

18h - salle polyvalente, ancien évêché

Rire, Antonia Baehr

Antonia Baehr, chorégraphe, vit à Berlin. Elle est l’un des membres fondateurs de make up productions et également productrice du musicien et chorégraphe Henri Fleur, du compositeur Henry Wilt et du danseur Werner Hirsch, que l’on a pu voir, notamment, auprès de Vincent Dupont dans Incantus (2007) et dans le film Plongée, présenté à Uzès en 2009.
« Pour mon entourage, je suis celle qui rit, ou celle qui aime rire. Pour cet autoportrait, j’ai donc souhaité qu’on m’offre des partitions de rire à l’occasion de mon anniversaire ». Plusieurs artistes et membres de sa famille, ont répondu par une vingtaine de partitions, très différentes les unes des autres, d’une durée de 5 à 15 minutes chacune. Rire est une pièce sur le rire en tant que tel. Le temps de la pièce, Antonia Baehr explore la chose même : le son et la forme, la musique, la chorégraphie et la dramaturgie, le rythme et le geste du rire. La comédie n’est pas son but, mais la contamination est un effet secondaire possible.

20h - médiathèque

Laborintus, François Raffinot

Après des études de danse et de philosophie, une carrière de danseur auprès de Félix Blaska, Peter Goss, Susan Buirge, François Raffinot dirige le Centre chorégraphique national du Havre avec Guilène Lloret. Il met ensuite en place le Département chorégraphique de l’Ircam avec Laurent Bayle, pour finalement créer le SNARC, un Site Nomade qui lui convient, d’abord en résidence à Metz et actuellement à Paris.

Laborintus, dont le titre suggère à la fois le labyrinthe et le laboratoire, est composé de trois études sur le double. La première est un tête à tête entre deux comédiens, Anja Hempel et Jean-Michel Fête, qui interprètent ou plutôt « convertissent » une séquence du film Persona de Bergman. La seconde étude est un solo chorégraphique de Franck Picart, obéissant – tout en les pervertissant – à ses propres consignes, enregistrées pendant un cours qu’il donnait à des danseurs. Dans la troisième étude, Audrey Yvars évolue sur un trampoline, sous la toile duquel est projetée l’image de son corps : les rebonds de l’envers et de l’endroit troublent les symétries et les repères de l’espace. Ces conversations sont autant d’avertissements sur la présence de nos propres doubles. Les trois versions sont présentées simultanément dans trois lieux différents de la médiathèque d’Uzès, trois lieux qui peuvent communiquer. Elles dialoguent entre elles par l’intermédiaire de bouffées sonores et d’images provenant des espaces contigus, de gestes similaires circulant d’une scène à l’autre. Elles sont reprises trois fois de suite, afin que le public puisse toutes les voir, dans l’ordre qu’il veut et aussi partiellement qu’il le souhaite.

22h - jardin de l'évêché

Liquide, Christophe Haleb

La zouze est une drôle de bande, constituée d’artistes performers, issus de la danse, du cirque, du théâtre, de la musique, de la mode, de la photographie, du design. Au festival Uzès danse, Christophe Haleb et la zouze ont déjà présenté La Marche des vierges (1997), Domestic Flight (2007), Résidence secondaire (2008), Liquide, étape de création (2009). Christophe Haleb est associé depuis 2007 au CDC Uzès danse.
L’amour vous pose question ? Quelles autres formes de vie commune et de plaisir tentons-nous de réinventer aujourd’hui ? Le repli identitaire rendrait-il les liens amoureux plus sécurisés ?... Trois hommes et deux femmes explorent le temps comme un désert. Une zone inondable se transforme en îlot, en radeau... Ils improvisent une radio de fortune pour communiquer avec les autres survivants. Sur scène, la vie sociale est fragile et les unions qui la composent, glissantes, friables, sensuelles, chacun y teste la teneur et la qualité des liens qui les unissent. La matière évolue, gonfle, déborde dans un certain éparpillement des relations, les corps divaguent dans la redécouverte d’un paysage amoureux. Lieu de confrontation de nos subjectivités et d’expérimentation collective, Liquide explore la complexité des fluides humains avec un doux mélange de lymphatique et de sanguin, de raison et de déraison, de solide et d’informe, d’enchantement et d’enfer, de léger et de précaire. Et soudain, l’amour devient respirable.

 

>> Samedi 18 juin 2011

14h30 - jardin de la Taverne

Café dramaturgique, Antonia Baehr

Une création scénique est l’aboutissement d’un long processus, traversé de différentes envies, sources, tentatives et interrogations. Olivier Hespel, critique et dramaturge (notamment au sein de L’L, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création, à Bruxelles) nous invite à retracer le parcours de création de certaines pièces présentées pendant le festival. Quatre rendez-vous, à chaque fois en compagnie du/des auteur/s de l’œuvre à observer. Une observation d’un point de vue dramaturgique, autrement dit à partir du « pourquoi » des formes proposées. Quatre moments de réflexion et de rencontre, à l’ombre dans une cour, autour d’un café…

14h30 - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

Depuis juillet 2008, une nouvelle compagnie, CORNUCOPIAE The Independent Dance (www.cornucopiae.net), porte tous les travaux de Chopinot. Désormais, l’espace s’organise autour de deux orientations prévues pour dialoguer et se transformer avec le temps : Cap au Sud-Sud ! et Projet Pacifique Sud. Quels chamboulements artistiques verront le jour avec l’observation du rôle de la parole dans la transmission orale, la réflexion sur la notion d’indépendance et la confrontation à des visions radicalement différentes des nôtres comme celles qui fondent les cultures Kanak et Maori ? Après La Rochelle, CORNUCOPIAE choisit le port de Toulon comme lieu de vie et de création chorégraphique.
Dans une salle de pierres du jardin médiéval d’Uzès, nDa, nouvelle pièce chorégraphique de Régine Chopinot, donne à voir et à écouter ce qui vient de la parole Kanak. Lancer de gestes pluriels avec Michèle Prélonge, corps d’air, Kalonbat Tein, conteur et musicien Kanak, Gianni Fornet au ukulélé, Maryse Gautier la lumière et Nicolas Barillot le son.

 

17h - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

18h - salle polyvalente - ancien évêché

Produits de circonstances, Xavier Le Roy

En 1998, Xavier Le Roy est invité à présenter une pièce dans le cadre d’un événement associant théorie et pratique dans le champ de la performance. Il propose une conférence dans laquelle il revient sur son parcours singulier  : celui d’un docteur en biologie moléculaire qui décide de se consacrer à la danse et à la chorégraphie.

20h30 - salle polyvalente - ancien évêché

Self unfished, Xavier Le Roy

Utilisant son corps comme une matière plastique transformable, Xavier Le Roy propose des formes en constante évolution, dont l’ambiguïté permet de multiples interprétations. Using his body as transformable artistic matter, Xavier Le Roy proposes constantly changing shapes, ambiguously open to many different interpretations.

22h30 - jardin de l'évâché

Le sacre du printemps, Xavier Le Roy

Ce projet est né en observant l’orchestre philharmonique de Berlin lors d’une répétition du Sacre du Printemps. Intéressé par les mouvements du chef d’orchestre, Xavier Le Roy décide de travailler sur ce grand classique de Stravinsky. Sans aucune formation musicale, il entreprend d’étudier la prestation d’un chef d’orchestre comme une chorégraphie en soi dans laquelle les gestes semblent à la fois produire et être produits par la musique.

 

>> Dimanche 19 juin 2011

11h - pavillon Mistral, CH Mas Careiron

La ligne d'Eve (installation), vernissage, Christophe Haleb

La Ligne d’Ève est le résultat d’un an d’ateliers de pratique artistique, à la frontière de la danse et des arts plastiques, animés par Christophe Haleb et sa compagnie, la zouze, avec les patients du centre hospitalier Le Mas Careiron et les habitants d’Uzès. Ils ont travaillé sur la mémoire, les traces, les usages passés, présents et futurs du pavillon Mistral. Ensemble, ils ont imaginé une réhabilitation temporaire de l’espace, jusqu’à sa métamorphose. La Ligne d’Ève prend la forme d’une installation plastique à l’intérieur du pavillon, visible et accessible depuis l’extérieur.

14h30 - jardin de la Taverne

Café dramaturgique, Antonia Baehr

 

14h30 - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

14h30 - chapelle de la médiathèque

Chimère entre deux oeuvres, Muriel Piqué

Comme interprète, Muriel Piqué a aimé travailler avec Dominique Bagouet, Jean-Pierre Perrault, Mirjam Berns, Olivier Farge, Bernard Glandier, Hervé Robbe, Felix Ruckert. Dès la création de comme ça comme ça comme en 1999 à Montpellier Danse, elle explore la relation entre danse et texte, et, depuis 2006, en particulier danse et poésie contemporaine grâce à une bourse d’aide à la recherche du ministère de la Culture et de la Communication. L’année dernière, elle a présenté Live : poète versus corps, une étape de travail de la création autour du cut up et de l’écriture de Vaninna Maestri dont la création est prévue en 2012.
Mathias Beyler est metteur en scène, comédien et constructeur sonore. Muriel Piqué est danseuse, chorégraphe, férue de poésie contemporaine. Ensemble, ils font le pari de créer une œuvre hybride, qui abandonne le privilège d’un seul langage et repose sur une imprévisible expérience humaine. AOA, de Muriel Piqué, est un solo chorégraphique dans lequel le mouvement s’étire à l’extrême, jusqu’à la perte de l’identité, un lieu de coïncidence où la voix du texte d’Olivier Apert rencontre avec une étrangeté organique le corps de la danseuse. Nijinski, de Mathias Beyler, est un spectacle-lecture dans lequel des passages choisis du journal de Nijinski rencontrent un univers sonore singulier, dé-composition des signaux, mots, sens et sons. Pour cette Chimère, Muriel Piqué vient avec ses lumières bleues plastiques et son corps chargé d’immobilisme. Mathias Beyler, en direct et à l’écoute, propose une composition sonore qui explore les limites de l’audible et du sens, oscillant entre « pensée » et « ressenti ».

17h - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

19h - salle polyvalente - ancien évêché

You look as somethinh I might know, Ana Catalina Gubandru

Chorégraphe indépendante née à Bucarest, Ana Catalina Gubandru se forme aux écoles supérieures de Ballet de Kiev et de Bucarest ainsi qu’à l’Université nationale d’art théâtral et cinématographique, section chorégraphie à Bucarest. En 2009 elle participe au projet Looping. Ses dernières créations My performance (2008), I don’t know, I’ ve never been here before (2009), Trust in me ou les mots et les mots, LAMUR (the most beautiful I can) (2010) ont été présentées lors des festivals Uzès danse, Scènes de méninges (Charleroi), Dansem (Marseille) et Mouvements sur la ville #2 (Montpellier).
Pendant quarante jours, Ana Catalina Gubandru a filmé quotidiennement une minute de mouvement improvisé. Puis elle a appris par coeur les quarante mini-chorégraphies qu’elle tente de rejouer sur scène, pressée par une alarme qui marque le passage des minutes. Ce spectacle est créé suite à une résidence au théâtre de Nîmes.

22h - jardin de l'évêché

Hommage d'un demi-dimanche..., Hélène Iratchet

Formée au Conservatoire et au Centre de développement chorégraphique de Toulouse, puis au Merce Cunningham Studio à New York et enfin au Fresnoy de Tourcoing, Hélène Iratchet a été interprète pour Gisèle Vienne, Thierry Bédart, Christian Rizzo ou Thierry Baë. Hommage d’un demi-dimanche… est sa première pièce de groupe, soutenue par le réseau des Centres de développement chorégraphique.
Sur le plateau, quatre personnages comme sortis d’une toile de Nicolas Poussin. Ils se rencontrent, interagissent ou s’évitent dans une succession de tableaux silencieux ou accompagnés à l’orgue, pour souligner l’expressivité des postures et leur inspiration religieuse et baroque. Dans un espace volontairement réduit, les individus forment un ensemble, évoquant une sculpture en mouvement ou un corps collectif, traversé et transformé par une série de gestes segmentés. En observant la mécanique des corps, ses possibles dissociations, Hélène Iratchet veut « tenter l’écriture d’une danse qui permet au spectateur de s’étonner encore et toujours devant cet objet banal qu’est le corps ». Dans ce dispositif ancestral et hyper concret qu’offre la représentation théâtrale, comment peut-on se passer des mots et raconter malgré tout la complexité et la beauté des relations humaines ?

 

>> Lundi 20 juin 2011

10h30 - pavillon Mistral, CH Mas Careiron

Vive allure, journée des enfants

« C’est une danse guidée par l’énergie de 150 enfants, un processus d’écriture en mouvement qui fluctue dans le vent de sa course. Vive allure nous invite à décadrer nos points de vue sur l’hospitalité, à franchir le seuil du centre hospitalier Le Mas Careiron, hôpital psychiatrique d’Uzès. C’est le résultat d’un travail sur la couleur, le textile, les textures, le volume, l’imaginaire du corps en mouvement, le souvenir, et les prises d’élan… Vive allure installe un terrain de jeu chromatique mouvant, plante son décor in situ, entre le familier et l’étrangeté, les places des uns et des autres, le proche et le lointain, l’enfance et l’art. »

14h-17h - pavillon Mistral, CH Mas Careiron

La ligne d'Eve (installation), Christophe Haleb

 

14h30 - jardin de la Taverne

Café dramaturgique, Gaëtan Bulourde

 

14h30 - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

17h - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

18h - salle polyvalente - ancien évêché

Une introduction, Olga de Soto

Originaire d’Espagne et résidant en Belgique, Olga de Soto s’est formée au CNDC d’Angers. Elle a été interprète pendant quatre ans aux côtés de Michèle Anne de Mey, avant de commencer son travail chorégraphique en 1992 et de danser avec Pierre Droulers, Félix Ruckert, Boris Charmatz et Jérôme Bel. Ces dernières années, la chorégraphe s’est consacrée à des projets de création intimement liés à de longs processus de recherche, qui s’appuient sur un important travail de documentation.
Après s’être plongée dans les souvenirs gardés par des spectateurs ayant assisté à la première du Jeune Homme et la Mort, le 25 juin 1946, au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, dans son spectacle histoire(s) – qui avait été présenté à Uzès danse en juin 2008 – Olga de Soto poursuit son projet de création dont les vecteurs principaux sont l’histoire de la danse et la perception. Elle pose aujourd’hui son regard sur l’œuvre mythique de Kurt Jooss, La Table verte, œuvre essentielle dans l’histoire de la danse par les sujets qui y sont abordés – la montée du fascisme et la guerre. Avec Une introduction, Olga de Soto présente le premier des deux volets de ce projet. Un moment d’ouverture et de proximité destiné à accorder autant d’importance au partage du processus de création qu’à l’aboutissement de l’œuvre.

22h - jardin de l'évêché

Pudique acide/extasis, Mathilde Monnier et Jean-François Duroure

Mathilde Monnier, directrice du CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon depuis 1994, présente un travail en constant renouvellement. Elle collabore avec des personnalités venant de divers champs artistiques et repousse les frontières pour nourrir un travail qui est, pour elle, expérience avant toute chose. Jean-François Duroure, chorégraphe-responsable des études chorégraphiques du Conservatoire de Strasbourg – Cité de la Danse et de la Musique, est un des rares danseurs français à avoir été imprégné de Merce Cunningham et Pina Bausch. Tout au long de son parcours, il a associé création et pédagogie.
Le remontage inédit, que proposent Mathilde Monnier et Jean-François Duroure pour Montpellier Danse en région Languedoc-Roussillon, des deux premières pièces qu’ils créent ensemble – Pudique acide et Extasis – s’inscrit précisément dans le désir de réappropriation et de transmission d’un matériau de création. Deux nouveaux danseurs prennent la place des créateurs initiaux, les chorégraphes eux-mêmes. C’est aussi la réaffirmation d’un engagement spécifique, témoignage de folle jeunesse et d’emballement, pour exister à découvert. De fait, les deux pièces créées, la première à New York en 1984, la seconde à Lyon un an plus tard, saisissent la danse – et la figure du duo en particulier – là où se cristallisent, à l’époque, formes archétypales et interrogations nouvelles. Conçues par ailleurs en pleine période d’abstraction américaine, les deux pièces affirment la primauté d’un corps à corps à deux comme un acte théâtral. La danse y est exécutée sans paroles, mais son caractère foncièrement expressionniste, combatif et humoristique, fait en réalité que la danse y “parle” d’une autre façon. Les références distinctes à Kurt Weill, et à un imaginaire que les auteurs disent “espiègle”, prêtent à ces actes dansés les revendications des mouvements punk et hip-hop pour les traduire dans un univers bourré d’énergie. Atmosphère haletante sous les sunlights d’un cabaret berlinois…

 

>> Mardi 21 juin 2011

14h30 - jardin de la Taverne

Café dramaturgique, Christophe Haleb

 

14h-17h - pavillon Mistral, CH Mas Careiron

La ligne d'Eve (installation), Christophe Haleb

 

14h30 - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

17h - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

21h30 - jardin de l'évêché

Already made, Gaëtan Bulourde

En 1989 après des études écourtées de mathématiques et suite à des rencontres avec des élèves des Beaux-arts et du CNDC à Angers, il commence à participer à des projets artistiques et chorégraphiques. Depuis 2003, il vit et travaille à Bruxelles. À Uzès danse, il a créé Chapeau, avec Valérie Castan, en 2007.
Already made de l’anglais « déjà fait » est une référence directe au ready made que Marcel Duchamp définissait comme un « objet usuel promu à la dignité d’objet d’art par le simple choix de l’artiste ». Dans Already made, les objets utilisés dans la pièce sont un tabouret de bar, une chaise pliante et une caisse de bière. Chacun des trois performeurs – Werner Hirsch, Valérie Castan et Gaëtan Bulourde – s’associe à l’un de ces objets dans une relation réciproque. Cette relation se tisse en différentes strates, du niveau zéro de l’usage utilitaire de l’objet (s’asseoir, porter, déplacer, tenir) jusqu’à des liens plus abstraits, plus absurdes (lui parler, lui donner du plaisir, lui faire produire de la musique) qui sont autant de liens que chacun peut entretenir avec les objets qui l’entourent, le cernent, le définissent, l’identifient et lui permettent ainsi de se reconnaître et de se faire reconnaître. Ces objets qui nous construisent peuvent bien être communs, usuels mais ils n’en sont pourtant pas moins nôtres, leur valeur n’a donc pas de prix.

23h - jardin de l'évêché

Madmud, Tânia Carvalho

Formée à Lisbonne, Tânia Carvalho travaille avec des danseurs et chorégraphes portugais : Francisco Camacho, Carlota Lagido, David Miguel, Filipe Viegas et Vera Mantero. Elle crée de nombreuses pièces avant de rejoindre le collectif Bomba Suicida. En 2009, elle présente But from me I can’t escape, Have patience!au festival Uzès danse puis au Théâtre de la Bastille et au festival international Tanz im August à Berlin. Pour la fête de la musique, Uzès danse a invité Tânia Carvalho à présenter un concert. Si le public uzétien la connaît au titre de chorégraphe et danseuse, elle appartient aussi à la jeune génération portugaise de musique alternative. Influencée par Diamanda Galas, Nina Hagen, Klaus Nomi ou encore Ima Soumac, elle développe un univers vocal et musical profondément personnel. Sa voix, tour à tour grave ou aiguë, convoque à la fois le rock, le gothique, la musique contemporaine et quelque part des accents de fado. Madmud est composé de reprises de chansons empruntées au répertoire de la pop (The Velvet Underground & Nico, REM, Sylvain Chauveau…) et de compositions personnelles inspirées, pour certaines, de morceaux de Mozart ou de Chopin.

 

>> Mercredi 22 juin 2011

14h30 - pavillon Mistral, CH Mas Careiron

Rencontre "Imaginons le pavillon"

Cette rencontre est organisée dans la perspective de l’installation, en 2013, du CDC Uzès danse au pavillon Mistral, unité récemment désaffectée du CH Le Mas Careiron. Un premier signe est donné pendant le festival avec La Ligne d’Ève, installation imaginée par Christophe Haleb et la zouze dans ce pavillon, résultat d’un atelier de pratique artistique qu’ils réalisent depuis 2007 avec les patients et le personnel soignant. Dans la continuité de ce travail de sensibilisation et en préfiguration de l’installation du CDC au Mas Careiron, nous souhaitons confronter les expériences et prendre le temps de la réflexion : quel espace pour la danse au sein d’une structure hospitalière ? Quelle hospitalité pour les patients au sein du CDC ? Quels échanges, quels croisements entretenir autour des questions du corps, des seuils, de l’œuvre d’art ; quelles confrontations entre la réalité des processus de création artistique et celle du milieu psychiatrique ? Autant de questions qui seront posées pendant une après-midi de témoignages et de discussions, à l’ombre d’un marronnier.

14h30 - jardin médiéval

nDa, Régine Chopinot

 

18h - jardin de l'évêché

Voyage Cola, Alain Buffard et Bouchra Ouizguen

Formé à la danse par Alwin Nikolais, Alain Buffard fait la rencontre déterminante des chorégraphes américaines Yvonne Rainer et Anna Halprin. Interprète pour Daniel Larrieu et Régine Chopinot entre autres, il signe Good Boy en 1998, un solo aussi radical et direct qu’un manifeste. L’œuvre d’Alain Buffard est en perpétuelle évolution mais expose depuis ses débuts des problématiques récurrentes. Après une période marquée par les interrogations sur l’art, le corps et le genre, le chorégraphe prend la tangente dans des propositions qui ne permettent plus d’ignorer que la grande question de la danse c’est le corps, enjeu et lieu du politique.
Bouchra Ouizguen débute dès l’âge de 16 ans comme danseuse orientale professionnelle à Marrakech. Elle fait la rencontre de trois chorégraphes qui seront décisifs dans son parcours : Bernardo Montet, Mathilde Monnier et Boris Charmatz. Avec la cie Anania, elle a collaboré à la création de plusieurs projets danse au Maroc, où elle vit et travaille depuis 1995.

20h - salle polyvalente - ancien évêché

For faces, Antonia Baehr

Antonia Baehr, chorégraphe, vit à Berlin. Elle est l’un des membres fondateurs de make up productions et également productrice du musicien et chorégraphe Henri Fleur, du compositeur Henry Wilt et du danseur Werner Hirsch, que l’on a pu voir notamment auprès de Vincent Dupont dans Incantus (2007) et dans le film Plongée, présenté à Uzès en 2009.
Un quatuor micro-chorégraphique pour le visage Quatre interprètes sont assis au centre d’un petit amphithéâtre.  Leurs visages, posés et calmes, invitent comme des paysages à l’exploration et à l’étude du détail. Chaque changement subtil dans les traits, métamorphose de l’expression ou moindre mouvement des yeux est parfaitement visible grâce à la proximité du public. Les mouvements relatent la micro-vie du visage et ses transformations signifiantes – lèvres tremblantes, paupières palpitantes, narines qui flairent, mâchoires qui serrent, clignement des yeux, fronts creusés, têtes penchées, regards enfoncés. Les quatre performers sont simultanément des personnes distinctes et forment une seule entité, à travers laquelle elles se fondent, se séparent et se réunissent à nouveau. Les spectateurs regardent les performers, mais peuvent également, dans cette disposition en arène, se regarder réciproquement. Il n’est en effet pas possible de voir en même temps les quatre visages à l’œuvre, mais bien d’observer à loisir comment réagit le public en face, comment différentes expressions de visage peuvent se propager comme des vagues sur les visages des spectateurs.

22h - jardin de l'évêché

Ce que nous sommes, Radhouane El Meddeb

Consacré « jeune espoir du théâtre tunisien » en 1996, Radhouane El Meddeb a travaillé avec les pionniers du théâtre tunisien et du monde arabe – Fadhel Jaîbi, Taoufik Jebali et Mohamed Driss – mais aussi en France avec Jacques Rosner, Lotfi Achour et Catherine Boskowitz. Il s’intéresse rapidement à la danse et met en scène plusieurs solos chorégraphiques dès 2005. Ce que nous sommes est sa première pièce de groupe.
Cinq personnages, individus, particules élémentaires d’un tout que l’on peine à voir. Ils sont réunis par un événement : nos funérailles ? Mis en communion, mais séparés. Chacun, ici, est le miroir de l’autre, son manque et sa fièvre. Chacun déforme son prochain, mais sans l’atteindre, rejoignant toujours par accident le commun d’un chœur brisé, mais sans y prendre garde. Le nous, dès lors, est une somme ruinée de je(s) qui aspirent à l’harmonie sans y accéder. Ils s’engagent dans des rituels, dans le vertige de rites inventés : rondes, transes, impossibles pardons. Ce sont des trajectoires brisées, une errance à la recherche d’un ensemble, en quête de tendresse, contre la solitude. À travers les débris de ce nous, dans le geste isolé de chaque corps, le trait d’union des êtres et des choses est sans cesse questionné. Qu’est-ce qui tisse, compose et décompose notre société ? Destin(s) collectif(s), parcours fragmentés. Dans Ce que nous sommes, le commun de l’humanité fuit, échappe à sa re-composition. Il survient par hasard, puis disparaît.

 

Légende des tarifs :

TP = tarif plein
TR = tarif réduit : groupe de plus de 10 personnes, moins de 25 ans, plus de 65 ans, amis de la médiathèque, adhérents Fnac
TPr = tarif préférence : étudiants, moins de 16 ans, chômeurs, allocataires du RSA, intermittents du spectacle

 

Heure / Nom du Spectacle / TP / TR / TPr

 

ven 17 juin 2011

18:00 Rire A. Baehr 15€ 12€ 6€
20:00 Laborintus F. Raffinot 15€ 12€ 6€
22:00 Liquide C. Haleb 20€ 16€ 10€

 

sam 18 juin 2011

14:30 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
17:00 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
18:00 Produit de Circonstances X. Le Roy 15€ 12€ 6€
20:30 Self Unfinished X. Le Roy 15€ 12€ 6€
21:30 Le Sacre du Printemps X. Le Roy 20€ 16€ 10€

 

dim 19 juin 2011

14:30 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
14:30 Chimère entre deux œuvres M. Piqué 12€ 9€ 6€
17:00 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
17:00 Chimère entre deux œuvres M. Piqué 12€ 9€ 6€
19:00 You look as… A.C. Gubandru 12€ 9€ 6€
22:00 Hommage… H. Iratchet 20€ 16€ 10€

 

lun 20 juin 2011

14:30 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
17:00 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
18:00 Une introduction O. de Soto 15€ 12€ 6€
22:00 Pudique…/Extasis M. Monnier, J.F. Duroure 25€ 20€ 12€

 

mar 21 juin 2011

14:30 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
17:00 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
21:30 Already made G. Bulourde 20€ 16€ 10€
23:00 Madmud T. Carvalho 6€

 

mer 22 juin 2011

14:30 nDa R. Chopinot 20€ 16€ 10€
18:00 Voyage Cola A. Buffard, B. Ouizguen 12€ 9€ 6€
20:00 For Faces A. Baehr 20€ 16€ 10€
22:00 Ce que nous sommes R. El Meddeb 20€ 16€ 10€

 

Location : Tél. : 04 66 03 15 39

Horaires billeterie : de 11h à 18h

En savoir plus : www.uzesdanse.fr

 

Contact :  Uzès danse / centre de développement chorégraphique de l'Uzège, du Gard / 2, place aux Herbes à Uzès / Tél. : 04 66 22 51 51 / Courriel : info@uzesdanse.fr

 

Source : Mairie d'Uzès + Uzès danse

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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