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GARD : LE GROUPE D’OPPOSITION IRL « TACLE » D. ALARY À PROPOS DU CNM

Photo © objectifgard.com / MA

Alors que le Conseil général du Gard doit voter vendredi 16 mars, en séance extraordinaire une « approbation des conventions de financement » pour le CNM (Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier), ce lundi 12 mars, le groupe d’opposition IRL (Intergroupe Républicain et Libéral - composé des sensibilités de droite, Ump, centre droite et divers droite) a déjà indiqué qu’il s’abstiendrait.

En cause, comme l’indique tour à tour Laurent Burgoa (conseiller général, Nîmes 4, Ump) et Thierry Procida (Nîmes II, Nouveau Centre) : « le manque d’ambition affiché, de volonté politique de la part de Damien Alary » pour qu’il soit implantée dans le Gard « une gare TGV en site propre », et ainsi « éviter que l’on regarde le train passer », comme pour le dossier de l’aéroport prétendent-ils, puisque les Gardois privilégieraient aujourd’hui les aéroports de Montpellier ou Marseille.

En tant que membres de l’assemblée départementale, étaient présents, à ce point presse en amont du vote de vendredi, en plus de M. Burgoa et M. Procida, Olivier Lapierre (canton de Saint-Gilles), Joëlle Murré (La Vistrenque), Jacques Sauzet (Remoulins) et Patrick Vacaris (Villeneuve-lès-Avignon). Marie-Chantal Barbusse (Nîmes 1), William Portal (Marguerittes) ont notamment été excusés et doivent voter en conseil communautaire de Nîmes Métropole sur la question du financement du CNM.

Pourtant le financement du contournement LGV Nîmes-Montpellier est ficelé par le département, à hauteur de 34,6 millions d’euros. Et, même s’il n’est pas inscrit de ligne budgétaire pour le financement, par le département, d’une gare « en site propre », pour une desserte à Manduel comme le souhaite la municipalité de Nîmes, la création de cette gare n’est pas menacée. « Elle se fera de toutes façons » renchérit même M. Procida. Un accord a même été trouvé entre les deux agglo de Montpellier et de Nîmes, qui s’ajoute aux efforts de l’Etat et de la région : l’une versera un millions d’euros à l’autre pour réaliser sa gare TGV.

Pourtant, c’est « Une erreur historique » reprennent en chœurs les conseillers généraux d’opposition (du groupe IRL), qui souhaiteraient que l’exécutif Gardois « revienne sur sa proposition » initiale. Les élus d’opposition insiste sur le fait qu’il aurait, soit fallu un financement de cette gare TGV à une hauteur « dérisoire » de 500.000 euros, soit, du moins, qu’une indication soit inscrite en ce sens, parmi les conditions posées par le département à l’intérieur de cette même proposition soumise au vote vendredi, au même titre que l’exigence des travaux du viaduc de Courbessac ou le raccordement de la ligne du Grau-du-Roi.

Photo © objectifgard.com / MA

Il faut signaler que l’implantation de cette gare n’est pas de la compétence du département. Qu’importe, pour les élus d’opposition, qui prennent en exemple la volonté exprimée de Damien Alary pour l’achat d’un robot chirurgical à destination du CHU de Nîmes, qui n’était pas non plus de sa compétence, M. Procida attendait « un geste fort au nom de l’intérêt général, même s’il n’était que symbolique », et voit par là une tactique politicienne, pour ne pas soutenir une démarche défendue par la majorité de Jean-Paul Fournier au sein de Nîmes Métropole, citant une déclaration récente de M. Alary lors de la visite du chantier de Hoche-Sernam, où celui-ci aurait rappelé son engagement pour « tout ce qui va dans le sens de l’intérêt des Gardois ».

Et M. Sauzet, à l’appui de témoignages recueillis dans son canton de Remoulins : « c’est un enjeu essentiel pour l’avenir du Gard », économiquement notamment, les habitants réclamant, une promiscuité avec les écoles, l’autoroute et une gare TGV notamment relève-t-il.

Les opposants de la majorité du département ajoutent qu’ils trouvent la démarche du Vice-président de la Région comme « contradictoire », lorsqu’il vote dans le sens de l’implantation de la gare de Manduel à la Région, et ne l’appuierait pas au niveau du département.

Un débat qui se poursuivra sans doute vendredi, avec d’éventuelles réactions des membres d’Europe-Ecologie-Les Verts, comme des élus communistes, soit sur des questions environnementales pour les uns, soit pour des questions de partenariat public-privé pour les autres. M. Burgoa et l’ensemble de son groupe semble déjà « se frotter » les mains de ces éventuelles dissonances politiques. Pourtant, la gare qu’ils souhaitent, notamment pour recevoir les trajets « internationaux » (Espagne), et que les touristes puissent s’arrêter dans « le premier département touristique de France », va bien sortir de terre. Alors, est-ce vraiment une question centrale ?

Il semblerait que la période pré-électorale que nous vivons ne soit pas propice à y voir si clair dans ce qui ressemble ou non à des revendications d’intérêt général, chez les uns comme chez les autres.

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