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NÎMES/Législatives : Un millier de personnes au meeting de Franck Proust aux Costières…

Photo © objectifgard.com / MA

L’optimisme était affiché hier soir (jeudi 31 mai 2012), dans une salle des Costières contenant environ 1.000 militants Ump, pour le « dernier meeting de Franck Proust avant le premier tour des législatives », comme annoncé sur scène au cours de la soirée qui a duré près de deux heures. Un moment à la gloire du député européen et premier adjoint au maire de Nîmes, qui a vu le soutien affiché de Jean-Paul Fournier (sénateur-maire de Nîmes), « ami de 30 ans », avant une intervention de Jean Roatta (venu des Bouches-du-Rhône), « ami de six mois », relation fraichement consommée sur les bancs du Parlement européen, puisque M. Roatta, député depuis 2002, a été élu le 6 décembre 2011 députée européen par une procédure exceptionnelle (dans le cadre du Traité de Lisbonne, hors élection au suffrage universelle).

Le terme « amitié » fut souvent rappelé au cours de la soirée, qui a vu la prise de parole du maire d’Uzès, Jean-Luc Chapon, du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, du vice-président de Nîmes Métropole et maire de Marguerittes, William Portal ou de Jean Roatta qui a résumé le personnage dont les qualités ont été ventées toute la soirée… Un exercice de style « imposé » par les circonstances électorales, malgré l’enthousiasme manifesté à la tribune par tous les intervenants. A son arrivée dans l’effervescence d’un public « chauffé à blanc » par un speaker et une ambiance sonore façon « danse floor », Franck Proust, lorsqu’il arrive enfin à la tribune, rappelle que la salle monopolisée ce soir-là avait « accueillis nombre de victoires », lancé à destination d’une foule acquis à sa cause. Cependant, malgré l’optimisme ambiant relayé par les divers intervenants, histoire de tempéré un peu certaines déclarations, le public de militants est particulièrement mis en alerte lorsqu’il s’agit de se mobiliser sur le terrain, ne serait-ce que pour expliquer le « découpage de cette 6e circonscription », à la fois rurale et urbaine, regroupant divers cantons, comme celui d’Uzès, de Marguerittes, Nîmes II, IV, V. Un succès qui ne serait pas encore acquis, alors que Jean-Paul Fournier annonce qu’il est certain que Franck Proust sera député, avant de précisé que c’est « son vœux le plus cher ». M. Roatta lui, déclare déjà qu’il attend Franck Proust à l’Assemblée. Parmi les remerciements, le candidat de la 6e circonscription du Gard n’a pas oublié Thierry Procida (Nouveau Centre), qui, au nom d’un rassemblement Ump, Nouveau Centre, Parti Radical Valoisien, s’est retiré de la campagne législative, ou plutôt « au nom de l’intérêt général », dira Franck Proust.

Photo © objectifgard.com / MA

On pouvait donc assister à un moment d’union et de rassemblement apparent, sans doute rassemblé pour mieux s’attaquer au camp d’en face : les candidats aux couleurs du Gouvernement de François Hollande (PS-EELV).

Le discours est alors porté principalement sur un plan national, avec comme objectif principal : mobiliser les électeurs pour éviter d’après Franck Proust et ses soutiens : « une concentration des pouvoirs, inédite dans la Ve République », soulignant la prééminence des collectivités dites « de gauche », et le fait que la majorité des sénateurs sont désormais socialistes (la majorité a toujours été à droite précédemment, NDLR). L’idée que sous-tend le candidat Ump : empêcher que la gauche puisse obtenir les 3/5e du parlement pour faire passer l’ensemble de ses réformes.

Au niveau local, quelques dossiers sont passés en revue : la gare TGV de Manduel, voulue par Jean-Paul-Fournier et Franck Proust « déjà en 1997 », « projet le plus important du 21e siècle pour le département », dénonçant à cette occasion la position du président Alary.

Photo © objectifgard.com / MA

Et puis, avec un style étrangement ressemblant à celui de l’ex-Président-candidat Sarkozy, le programme électoral de celui-ci est passé en revue, sur fond de défense de la tradition locale, de la tauromachie, « une identité à cultiver », dit-il. Une politique de « l’assistanat » est pointé du doigt, comme le démantèlement du nucléaire, qui est soutenu par EELV (rappelant la présence de Daniel Cohn-Bendit le jour même), la défense des agriculteurs qui « doivent vivre de leur travail ». Un moment du discours de Franck Proust présente aussi une tonalité susceptible de séduire l’électorat frontiste : la question de l’immigration et la sécurité. Sur ce dernier point, Franck Proust évoque l’idée d’un code pénal spécifique dans le cas des violences commises par des mineurs, critiquant par la même occasion les prises de position de la nouvelle Garde des Sceaux (Christiane Taubira). Et, suite à son propos sur « la priorité de l’école et de son rapprochement avec l’entreprise », le député européen rappelle son opposition aux vote des étrangers lui préférant l’acquisition de la nationalité Française (ce que pourtant Nicolas Sarkozy avait défendu un temps avant de changer de position). Enfin, alors que Franck Proust prend bien soin de souligner le danger de « pousser certains vers le vote extrême », il rappelle que le score du FN dans le Gard n’est « ni une gloire, ni une honte » et soutient qu’en France « on vient souvent parce qu’il y a des prestations sociales plus importantes qu’ailleurs ». Le candidat, rompu aux joutes électorales, sait qu’il peut « braquer sur sa droite » et s’adresser à l’électorat populaire dans une circonscription dans laquelle Christophe Cavard saura ravir un électorat du Centre, déjà potentiellement courtisé par deux autres candidats : Valérie Pezet-Romieux (PRG) et Philippe Berta (MoDem).

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